CM – Le père

0

ÉCRANS |

L’écrivain français Florian Zeller adapte l’adaptation britannique de sa pièce à succès en faisant appel à un casting et à une équipe technique expérimentés. Le résultat s’avère effrayant: un aimant Oscar élégant et propre qui a plus à voir avec le théâtre que le cinéma.

Anthony (Anthony Hopkins), quatre-vingts ans qui vit dans un grand appartement londonien, tombe dans la démence. Le temps se plie pour lui: il confond le présent et le passé, sa fille Anne (Olivia Colman) avec l’assistante de vie oublie jusqu’à la mort de sa cadette ?? Sa perception relative de ce changement affecte son humeur, le rendant agressif et paranoïaque. Protection ultime contre le lâcher prise?

Tant de dithyrambes ont été dits et écrits sur Le Père (pièce de théâtre et film) qu’une opinion contraire au temps d’Amélie Poulain semble prendre une posture provocante stérile comme Serge Kaganski. Essayons cependant de faire quelques arguments. A moins qu’il ne soit rare qu’un triomphe sur scène trouve une extension «naturelle» sur les écrans, transformer un matériel théâtral en projet de film n’est pas une tâche facile. La libération des confins de l’espace clos que la scène impose généralement est la principale préoccupation des metteurs en scène: certains le supportent en créant des «radiations» artificielles visuelles, d’autres laissent le flux et la tension verbale façonner les séquences; D’autres encore créent des objets hybrides qui jouent sur les deux scènes (Rohmer, Resnais, Ruiz ??) et se prêtent très bien aux explorations oniriques, à l’irréalisation de la réalité ou aux pièces qui épousent des structures non linéaires. Ce qui est logiquement le cas ici: le père dépeint la confusion spatiale et temporelle du caractère du titre.

Sauf que Zeller ne fait pas grand-chose, ou du moins pas assez. Il mettrait des caméras devant une représentation théâtrale, interprétée par cette distribution de prestige, qu’il obtiendrait plus ou moins le même résultat, la même restauration de surfaces (moins de gros plans), les mêmes bravités d’écriture ou de jeu, séparées en se fanant au noir comme autant de rideaux qui, par un silence soudain, réclament les applaudissements compatissants d’un public servile, rien que pour saluer une «performance». Quelle belle affaire, ces performances gravées dans le marbre, précises au millimètre, usées par la décomposition civile, dans un velours côtelé! De la mise en scène, peut-être au chantage des sentiments et à la conception de ce film, dont l’affiche évoque un tas d’ingrédients luxueux; une excuse pour pleurer et récupérer le trophée. Mais aucune connaissance. On en viendrait presque à rattraper la précédente et lointaine adaptation boiteuse du père de Philippe Le Guy, Floride, avec Jean Rochefort, malgré l’esthétique du téléfilm.

Le constat est d’autant plus terrible que la coïncidence du calendrier le donne le père propose deux points de comparaison qui lui sont plus que défavorables. Tout d’abord, l’excellente chute dans laquelle Viggo Mortensen rétablit l’extraordinaire dispersion entre les décalages sur la base d’un argument comparable (la perte de l’autonomie d’un père célibataire qui devient sénile et la nécessité de lui trouver un nouveau foyer) représente l’extraordinaire dispersion entre les couches du temps des ancêtres grincheux? Investi en profondeur par l’acteur Lance Henriksen, qui avec cette diapositive a un personnage bien plus nuancé et complexe que celui de Hopkins, qui danse en pantoufles jusqu’à la grande scène de l’acte III. Voilà pour Hannibal Lecter et ses apparitions sur Instagram!

Pour le même contrepoint, on cite enfin le film croate Mother and Daughter, dans lequel une fille revient au pays pour s’occuper de sa mère en fin de vie. Un cadre à la Bergman que Jure Pavlović traite de manière réaliste et en tout cas sans le conformisme cosmétique de Zeller.

Le père de Florian Zeller (G.-B., 1h36) avec Anthony Hopkins, Olivia Colman, Rufus Sewell et Imogen Pots? Publié le 26 mai

Drame |

★★★★ ☆ Un film de et avec Viggo Mortensen (USA, 1h52) avec Lance Henriksen, Terry Chen ??
Publié le 19 mai

Willis, quatre-vingts ans, évolue dans un temps brumeux: les souvenirs de sa jeunesse se mêlent au présent. Lorsque son fils John lui propose de le rejoindre en Californie, le vieil homme, aussi grossier que réactionnaire, l’envoie au pâturage sans se soucier du pâturage, et la folie exacerbe sa désinhibition.

Pourquoi ne sommes-nous pas surpris de voir Falling, le premier film de Viggo Mortensen, une histoire intime qui devient complètement différente? Là où beaucoup de gens mettent un appareil photo ou un stylo dans leur nombril pour « devenir auteur », l’acteur raconte à travers ses protagonistes la souffrance inexprimable de la perte de repères, le chagrin, l’homophobie, la xénophobie, la solitude, la peur de mourir, la « non-conformité avec « le modèle social » ça crie, ça pleure, ça fait mal, les personnages se trompent parfois, pas forcément plaisants, mais au moins ça vit et vibre dans les incertitudes du crépuscule, très loin des lumières isotropes des studios.

Rendu possible grâce à l’investissement d’une Lance Henriksen hypnotique, ce saut dans une mémoire imparfaite est lié à une police visuelle impressionniste sculptée dans la montagne.

ÉCRANS |

★★★★ ☆ De et avec Viggo Mortensen (USA, 1h52) avec aussi Lance Henriksen, Terry Chen ??
Dans les salles le 30 décembre.

Willis, quatre-vingts ans, évolue dans un temps brumeux: les souvenirs de sa jeunesse se mêlent au présent. Quand son fils John suggère qu’ils viennent le voir en Californie, le vieil homme, impoli comme réactionnaire, l’envoie au pâturage quoi qu’il en soit pour aggraver sa désinhibition.

Pourquoi ne sommes-nous pas surpris de voir Falling, le premier film de Viggo Mortensen, une histoire intime qui devient complètement différente? Là où beaucoup de gens mettent un appareil photo ou un stylo dans leur nombril pour « devenir auteur », l’acteur raconte à travers ses protagonistes la souffrance inexprimable de la perte de repères, le chagrin, l’homophobie, la xénophobie, la solitude, la peur de mourir, la « non-conformité avec « le modèle social » ça crie, ça pleure, ça fait mal, les personnages se trompent parfois, pas forcément plaisants, mais au moins ça vit et vibre dans les incertitudes du crépuscule, très loin des lumières isotropes des studios.

Rendu possible grâce à l’investissement d’une hypnotique Lance Henriksen, ce saut dans une mémoire imparfaite est lié à l’écriture

Réunion |

L’acteur aux mille talents vient de signer « Falling », son premier long métrage en tant que cinéaste. Une histoire de famille où l’attachement et l’oubli mènent à un duel brutal. Nous l’avons rencontré quelques jours avant le nouvel embauché en marge de la première française lors du Festival Lumière à Lyon.

Comment se fait-il que vous ayez raconté cette histoire particulière pour votre premier film parce que vous avez écrit plusieurs scripts avant de réaliser Falling?

Viggo Mortensen: Je pense que je voulais me souvenir de mes parents (et de ma mère pour commencer) pour le meilleur ou pour le pire comme tout le monde. Même s’il s’agit d’une histoire père / fils, l’inconscient de leur lutte repose sur des divergences d’opinions concernant la mémoire de la femme et de la mère. Cela reste le centre moral de l’histoire à mon avis. Et c’est très important pour moi de jouer Mère Gwen. Hannah Gross était parfaite, super: même si elle n’est pas là tout le temps, elle est là. Mais la raison pour laquelle j’ai commencé cette histoire en tant que réalisateur et scénariste, c’est parce que j’ai trouvé l’argent (sourire). J’avais essayé un scénario différent plusieurs fois il y a 23 à 24 ans. Au Danemark, j’avais 20 à 30% du budget, mais pas plus. Au final, je pense que c’est bien d’avoir attendu car j’ai beaucoup appris des autres

ÉCRANS |

Deux intrigants se disputent la faveur de la cyclothymique Anne d’Angleterre pour le contrôle du royaume? Une fable historique perverse dans laquelle l’actrice Olivia Colman, sous l’influence d’un terrible pathétique, donne le meilleur d’elle-même à cette reine et au réalisateur Yórgos Lánthimos.

Au début du 18ème siècle. La couronne d’Angleterre repose sur la tête d’Anne (Olivia Colman). Malgré dix-sept grossesses sans héritage, maniaco-dépressives, la souveraine est sous la coupe de Sarah (Rachel Weisz), sa compagne et amante (également épouse de Lord Marlborough, le chef des armées), qui en profite pour diriger le royaume. par adjoint. Lorsque la cousine démunie de Sarah, Abigail (Emma Stone), arrive à la cour, un combat pour la faveur de la reine commence.

Demandez-vous à Shakespeare, Marlowe, Welles, Frears, Hooper? La famille royale britannique, plus que toute autre monarchie, est une source inépuisable d’inspiration pour la scène et l’écran. Outre la fascination dépassée qu’elle exerce sur ses habitants et ceux du monde, malgré les affrontements dynastiques, elle forme une continuité évidente dans l’histoire anglaise et lui permet de s’incarner à chaque époque de l’histoire anglaise. Un de ses personnages, même une marionnette. Comme celui d’Anne (1665-1714). Son humeur fragile la rend malléable et préfère un jeu d’influences féminines sans précédent que raconte La Favorite.

ÉCRANS |

Quand Alfred Hitchcock entreprend de tourner Psychosis, il sort du triomphe de La Mort aux trousses, un projet qu’il a longtemps mûri et qui (…)

Quand Alfred Hitchcock se lance dans le tournage de Psychose, il sort du triomphe de La Mort aux Trousses, un projet qu’il a mûri depuis longtemps et qui marque l’apogée de son style des années 50. et donc fatiguer le public? Il voit l’adaptation du roman de Robert Bloch, lui-même inspiré de l’histoire vraie du tueur en série Ed Gein, un nouveau domaine à explorer, plus brut, plus choquant et plus viscéral.
C’est ce cinéaste qui est finalement plus préoccupé par les souhaits du public que par sa propre postérité que Sacha Gervasi esquisse au début de Hitchcock, et est-ce sa grande qualité? En plus de la légèreté gracieuse de la mise en scène: il rejette les habituels gâteaux à la crème sur le génie et son inspiration et montre un metteur en scène pragmatique, calculateur et prêt à défier studios et censeurs.
Dans le film, Hitchcock a un double: sa femme, Alma, véritable collaboratrice artistique fatiguée de vivre dans l’ombre de son mari, se propose de prêter son talent à un scénariste talentueux. Est-ce que tout cela est très historiquement correct? La biographie de MacGilligan en a-t-elle fait l’un de ses angles? mais il s’avère plus

ACTUALITÉS |

Entre les prétendues prédictions mayas, la sortie de « 4:44, Last Night on Earth », le dernier film d’Abel Ferrara, et d’autres événements liés à la « Fin du monde », tout semble s’accorder sur un 21 décembre apocalyptique? même si nous nous saoulons. Pas étonnant quand on considère que la «fin du monde» est aussi vieille que… le monde. Et qu’elle n’a pas encore fini de nous frapper. Stéphane Duchêne

« Dans le roman, qui est l’histoire du monde, rien ne m’a plus impressionné que la vue de cette ville autrefois grande et belle, qui a maintenant renversé, abandonné, perdu [??] et envahi par les arbres sur des kilomètres. sans arbres devient un nom pour le distinguer. Ce pourrait être la voix off du survivant d’un film post-apocalyptique déambulant à Londres, New York, Paris, Grenoble … Ce ne sont « que » les mots de l’explorateur américain John Lloyd Stephens, qui a découvert la splendeur du passé en au 19ème siècle une ancienne ville maya qui est dévorée par la jungle du Yucatan. Les mêmes Mayas dont le calendrier aurait prédit la fin du monde le 21 décembre 2012. Peu importe que la NASA elle-même ait démenti ces rumeurs selon lesquelles les éclairés, les conspirateurs et les survivants font leur miel et la fortune des agents immobiliers du village français de Bugarach doit être épargnée.

Que nous l’appelions l’Apocalypse («Révélation» dans la Bible) ou Armageddon (d’Armageddon, l’hébreu «Waterloo» du Livre de l’Apocalypse), la «fin du monde» a toujours fait l’objet de c

ÉCRANS |

Au plus profond de la misère sociale britannique, un homme abandonne sa misanthropie et cherche une bouée de sauvetage impossible dans ce premier film de l’acteur Paddy Considine, une noirceur impressionnante qui n’est pas exempte de complaisance mais très maîtrisée. Christophe Chabert

Ivre comme un coing, écumant de colère contre son bookmaker, Joseph quitte un pub en hurlant et donne des coups de pied à son chien, qui va craquer peu de temps après. Pas de chance, car l’animal qui a servi de point de départ était son seul compagnon, son dernier symbole. Le spectateur découvre le protagoniste des tyrannosaures: pas en plein automne, mais déjà au fond du trou, en harmonie avec la fin sombre et ruinée de l’Écosse, qui sert de toile de fond. La politique est passée par là, a tout détruit, et ceux qu’ils ont laissés derrière n’ont même plus l’idée de se révolter. et de quoi s’agit-il? Abandonnés de tous, à la merci de leur misère, de leur maladie et de leur mort, ils ne croient plus en rien. Quand Joseph, après avoir attaqué des employés pacifiques pakistanais, se réfugie dans une friperie tenue par Hannah, une gentille fille qui ne jure que par Dieu, il la gronde en lui racontant son fanatisme stupide et la sienne lui ramène une bonne conscience.
Détruire, dit-il
Face à ce personnage, pur bloc de haine et de ressentiment, Paddy Considine trouve la bonne distance (et le bon comédien Peter Mullan, dont la composition n

Le Petit Bulletin, publié à Grenoble à 35 000 exemplaires, est disponible tous les Mercredi gratuit et libre-service 1 000 points distribués Le Petit Bulletin est édité par le Groupe Unagi

Le petit bulletin
12 rue Ampère
38 000 Grenoble
Tél: 04 76 84 44 60
Télécopie: 04 76 21 25 11

Keywords:

Anthony Hopkins,Florian Zeller,Academy Award for Best Actor in a Leading Role,The Father,Anthony Hopkins, Florian Zeller, Academy Award for Best Actor in a Leading Role, The Father,,cinéma,,Florian Zeller, Robert Hirsch, Anthony Hopkins, Aux noms du père, Cinéma, Cinéma, box office, film, films, salles, bandes annonces, affiche,,,,

Donnez votre avis et abonnez-vous pour plus d’infos

[gs-fb-comments]

[comment]

[supsystic-newsletter-form id=4]

Vidéo du jour: