CM – Le soja français veut s’implanter durablement

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« On ne coupe pas ici » : La culture du soja français, plus vertueuse que celle de son cousin brésilien, se développe régulièrement depuis plusieurs années et espère séduire encore plus de consommateurs afin qu’ils peut s’adonner aux champs de France.

Dans les champs vallonnés des Landes Comminges, au cœur de la région qui s’appelait autrefois la Gascogne, de petites fleurs violettes commencent à éclore sous des feuilles vert foncé. Chacun d’eux produira une cabosse avec trois à quatre graines de soja.

Frédéric Castex, fils et petit-fils d’agriculteur, travaille 220 hectares avec son frère et entre 35 et 45 hectares.

« Depuis 25 ans nous produisons le soja, une culture adaptée au territoire et qui a besoin d’eau et de chaleur », explique l’agriculteur.

« Nous ne nous connectons pas ici, la culture du soja fait partie de notre rotation et dans le respect de la biodiversité », explique M. Castex fier, également membre du Réseau Api Soy, qui attire l’attention des agriculteurs sur l’intérêt de conserver les insectes pollinisateurs dans leurs exploitations.

Comme d’autres agriculteurs du sud-ouest, principale zone de culture de France avec le Grand- Est, il était de la capacité que cette culture séduit à extraire l’azote de l’air et à le fixer dans le sol pour la culture ultérieure, ce qui limite la consommation de ressources.

En effet, « la production de soja en France est dans le dernier six ans », précise Anne Moulis, acheteuse pour le secteur des matières premières du groupe Nutrition et Santé (Gerblé, Céréal), qui produit du jus de tofu. Soja et substituts de viande, notamment en Haute-Garonne.

« Aujourd’hui, nous sommes autour de 185 000 hectares. Nous sommes sur une sorte de plateau », explique à l’AFP Françoise Labalette, responsable de l’économie polaire et sectorielle amont à Land Univia, association de la filière des huiles et protéines végétales. produits à base de soja, qui sont produits localement ».

Mais la rémunération ne suit pas toujours : « Les producteurs de semences et les transformateurs en aval de la filière doivent comprendre que si l’on veut s’approvisionner avec de meilleurs critères que les importations sur le marché intérieur marché, cela est associé à des coûts est », explique Mme Labalette, qui se prononce en faveur de contrats pluriannuels.

Car si les prix du soja ont explosé à l’international ces derniers mois, il faut « trouver le bon équilibre pour que ce ne soit pas seulement un an, mais en soit suffisamment attractif sur la durée pour que les producteurs y reviennent régulièrement ».

Mais si Sojaxa, une association pour la promotion des aliments à base de soja, d’ici dix ans veut « doubler » la consommation de 100 000 à 150 000 tonnes de soja français dans l’industrie agroalimentaire, le premier levier de développement du végétal réside dans la grange : sur les 500 000 tonnes, 80 % du soja produit en France sont destinés à l’alimentation animale, principal moteur des importations de soja GM en provenance du Brésil ou des États-Unis.

Objectif : Réduire la dépendance vis-à-vis de ces importations. Grâce à un nouveau plan protéines lancé par le gouvernement fin 2020 pour financer des projets, certaines usines commencent à être construites.

Les coopératives du sud-ouest Maïsadour et Vivadour se sont donc associées pour approvisionner le marché de la nutrition animale en sans OGM et Tourteau de soja 100% local et ont commencé à construire leur propre usine, qui ouvrira ses portes dans les Landes en février 2022.

« Nous allons pouvoir transformer 30 000 tonnes de graines », explique Jean-Louis Zwick, directeur de le Pôle Agricole à Maïsadour. selon lequel l’usine « pourrait démarrer une deuxième ligne de production si nécessaire ».

La condition principale de ce développement ultérieur des semences françaises : que le consommateur  » soit prêt à payer un peu plus cher pour ce qui est produit à partir de matières premières nationales », ajoute Zwick.

« Nous attendons toujours la publication du décret sur l’étiquetage de l’origine des viandes en restauration hors foyer clarifie », explique Zwick, qui s’appuie sur ce règlement promis par le ministère de l’Agriculture pour favoriser la viande avec du soja fourrager français.

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