CM – Une centaine de sépultures précolombiennes ont été découvertes à Abymes

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La Rocade Grand-Camp97139
Les Abymes,
Guadeloupe

590 590 83 96 96

Culture

En Guadeloupe, sur ordre de l’Etat, l’Inrap procède à une fouille préventive dans les Abymes dans le quartier de Petit-Pérou avant la construction d’un lotissement. Les fouilles, qui ont débuté fin 2020, se sont poursuivies dans le cadre d’une découverte extraordinaire. Il révèle la présence de restes de l’époque précolombienne et coloniale, y compris des sépultures dans une vaste zone.

Une occupation précolombienne complexe. Dans la première phase de l’excavation, une forte densité de vestiges a été découverte, composée de fosses, de trous de poteaux et de sépultures. Celles-ci témoignent de plusieurs phases d’occupation par la population précolombienne au cours de la période céramique la plus récente ou également connue sous le nom de période néo-indienne tardive vers les XIe et XIIIe siècles après JC. Quelques centaines de trous de poteaux correspondent à des structures d’habitat et une cinquantaine de fosses sont associées aux activités domestiques. Le remplissage de certaines fosses produit de nombreux tessons de poterie, outils en pierre, blocs chauffés, os de rongeurs, reptiles, oiseaux et restes de crabes et de palourdes qui sont jetés après consommation.

Ces restes domestiques sont associés à 113 sépultures, une en Guadeloupe jusqu’ici un nombre sans précédent. La fouille de ces sépultures a abouti à une recette de découverte extraordinaire pour le service archéologique régional. Les enterrements touchent à la fois les adultes et les enfants qui sont disposés sur le dos, assis, assis ou assis sur le côté. Les corps étaient enterrés repliés sur eux-mêmes, les bras souvent pliés, au niveau de l’abdomen ou de la cage thoracique, les jambes pressées l’une contre l’autre au niveau des avant-bras, des coudes ou de la cage thoracique. Des cravates ou des sacs garantissent cette position.

L’étude des nombreuses données du lieu, l’étude du matériel archéologique, la datation au radiocarbone et l’analyse de l’ADN ancien permettront d’identifier les différentes phases d’occupation, pour comprendre l’organisation spatiale des restes et fournir des informations sur la santé de la population enterrée et ses liens familiaux. Ces découvertes permettront d’approfondir les connaissances sur la fin de la période néo-indienne. Cette période est marquée par des changements économiques et culturels dans tout l’archipel des Petites Antilles, résultant d’un processus de régionalisation des cultures associé à la dispersion des groupes à travers l’archipel des Caraïbes.

Les modes de vie sont généralement basés sur un mode de vie sédentaire et une agriculture, mais il y a des changements dans les domaines de la production artisanale, de la vie ou de l’alimentation ainsi que dans l’organisation sociopolitique des groupes. Des vestiges de l’époque coloniale ont également été trouvés à l’ouest du site précolombien. Près de 200 structures ont été fouillées, révélant la présence de développements agricoles, plusieurs bâtiments sur pylônes et une maçonnerie. La culture de la canne à sucre et la fabrication du sucre semblent avoir été les principales activités. Ces vestiges sont liés à la sucrerie « L’Espérance » ou « Mamiel », qui était en activité aux XVIIIe et XIXe siècles et dont une partie est encore préservée en hauteur.

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Ref: https://rci.fm

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