Coronavirus: pourquoi la ville de Marseille est sous surveillance

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    Le port du masque est obligatoire dans la ville de Marseille – CLEMENT MAHOUDEAU / AFP

    C’est l’une des zones qui inquiète les autorités sanitaires: le département des Bouches-du-Rhône est passé en « zone active de circulation du Covid-19 » le 14 août dernier, après l’observation d’une augmentation de nombre de cas de coronavirus. « La circulation du virus s’intensifie, notamment chez les jeunes et dans certaines régions, dans les métropoles de Paris et Marseille », déclarait alors sur France Inter le Directeur Général de la Santé Jérôme Salomon.

    « On remarque une réelle augmentation de population Covid qui passe par les urgences (…) Ce qui inquiète, c’est que le nombre d’hospitalisés – même s’il reste bas – a quand même doublé en dix jours », a affirmé ce dimanche à Libération le docteur Laurent Papazian, médecin et chef du service de réanimation de l’hôpital Nord de Marseille.

    Ces sept derniers jours, 2866 personnes ont été testées positives dans le département, selon les données de Santé publique France. La semaine dernière, les Bouches-du-Rhône comptaient ainsi 117,9 cas de Covid-19 pour 100.000 habitants, contre 33,3 en moyenne en France.

    Mais difficile de contenir à quelques générations seulement le Covid-19, et dans le département, « on constate depuis trois semaines que les tests positifs augmentent chez les seniors », a déclaré Olivier Véran. Or cette population plus âgée est plus suceptible de développer des cas graves, donc d’être hospitalisée, ou placée en réanimation.

    Les chiffres, bien qu’en augmentation, restent encore relativement faibles pour le moment. Ces sept derniers jours, 137 personnes supplémentaires ont été hospitalisées, et les autorités sanitaires ont recensé 13 admissions en réanimation, toujours selon les données de Santé publique France. Les durées d’hospitalisation sont plus courtes pour les cas actuels qu’au pic de l’épidémie, notamment en raison de la jeunesse des malades.

    L’épidémie de coronavirus n’est donc actuellement pas revenue aux pics observés ce printemps, mais le secteur hospitalier s’y prépare. « Les espaces Covid, que nous avons connus pendant l’épidémie, ne sont pas rouverts, ils le seront si besoin », a déclaré à France 3 l’APHM (Assistance Publique des Hôpitaux de Marseille).

    Car la peur d’une augmentation du nombre de cas reste bien présente à l’esprit du personnel hospitalier marseillais, lessivé par la première vague du coronavirus. « On sent l’épuisement, l’absentéisme et la lassitude », confie Laurent Papazian. « S’il doit y avoir une deuxième crise, on sera là pour accueillir les patients. Mais au niveau moral et physique, ça sera très compliqué », déclare Alexandra Bailly, infirmière à l’hôpital Nord, à France 3.

    Les personnels soignants appellent donc à respecter les gestes barrières et à porter un masque pour que la situation reste sous contrôle.

    Le port du masque a d’ailleurs été rendu obligatoire dans la ville. La maire de Marseille Michele Rubirola a également annoncé vendredi dernier qu’elle mettait en place des dépistages gratuits dans tous les secteurs de la ville.

    Le préfet des Bouches-du-Rhône tiendra une conférence de presse à 14h30 à Marseille ce lundi, et devrait annoncer de nouvelles mesures pour limiter la propagation du coronavirus. Après la fermeture de certaines lieux très fréquentés, selon La Provence, l’interdiction des regroupements de plus dix personnes, la fermeture des bars après 20 heures ou encore la limitation des déplacements sont à l’étude.



    SOURCE: https://www.w24news.com

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