Coronavirus : « 21 départements en zone rouge…le virus progresse »Â : les déclarations de Jean Castex

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    Ce jeudi à 10h30, une conférence de presse du Premier ministre Jean Castex était organisée avec les ministres de la Santé, Olivier Véran, et de l’Education, Jean-Michel Blanquer. L’épidémie de Covid-19 a été abordée, quelques jours avant la rentrée des classes.

    Le Premier ministre Jean Castex tenait ce jeudi matin à 10h30, depuis l’hôtel de Matignon, une conférence de presse à propos de la reprise de l’épidémie de Covid-19, à quelques jours de la rentrée des classes. Le chef du gouvernement était entouré des ministres de la Santé, Olivier Véran, et de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer. 

    Le Premier ministre a démarré sa conférence par un point sur la situation en France : « Nous sommes dans une phase incontestable de recrudescence de l’épidémie. Le virus gagne du terrain. Nous sommes aujourd’hui à plus de 3 000 nouveaux cas par jour, des chiffres à interpréter avec prudence car nous testons beaucoup plus de monde », a-t-il fait savoir. 

    Certains départements sont plus touchés que d’autres : 21 sont aujourd’hui placés en zone circulation active du virus, dont la Gironde. Il faut donc continuer « à intervenir massivement », selon le Premier ministre. « La croissance de l’épidémie peut être exponentielle si on ne réagit pas rapidement ».

    Face à cela quelles actions ? « Il faut prévoir toutes les hypothèses », prévient le Premier ministre. « Des plans de reconfinement sont prêts et notre système hospitalier est prêt aussi face à une éventuelle nouvelle vague de patients. Mais notre objectif est de tout faire pour éviter un reconfinement généralisé et éviter un afflux massif de patients dans les hôpitaux ». 

    Il faut pour cela garantir « la plus grande protection sanitaire », note Jean Castex. Parmi les armes du gouvernement : la prévention. « Elle s’adresse à tous, mais nous la devons avant tout aux personnes qui sont le plus vulnérables à la maladie ». La protection passe aussi par le port du masque, « le plus possible », insiste-t-il. Il rappelle que les publics les plus précaires et les plus à risques peuvent disposer de masques gratuits. Il rappelle notamment l’importance des gestes barrières et ce, même en famille. 

    Seconde arme du gouvernement face au Covid-19 : casser les chaînes de contamination. « Cela suppose de tester, d’isoler les personnes et d’identifier les cas contacts », rappelle le Premier ministre. 

    Troisième arme du gouvernement : l’approche territoriale. « Il s’agit d’une stratégie de réponse ciblée, rapide et graduée, selon les territoires », explique Jean Castex. « Dans tous les territoires, j’ai demandé aux représentants de l’État d’établir des plans de contrôle, afin de s’assurer du respect des règles. Il ne suffit pas d’édicter des obligations, encore faut-il contrôler. » Le Premier ministre a indiqué que « 30 000 contrôles ont été effectués. S’agissant du port des masques, nous sommes à un flux de 700 verbalisations par jour.

    Jean Castex indique par ailleurs que dans les départements classés en zone de circulation active (en rouge sur la carte), les préfets disposent de pouvoirs renforcés. Ils peuvent ainsi généraliser le port du masque dans l’espace public. « Il ne sera plus possible de déroger à l’interdiction des rassemblements de plus de 5 000 personnes. Les préfets peuvent notamment prendre des mesures complémentaires, comme la fermeture des bars et des restaurants après 23 heures comme c’est le cas dans les Bouches-du-Rhône », détaille le Premier ministre. 

    À Paris, « le préfet, après concertation avec la maire, va étendre le port du masque dans l’ensemble de la capitale », une obligation qui concernait jusque-là seulement quelques zones, a annoncé Jean Castex. Une mesure déjà appliquée à Marseille et qui va aussi concerner le centre-ville de Bordeaux dès lundi. 

    Le ministre de l’Éducation nationale a rappelé que les enfants doivent, malgré la crise sanitaire, aller à l’école. « Sans l’école, les inégalités s’accentuent ». 

    Pour cela, « il faut un environnement sanitaire garanti ». Jean-Michel Blanquer rappelle que le port du masque par les adultes, collégiens et lycéens sera obligatoire. Il énumère à nouveau les règles sanitaires fondamentales : le lavage des mains plusieurs fois par jour, le port du masque, la limitation du brassage des élèves, la désinfection des locaux. 

    « Les acteurs sont préparés à cela, c’est pourquoi nous pouvons être confiants », insiste-t-il. « Des mesures localisées pourront être décidées lorsque des cas de Covid-19 seront suspectés », indique-t-il.

    Le ministre de la Santé Olivier Véran a ensuite pris la parole. « L’épidémie ne s’est jamais arrêtée dans notre pays. Vos actions ont permis de sauver des vies, nous avons cassé les chaînes de contamination grâce aux mesures prises et aux gestes barrières. Le virus, nous devons continuer à le traquer », a-t-il insisté.  « Grâce aux efforts de tous, nous avons réalisé 840 000 tests sur 7 jours. C’est un effort de dépistage sans précédent dans l’histoire des maladies infectieuses en France. »

    « Il est possible que dans les prochains jours qu’il y ait quelques embouteillages, mais je le redis la priorisation est essentielle. Si vous n’êtes pas un cas contact ou que vous n’avez pas de symptôme, il est possible qu’on vous demande de patienter », a-t-il prévenu. Il a par ailleurs conseillé aux Français de télécharger l’application StopCovid : « Plus nous serons nombreux, plus elle portera ses effets avec efficacité ». 

    Concernant les personnes âgées en Ehpad, « nous intensifions le dépistage des personnels et nous maintenons un soutien médical à haut niveau », a indiqué le ministre de la Santé.

    « Si une pression sanitaire devenait trop forte, nous avons anticipé nos capacités de réponses avec des stocks de masques, de gants, de respirateurs », a assuré Olivier Véran. « Si la situation le nécessite, c’est 12 000 lits de réanimation qui pourront être mobilisés ».

    Sur les vaccins, le ministre de la Santé a fait savoir que : « Le jour où nous proposerons aux Français un vaccin, c’est qu’il sera à la fois efficace et sûr, qu’il aura rempli toutes les conditions. Nous avons passé des pré-commandes auprès des laboratoires les plus près du but. Certains nous disent qu’ils pourraient y arriver à la fin de l’automne, nous verrons. »

    « Concernant les traitements, nous en sommes toujours au stade de la recherche scientifique, il faut du temps pour développer un médicament fiable et sûr (…) Nos chercheurs travaillent d’arrache-pied », a insisté le ministre de la Santé.



    SOURCE: https://www.w24news.com

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