Crime crapuleux: Voici enfin pourquoi un journaliste torturé à mort par des militaires

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    L’information a été rendue publique dans le journal de 20h de ce mardi 2 juin sur Équinoxe TV. Samuel Abuwe Ajiekha , dit Samuel Wazizi, présentateur de la chaîne privée Chillen Media Télévision (CMTV) basée dans le Sud-Ouest est mort.

    Selon les sources proches de la haute hiérarchie militaire, à son arrestation, Samuel Wazizi a subi des sévices à tel point que son état s’est dégradé. Transféré à Yaoundé pour une prise en charge médicale, il a succombé à ces multiples sévices, l’on pouvait entendre au journal de 20 h sur Équinoxe.

    Soupçonné de de complicité de terrorisme avec les ambazoniens, Samuel Wazizi avait été arrêté le 02 août 2019 à Buea par la police puis mis en garde à vue au commissariat de Muea où il a passé 5 jours avant d’être récupéré par le 21e bataillon d’infanterie de Buéa qui l’ont tenu en lieu secret. Depuis le 07 août 2019 jusqu’à ce jour, le Journaliste n’a plus jamais été vu. Famille, amis, collègues et avocats sont restés sans nouvelles de lui. Attendu plusieurs fois qu tribunal, dont la dernière date où il devait passer devant le juge est le 28 mai 2020, Samuel WAZIZI n’a jamais été présenté devant les juridictions. Le 06 août 2019, Dénis KWEBO, le président du syndicat des journalistes Camerounais avait fait un tweet dans lequel il indiquait que les membres du syndicat avait parlé avec lui pendant sa garde à vue. Mais depuis lors, le syndicat n’a plus jamais fait allusion à son cas.

    Les organismes tel Reporter Sans Frontière, le Comité pour la Protection des Journalistes (CPJ) etc avaient réclamé sa libération en vain. Les détentions arbitraires de journalistes et leurs poursuites devant des tribunaux d’exception sont courantes au Cameroun. Détenu au secret pendant plusieurs mois, torturé par les services de renseignements et menacé de peine de mort par un tribunal militaire, le correspondant en langue haoussa de RFI Ahmed Abba était resté 29 mois en détention avant d’être libéré en décembre 2017.

    Paul CHOUTA dont l’état de santé est dégradant est lui aussi en détention préventive depuis un an pour un délit dont la peine maximale est de 6 mois.

    Les journalistes tels que Amadou Vamoulké, Mancho Bibixy, Tsi Conrad, Adalbert Hiol, Thomas Awah Junior sont eux aussi derrière les barreaux au Cameroun. Cette situation a fait en sorte que le pays de Puis NJAWE est très mal noté en terme de liberté de presse dans le monde.

    Source: www.camerounweb.com

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