Devant les juges du TCS, Amadou Vamoulke révèle les vraies raisons de son arrestation

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    Pour la première fois, l’ex-patron de l’office national de radio et télévision s’est expliqué devant les juges du Tribunal Criminel Spécial le 28 mai 2020.
    Poursuivi, dans le second volet de l’affaire CRTV, pour détournement de fonds publics en coaction avec Polycarpe Abah Abah (ancien ministre de l’Economie et des Finances) de la somme de 3,9 milliards de FCFA, Amadou Vamoulke, l’ex-directeur général de l’office public camerounais de radio et télévision, la CRTV, a eu l’occasion de s’expliquer pour la première fois devant les juges du Tribunal Criminel Spécial (TCS) au cours de l’audience du 28 mai 2020.

    Ses propos sont contenus dans les colonnes de l’hebdomadaire Kalara paru le 2 juin 2020. M. Vamoulke a notamment été interrogé par son avocat, Me Pondi Pondi, sur la résolution no00010/CRTV/CA/DG du 30 mai 2020, qui conférait des primes aux personnels de la CRTV et à certains autres bénéficiaires.

    «Vous avez-vous-même dit que cette résolution date de l’année 2000, soit 5 ans avant ma nomination à la CRTV. Je dois noter que dans l’esprit de la continuité du service public, elle a pu servir de fondement comme à l’époque de mon prédécesseur, à des décisions concernant la gestion des avantages du personnel», a réagi l’ex-DG de la CRTV.

    Concernant les allocations du DG, Amadou Vamoulke a répondu: «… s’agissant de la rémunération, j’ai simplement découvert le montant sur les bulletins de paie. Et j’ai eu la mauvaise réaction d’affirmer que cette rémunération était excessive. J’ai demandé à qui de droit qu’elle soit ramenée à des niveaux raisonnables. C’est ainsi que mon salaire est passé de 8,9 millions de FCFA à 3,6 millions de FCFA. On me l’a reproché. Et je suis à même de penser qu’il y a un lien de causalité entre les circonstances de ma traduction devant votre juridiction et cette réaction inhabituelle dans le contexte».

    Le journaliste a aussi apporté des explications au sujet de son indemnité de logement. «Il ne m’a jamais été possible de déterminer quel niveau de loyer il était possible de décaisser pour loger le DG car, aussi bien mon prédécesseur que notre adjoint commun habitaient dans leurs propres domiciles alors que moi, arrivant de Douala, j’ai dû entrer en location. J’informe le tribunal que pendant les onze années de ma gestion de la CRTV, j’ai habité une maison qui a coûté mensuellement 700 mille FCFA à la CRTV alors que les DG d’entreprises comparables ne faisaient pas payer moins de 3 millions de FCFA à leur entreprise», a-t-il indiqué, concluant que certains aspects liés aux avantages étaient réglementés et d’autres ne l’étaient pas.

    Répondant à l’accusation de ‘‘détournement de deniers publics par gonflement de la RAV (redevance audiovisuelle)’’, M. Vamoulke a réitéré que cette accusation ne pouvait pas s’appliquer à lui, parce que «si nous parlons le même langage, gonflement signifie augmentation du volume. Or, dans mon cas, il y a eu diminution drastique de volume», a-t-il dit.

    «La somme totale ayant transité dans ce compte en 2004 était d’un peu moins de 24 milliards de FCFA. En 2005 (à son arrivée), cette somme a plongé jusqu’au niveau de 16 milliards de FCFA. C’est un dégonflement. Ensuite, j’ai expliqué que, même si par extraordinaire et par artifices magiques, il y avait eu gonflement par ma faute, je ne comprenais pas pourquoi on parlerait de détournement puisque nulle part, on ne dit que j’ai puisé dans le compte de la RAV à des fins personnelles», s’est défendu l’ancien DG de l’Imprimerie Nationale.

    Arrêté en juillet 2016, Amadou Vamoulke est écroué à la prison de Yaoundé-Kondengui depuis bientôt quatre ans, en attente de jugement.

    Source: cameroon-info.net

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