Equipe de France: le retour de Rabiot a relancé le débat sur Benzema

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    Un retour inattendu, oui, mais pas deux. Didier Deschamps a surpris son monde ce jeudi en annonçant la convocation d’Adrien Rabiot parmi les 23 joueurs retenus pour les deux prochains matchs de l’équipe de France contre la Suède et la Croatie, les 5 et 8 septembre, dans le cadre de la Ligue des nations. Le milieu de terrain de 25 ans, en forme ces derniers mois avec la Juventus Turin, n’avait plus été vu chez les Bleus depuis son refus d’être réserviste pour la Coupe du monde 2018.

    « C’est très simple. Il a retrouvé un très, très bon niveau avec son club. Il s’est passé ce qui s’est passé. On ne va pas revenir dessus. Je ne suis pas quelqu’un qui aime prendre des positions radicales. Il restait sélectionnable et j’ai pris la décision de le faire revenir sur ce rassemblement », a commenté Deschamps, qui n’a en revanche pas souhaité s’attarder sur le cas Karim Benzema. Contrairement à Rabiot, l’attaquant du Real Madrid est toujours persona non grata en équipe de France depuis l’affaire de la sextape de Mathieu Valbuena entamée il y a cinq ans.

    Et visiblement, mieux vaut éviter le sujet avec Deschamps. A la fin de sa conférence de presse, juste après avoir indiqué qu’il n’était pas quelqu’un de « catégorique », l’ancien coach de Monaco et Marseille a été questionné sur l’absence de Benzema.

    Sa réponse? Un large sourire, une pirouette et une bonne dose d’ironie, mais pas d’explication limpide: « Celle-là je l’attendais, elle est bonne, magnifique! On finit sur cette dernière question? Elle est bien amenée, magnifique! » Ce n’est évidemment pas la première fois que Deschamps est questionné sur son choix de ne pas rappeler Benzema. Depuis cinq ans, il a souvent opté pour l’esquive.

    « Je place le groupe au-dessus de tout, je fais des choix pour le bien de l’équipe de France », expliquait-il en mai 2018 après avoir laissé Benzema en dehors de sa liste pour la Coupe du monde en Russie. L’année suivante, il avait justifié les non-sélections de l’ancien Lyonnais en avançant « un choix sportif », avant de revenir en novembre 2019 sur un épisode l’ayant fortement marqué: l’interview de Benzema en 2016 dans laquelle le buteur du Real avait affirmé que le Basque avait « cédé sous la pression d’une partie raciste de la France » en ne retenant pas pour l’Euro. Dans la foulée, le mot « raciste » avait été tagué sur le mur de la maison du sélectionneur à Concarneau.

    « C’est un ensemble de choses. Après chacun doit assumer ses propos. Je ne peux pas tous les citer. Je l’ai dit à certains de vive voix. (…) A partir de là (le tag sur sa maison dans le Finistère), plus rien n’est pareil. Et beaucoup de choses ont changé dans mon approche. Ce que j’ai subi est inconcevable. C’est certainement la conséquence d’autres choses dites avant mais… Déjà que j’avais une âme de protecteur, là, elle a été décuplée. On touche à ma famille et ce n’est pas possible », avait confié Deschamps auprès de L’Equipe. Si les deux cas sont très différents, le patron des Bleus a aussi été déçu par Rabiot. « Il n’y a pas de place pour les états d’âme dans le très haut niveau. Il a fait une énorme erreur », avait-il lâché en mai 2018 après avoir appris que le milieu ne souhaitait pas être réserviste en vue du Mondial.

    Le Turinois a longtemps traîné ce refus comme un boulet, même si Noël Le Graët n’a jamais fermé la porte à son retour chez les Bleus. « C’est plus compliqué si tous les titulaires sont sur pied, explique-t-il. Mais ça n’engage que moi. Je connais aussi un peu Didier. Il n’est pas rancunier, mais il a de la mémoire. Moi, je n’ai jamais rien eu contre lui. J’avais souhaité le rencontrer, pas pour le punir. Je constate avec plaisir qu’il rejoue dans un club prestigieux, où il est titulaire ces derniers temps », avait souligné le président de la FFF en février dernier.

    Après ces déclarations, Rabiot avait donné l’impression d’envoyer un message à Deschamps sur RMC Sport: « Aujourd’hui, mes performances sont positives. C’est un choix du sélectionneur. » Il est aujourd’hui récompensé de ses bonnes prestations avec la Juve, où il a su gagner sa place après une première partie de saison en demi-teinte. « Je n’ai pas pour habitude d’aviser les joueurs que je vais les prendre. J’ose penser qu’il sera là lundi. (…) En 2018, Il avait pris une décision, je pense que c’était une erreur de sa part et lui aussi. Mais il n’y avait pas eu de mots durs ou d’agressivité de sa part. Si vous avez la moindre inquiétude sur mon autorité, ne vous inquiétez pas », a détaillé Deschamps, qui offre donc à Rabiot une deuxième chance.

    Concernant Benzema, sa dernière apparition sous le maillot bleu remonte au 8 octobre 2015, date d’un amical disputé contre l’Arménie (4-0) quelques jours avant les révélations au sujet de l’affaire de la sextape. Cinq ans après, il reste soupçonné d’avoir incité Valbuena à payer des maîtres-chanteurs qui menaçaient de dévoiler une vidéo intime le mettant en scène. Début juillet, un procès pour « complicité de tentative de chantage » a été requis contre l’attaquant du Real. S’il est renvoyé pour « complicité de tentative de chantage », comme l’a requis le parquet de Versailles, il encourt jusqu’à cinq ans d’emprisonnement et 75.000 euros d’amende.

    Sur le plan sportif, il n’a jamais été aussi fort la saison dernière avec 27 buts en 48 matchs toutes compétitions confondues, et un rôle essentiel dans le titre de champion d’Espagne décroché par le Real. S’il affiche la même forme dans les prochains mois, Deschamps pourra se préparer à de nouvelles questions à son sujet. Avec une autre pirouette?

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    SOURCE: https://www.w24news.com

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