Indemnisation des victimes de Mankon: une commission d’urgence Installée, voici pourquoi!

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    Le gouverneur de la région du Nord-Ouest, Adolphe Lele Lafrique a installé ce samedi 18 mai, les membres du nouveau comité pour évaluer les biens endommagés au Muwachu, Alachu et Matsam à Mankon, Nord-Ouest à la suite d’un incident d’incendie, de vérifier les excès militaires.

    Une décision du 15 mai signée par le gouverneur, dit que la commission évaluerait la situation humanitaire, identifierait toutes les victimes et leurs besoins, et déterminerait les dommages matériels et les biens détruits.
    Le chef de division de Mezam, Songa Pierre a été nommé président de la commission, le Délégué Régional des biens de l’état, des levés et du Régime foncier en qualité de rapporteur, avec des membres tels que L’officier de division de Bamenda II, le commandant de l’Unité de sauvetage de l’armée, le Fon de Mankon, le maire du Conseil de Bamenda II parmi d’autres fonctionnaires administratifs de la subdivision Bamenda II. La commission devrait présenter un rapport dans un délai d’une semaine sur la situation sur le terrain.

    Le président Paul Biya a réagi promptement, selon les responsables locaux, aux besoins des personnes en détresse, suite aux attaques. Jusqu’à présent, aucun village brûlé au cours de cette crise, n’a été montré cette préoccupation immédiate comme la communauté Alachua ou Mile 8 Mankon.

    Nombreux sont ceux qui pensent que c’est en raison des rapports constants des organisations non gouvernementales sur les violations des droits de l’homme commises par les militaires dans le nord-ouest et le sud-ouest, ainsi que des récentes pressions exercées sur les autorités camerounaises par des pays étrangers, que le gouvernement a été amené à réagir aussi rapidement.

    Les combattants d’Ambazonia ont tué deux soldats autour du Mile 8 Alachua Mankon le mercredi 15 mai. Cela a conduit à des représailles et à un exercice de chasse à l’homme de la part des militaires qui auraient détruit plus de 100 maisons, une clinique locale et des voitures, entre autres. Le maire de Bamenda II, Balocha Wah Fidelis, a révélé que quelque 200 personnes avaient été touchées par l’attaque.

    Les militaires ont souvent accusé les civils des régions anglophones de collaborer avec des séparatistes armés, ce qui rend difficile pour l’armée de retrouver leurs ennemis. L’attaque a eu lieu quelques jours après que le premier ministre, M. Dion Ngute, ait effectué une mission de paix à Bamenda, capitale de la région.

    Source: cameroon-info.net

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