Les 5 leçons de Cabral Libii à Paul Biya sur la confiance

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    Réagissant sur la gestion de la crise du coronavirus au Cameroun,hier dimanche, Cabral Libii a profité de sa sortie pour faire un cours de gouvernance au régime. Selon le président du PCRN, la gouvernance repose sur la confiance du peuple, cette confiance elle-même sur 5 piliers que voici.

    ‘Les 5 piliers sur lesquels repose la confiance du peuple en ses dirigeants sont: le pragmatisme, l’efficience, la transparence, la concertation et le sens du bien commun.

    Comment ces 5 piliers auraient-ils ou se manifester dans la gestion de cette crise?

    1. le pragmatisme

    Comment comprendre qu’un gouvernement aux ressources limitées puisse s’enfermer dans une tour d’ivoire et installer une bureaucratie étouffante, teintée de calculs pernicieux, dans la réception des contributions matérielles et logistiques venant des députés, des associations, des organisations internationales et même des partis politiques? Pourquoi paralyser des écoles, des lieux de culte, dans des zones rurales et zones d’éducation prioritaire quand on peut ouvrir en premier les bars en ville? Quelle rationalité permet de comprendre ces décisions ?

    2. l’efficience

    Selon les estimations du MINSANTE, la gestion de la crise du COVID19 va coûter 58 milliards. A quoi sert cet argent? Pourra-t-on en profiter pour démocratiser les tests de dépistage qui sont pour l’instant concentrés dans les grands centres urbains et réservés à quelques chanceux? Pourra-t-on en profiter pour renforcer les capacités des districts de santé, qui sont les unités opérationnelles de notre système de santé, en équipements et logistiques ?

    Pour l’instant, les dépenses en matière de factures des hôtels de confinement, d’achats de mobiliers de sites de confinement dans les logements sociaux et les faits divers de mauvaise gestion des personnels du Centre des Opérations des urgences de santé publique (COUSP), nous font douter.

    3. la transparence

    Le Président de la République a récemment créé un fonds de lutte contre le COVID19. En dehors de la contribution étatique, des citoyens et toutes autres organisations volontaires sont appelées à y contribuer. La gestion de ces fonds aurait dû également être consensuelle avec un comité paritaire incluant L’Etat, la société civile, les partis politiques et des citoyens reconnus pour leur probité morale. En outre, on observe également une cacophonie sur les bilans statistiques de l’épidémie qui varie d’une source à l’autre. Certes, la compilation des informations est fastidieuse en raison de notre système d’information sanitaire désuet, mais la publication des chiffres doit faire l’objet d’un consensus après vérifications rigoureuses.

    4. la concertation.

    Une crise n’est pas gérée comme un événement ordinaire. Il faut mettre en place des actions urgentes, transversales et acceptées de tous. Pour le COVID19, un comité de crise aurait dû être mis en place, piloté par le Président de la République lui-même et comprenant des acteurs étatiques concernés, mais aussi, des scientifiques et experts, des acteurs de la société civile, les élus locaux et les partis politiques. Les décisions issues de ce comité auraient été consensuelles et acceptées par tous. Même en dehors des crises aiguës, la concertation doit demeurer permanente dans la gestion des affaires publiques.

    5. le sens du bien commun

    Les deniers publics proviennent de la sueur et du sang des contribuables. La gestion devrait donc être très rigoureuse. Surtout dans des pays à faibles ressources comme le nôtre. Une crise n’est pas l’occasion pour s’enrichir de façon éhontée. Les dirigeants devraient donc faire attention à la qualité de la dépense publique, surtout en ce qui concerne la passation des marchés publics du matériel et équipements médicaux et logistiques. L’appel à la concurrence, la sélection des meilleures offres qualité-coût et la transparence dans la sélection des concurrents même en situation d’urgence devrait hanter tous les dirigeants en charge de la gestion de la crise du COVID19 actuelle.

    Les camerounais ne sont pas encore remis du choc des marchés scandaleux et foireux de la CAN 2019. Pendant que les auteurs se pâment allègrement de leurs forfaitures, le Président ajuste patiemment comme à son habitude, les SCENES du prochain ACTE d’humiliation…

    Rien ne les oblige à ajouter les traumatismes financiers dans la gestion de cette crise sanitaire.

    Au demeurant, il semble tard ou difficile pour les dirigeants actuels d’intégrer du pragmatisme, de l’efficience, de la transparence, de la concertation et le sens du bien commun pour (re)gagner la confiance du peuple.

    Mais la bonne nouvelle que j’ai à vous annoncer chers compatriotes, est que ces 5 piliers sont bien intégrés dans notre projet de société du CAMEROUN QUI PROTÈGE ET QUI LIBÈRE LES ÉNERGIES.

    Et ce Cameroun-là, arrive bientôt’, écrit Cabral Libii.


    SOURCE: https://www.w24news.com

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