Melania Trump saluée pour avoir concilié trumpisme et empathie

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    (Washington) La discrète Melania Trump était saluée mercredi pour avoir abordé les ravages de la pandémie de COVID-19 et la marque au fer rouge du racisme dans l’histoire des États-Unis, son discours de la veille offrant un rare moment d’empathie dans une convention républicaine marquée par une ton abrasif.

    Elodie CUZINAgence France-Presse

    Un discours à « donner le vertige » a jugé David Axelrod, ancien conseiller très proche de Barack Obama.  

    Entendre la première dame des États-Unis « reconnaître la dévastation de la COVID-19, l’injustice raciale, la nécessité de se « rassembler en ces temps très difficiles », admettre les erreurs et écouter les autres, s’opposer au harcèlement sur les réseaux sociaux. L’exact opposé à l’approche de son mari », a-t-il tweeté.

    Après deux soirs de discours corrosifs, anxiogènes, sur les dangers supposés d’une présidence du démocrate Joe Biden, l’ex-mannequin slovène de 50 ans a rompu avec la dynamique de la convention républicaine.  

    Avec un passage qui aurait pu sembler évident dans un pays durement frappé par la pandémie de nouveau coronavirus qui y a fait près de 180 000 morts, elle a pour la première fois depuis lundi mentionné les Américains touchés par la maladie, très rarement évoqués par Donald Trump, 74 ans.

    « Mes plus profondes condoléances à tous ceux qui ont perdu un être cher. Et mes prières sont avec ceux qui sont malades ou souffrent », a déclaré Melania Trump.  

    Elle a aussi abordé le mouvement de colère historique contre le racisme, émaillé de violences, qui traverse les États-Unis.  

    Là où Donald Trump s’est la plupart du temps contenté de parler d’« émeutiers », la première dame a appelé à « apprendre de notre passé ».

    « La difficile réalité c’est que nous ne sommes pas fiers de pans de notre histoire », a-t-elle déclaré.  

    Apparaissant nerveuse dans ses premières minutes, dans une autre touche humaine la démarquant des politiciens professionnels, elle a lu avec application son long discours sur les téléprompteurs installés dans les jardins de la Maison-Blanche.  

    Son ton parfois un peu empesé, mécanique, s’est allégé lorsqu’elle a mentionné ses parents ou son « rêve américain », qui l’ont poussée à offrir de grands sourires. Notamment, dans une rare touche de complicité affichée avec son époux, lorsqu’elle a concédé que ce dernier ne cachait pas ses opinions.  

    « Nous savons que Donald Trump ne fait pas secret de ce qu’il pense », a-t-elle dit en provoquant les rires de la petite assemblée. « Que vous aimiez cela ou non, vous savez toujours ce qu’il pense ».  

    Elle a aussi évoqué la lutte contre les addictions et le harcèlement en ligne. Et les difficultés d’élever un enfant, partageant son expérience avec Barron, leurs fils de 14 ans.  

    Affirmant ne pas vouloir attaquer les démocrates pour éviter d’accentuer les divisions, elle a, sur une ligne plus semblable à celle de son mari, déploré les « ragots » colportés par les médias.  

    Son équipe a souligné que Melania Trump avait choisi « ses mots ». Comme pour mieux écarter le souvenir humiliant de son discours à la convention de 2016, lorsqu’elle avait plagié des pans entiers d’un discours de Michelle Obama.  

    Elle « a montré de l’empathie et de la compassion » sans toutefois présenter « un univers totalement parallèle à celui de son époux », en admettant ses « aspects rugueux », analyse Katherine Jellison, historienne spécialiste des premières dames américaines à l’Université de l’Ohio.  

    Beaucoup d’observateurs ont toutefois rapidement rappelé le rôle de Melania Trump dans la propagation de doutes, en 2011, sur les origines de Barack Obama. Une théorie perçue comme empreinte de racisme par beaucoup aux États-Unis et que Donald Trump avait abondamment mis en avant.  

    « Melania Trump est venue habillée pour le combat », a écrit Vanessa Friedman, directrice de la rubrique mode du New York Times.  Choisissant ses tenues avec grand soin, l’ancienne mannequin est tellement discrète que ses « vêtements sont décortiqués comme des signes dans le marc à café ».  

    Pour Katherine Jellison, Melania Trump a finalement « bien joué le jeu d’équilibriste et peut-être attiré quelques électeurs » indécis.

    « Mais sera-t-elle jamais perçue comme une figure véritablement rassembleuse ? J’en doute largement. Quiconque est associé à la présidence Trump en ressort au final comme une figure clivante ».

    Le mouvement de protestation contre l’injustice raciale continue de prendre de l’ampleur aux États-Unis, dans la foulée de l’affaire Jacob Blake. Après deux nuits de heurts, la colère s’est déplacée mercredi du côté de la NBA, où des joueurs ont décidé de boycotter des rencontres, forçant le report de trois matchs des séries éliminatoires. D’autres ligues et athlètes leur ont emboîté le pas. Pour plusieurs experts, il pourrait s’agir d’un moment important pour l’histoire des Noirs, à quelques mois seulement d’une élection présidentielle déjà teintée par la pandémie.

    (Lake Charles) Les habitants de la Louisiane et du sud du Texas se préparaient mercredi à affronter l’ouragan monstre Laura, considéré par les météorologues comme « extrêmement dangereux », puisqu’il s’approche de la catégorie 5, la plus haute sur l’échelle d’intensité.

    (Washington) « Vous ne serez pas en sécurité dans l’Amérique de Joe Biden » : le vice-président Mike Pence a présenté mercredi Donald Trump comme le seul capable de résister aux assauts de la « gauche radicale ».

    (Washington) Les autorités sanitaires américaines encourageaient les personnes ne présentant pas de symptômes de la COVID-19 à se faire tester si elles avaient été en contact avec un malade. Ce n’est plus le cas aujourd’hui, et aucune vraie explication n’a été fournie à ce revirement.

    (Kenosha) Le jeune Afro-Américain Jacob Blake, grièvement blessé dans une nouvelle bavure policière apparente qui a relancé le mouvement de contestation antiraciste aux États-Unis, poussant même les basketteurs de la NBA au boycottage, disposait d’un couteau dans sa voiture, ont fait savoir mercredi les autorités du Wisconsin.  

    (San Francisco) Facebook a retiré mercredi de ses plateformes les comptes d’une milice et d’un adolescent soupçonné d’avoir tué deux personnes à Kenosha, une ville de l’État américain du Wisconsin agitée par des manifestations et émeutes anti-racisme.

    (Washington) Le seul Amérindien détenu dans un couloir de la mort fédéral a été exécuté mercredi aux États-Unis, malgré l’opposition exprimée par la Nation navajo.

    (New York) Bientôt des métros et des bus de plus en plus rares et des milliers de suppressions d’emplois ? La régie des transports new-yorkais a menacé mercredi de réduire considérablement ses services si elle n’obtenait pas 12 milliards de dollars d’aide pour compenser la chute du nombre de ses usagers.   

    (Kenosha, Wisconsin) Deux personnes ont été abattues dans la nuit de mardi à mercredi dans la ville américaine de Kenosha, où un cocktail dangereux, mêlant émeutiers et groupes d’auto-défense, s’est formé à la suite d’une apparente nouvelle bavure policière contre un jeune homme noir.

    Dans les années 70 et 80, Jerry Falwell a joué un rôle plus important que quiconque dans l’établissement de la « droite religieuse ». Cette « majorité morale » a pris graduellement le contrôle du Parti républicain pour lutter contre l’avortement, entre autres questions morales. Treize ans après la mort du pasteur Falwell, son fils va de Charybde en Scylla.

    (Washington) « Nous avons besoin que mon mari soit notre président pour quatre ans de plus ». Melania Trump a fait mardi l’éloge de « Donald », louant en particulier sa réponse face à la « terrible pandémie » de la COVID-19.

    (La Nouvelle-Orléans) Sacs de sable devant les portes, fenêtres claquemurées, évacuations : les habitants de la Louisiane et du sud du Texas se préparaient à affronter l’ouragan Laura dont les vents ultra-violents devaient toucher les côtes américaines mercredi soir.

    (Washington) Une femme qui devait s’exprimer mardi au deuxième jour de la convention républicaine a été retirée du programme à la dernière minute après avoir relayé une théorie du complot antisémite, rapportent les médias américains.  

    (Kenosha) La mère de Jacob Blake, un Afro-américain de 29 ans grièvement blessé par des tirs policiers et probablement paralysé à vie, a appelé au calme mardi, les autorités redoutant de nouvelles manifestations tendues à travers les États-Unis.

    (Nations unies) Les États-Unis ont essuyé mardi un nouveau désaveu à l’ONU dans leur volonté de voir rétablir des sanctions internationales contre l’Iran, la présidence du Conseil de sécurité affirmant ne « pas être en mesure » de prendre une décision pour concrétiser cet objectif.

    (New York) Les États de New York, du New Jersey et de Hawaii, dirigés par des démocrates, ont attaqué mardi en justice Donald Trump et le patron de la poste Louis DeJoy, accusés de vouloir « démanteler » ce service public avant la présidentielle de novembre pendant laquelle le vote par correspondance s’annonce massif.  

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    SOURCE: https://www.w24news.com

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