NBA: A-t-on déjà vu plus fort que Luka Doncic à son âge?

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    Là-haut, Kobe Bryant a sans doute lâché un grand sourire. Alors que la légende des Los Angeles Lakers tragiquement disparue en janvier aurait dû fêter ce dimanche son quarante-deuxième anniversaire, la soirée NBA a rendu un bel hommage à son côté « clutch » (décisif en fin de match) avec la performance de Luka Doncic. Touché à la cheville gauche lors du troisième match de la série contre les Los Angeles Clippers, et privé de son bras droit Kristaps Porzingis blessé au genou, le Slovène a porté les Dallas Mavericks sur ses épaules pour offrir une deuxième victoire aux Texans face aux Californiens (135-133 a.p.) et remettre cette série du premier tour des playoffs de la conférence Ouest à égalité (2-2, premier à quatre victoires).

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    Au programme? 43 points (à 18/31 aux tirs et 4/10 à trois points), record en carrière dans la grande ligue US, 17 rebonds et 13 passes décisives, le troisième triple-double de l’histoire des playoffs NBA à au moins 40-15-10 après Oscar Robertson en 1963 et Charles Barkley en 1993 et le plus « complet » des trois. Mais aussi et surtout le tir primé de la gagne au buzzer après avoir fait danser Reggie Jackson comme un pantin. Pas la peine de perdre du temps à trifouiller dans vos archives : à vingt-et-un ans, Doncic est bien le plus jeune joueur de l’histoire de la NBA à marquer un panier de la gagne au buzzer en playoffs! Et seul Russell Westbrook (Houston Rockets) a déjà mis plus de points lors d’un triple-double en playoffs. De quoi provoquer une pluie d’hommages mérités de ses pairs et d’anciens joueurs sur les réseaux sociaux.

    Son action décisive, elle, en rappellera une autre aux amateurs de basket européen: le gamin avait fait la même, avec une gestuelle quasi identique, en mars 2018 avec le Real Madrid sur le parquet de l’Etoile Rouge de Belgrade (club dont il était fan petit) en EuroLeague, compétition qu’il avait remportée cette année-là avec en prime le titre de MVP alors qu’il avait seulement dix-neuf ans. Pour sa deuxième saison NBA et son quatrième match seulement en phase finale, le vainqueur de l’Euro 2017 avec la Slovénie impressionne toujours plus. Et deux questions de se poser. A-t-on déjà vu plus fort au même âge en NBA ? Est-il capable de mener ses Mavs à sortir les Clippers de Kawhi Leonard et Paul George, pourtant parmi les grands favoris pour le titre avec les Lakers et les Milwaukee Bucks?

    Pour la première, difficile de ne pas répondre non même si sa défense laisse souvent à désirer et que d’autres noms entrent dans le débat. Mais les comparaisons vous placent le garçon en bonne compagnie quand on parle de Magic Johnson (on voterait pour lui, champion NBA et MVP des Finals à vingt ans après un match décisif joué au poste de pivot où il signe 42 points, 15 rebonds et 7 passes décisives), Michael Jordan (28,2 points, 6,5 rebonds, 5,9 passes décisives et 2,4 interceptions en saison avec des playoffs à 29,3 points, 8,5 passes décisives et 2,8 interceptions l’année entre ses vingt-et-un et vingt-deux ans), LeBron James (deuxième du trophée de MVP de la saison et playoffs à 30,8 points et 8,1 rebonds par match à vingt-et-un ans), Kobe Bryant (champion NBA avec 28,5 points de moyenne en saison et 21,1 en playoffs à vingt-et-un ans), Shaquille O’Neal (29,3 points et 13,2 rebonds en saison et des playoffs à 20,7 points et 13,3 rebonds l’année entre ses vingt-et-un et vingt-deux ans), Kevin Durant (meilleur marqueur de la saison avec 30,1 points par match et des playoffs à 25 points et 7,7 rebonds à vingt-et-un ans) ou Tim Duncan (saison régulière à 21,1 points, 11,9 rebonds et 2,5 contres et playoffs à 20,7 points, 9 rebonds et 2,6 contres l’année entre ses vingt-et-un et vingt-deux ans).

    Et pour la seconde, il y a de quoi y croire. Mené de 21 points dans le match 4, Dallas a retourné la situation sous l’impulsion de sa superstar – qui gardait sa cheville chaude sur un vélo d’appartement quand il quittait le parquet – avec un troisième quart-temps magique pour Doncic, à l’origine de 25 points dont 13 marqués par lui-même et qui avait déjà atteint le triple-double à huit minutes du terme de cette troisième période. Sans l’expulsion bête de Porzingis lors du match 1, les Mavericks mèneraient sans doute 3-1 dans cette série. Luka Doncic avait prévenu qu’il ne venait pas en playoffs, ses premiers en carrière, pour découvrir et prendre ses repères. Avec presque un triple-double de moyenne en quatre matches (31,5 points, 10,5 rebonds et 9,8 passes décisives), un panier de la gagne inoubliable et des Clippers accrochés, le génie slovène en apporte une preuve éclatante. 

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    SOURCE: https://www.w24news.com

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