Nécrologie : Voici un autre Fotso décède des suites de maladie

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    Le capitaine d’industrie, producteur d’huile végétale et de savon est décédé à Yaoundé jeudi dernier des suites de maladie.

    Les employés n’avaient pas véritablement le cœur à l’ouvrage jeudi dernier, dans les sociétés Rafca (Raffinerie camerounaise) et SCS (Société camerounaise de savonneries), qui produisent au quotidien respectivement un peu plus de 100 tonnes d’huile de palme et plus de 250 tonnes de savon de ménage, ainsi que des savons de toilette.

    Et pour cause ! La nouvelle annonçant la mort du fondateur de ce groupe circulait en sourdine, et chacun s’employait à obtenir des détails, sans trop y croire. Pour les employés, leur patron, toujours omniprésent, avait déjà été assimilé à un roc indéboulonnable.

    « On ne savait jamais quand il se repose, et comment il faisait pour être presque partout à la fois. C’était un bourreau du travail qui pouvait quitter le bureau à 22h, traîner avec les employés à l’usine jusqu’à minuit et être de nouveau là le premier le lendemain matin, étudiant les nouveaux dossiers en veillant à ce que tous les travaux avancent », susurre l’un des cadres de la direction.

    C’est avec beaucoup de consternation et d’appréhension qu’ils apprennent le décès de leur patron. Jean II Fotso, qui est né le 01 janvier 1972 à Bandjoun, retrouvait peu à peu ses forces après une chute. « Il y a deux semaines, il est parti effectuer un bilan de santé et devait en profiter pour se reposer.

    Maintenant, nous apprenons qu’il est mort à Yaoundé », raconte en pleurs, l’un de ses collaborateurs. Fils de commerçant devenu lui-même commerçant, puis opérateur économique à ses débuts, c’est en 1989 que Jean II Fotso entre dans le secteur industriel camerounais en créant la SCS Sarl. Une entreprise du secteur secondaire spécialisée dans la transformation des oléagineux. Il crée ensuite la Raffinerie d’huile végétale (Rafca Sa). Au duo SCS/Rafca, se greffent d’autres sociétés appartenant au même patron. Des entreprises qu’il s’employait ces dernières années à arrimer aux normes ISO, et à densifier l’internationalisation des produits.

    Jean_II_Fotso

    La particularité de ces entreprises était d’avoir leur siège à Bafoussam, dans la région de l’Ouest, contrairement aux autres capitaines d’industries qui préfèrent s’établir dans les grandes métropoles. Un choix osé que l’homme d’affaires a toujours justifié par le fait qu’il faille étendre la productivité à tout le pays. Outre son autre casquette de délégué régional Ouest de la Chambre de commerce, (Ccima), Jean II Fotso était également un homme politique.

    Membre titulaire du Comité central du RDPC, cet homme connu pour sa générosité a été conseiller municipal à la commune de Demdeng. S’il n’a aucun lien familial avec les défunts Victor Fotso (maire de Pete Bandjoun) et André Fotso (président du Gicam), il rejoint ces derniers dans ce cercle des richissimes Bandjounais ayant marqué leur passage sur terre, par leur capacité à bâtir à partir de rien, un empire économique .

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    SOURCE: https://www.w24news.com

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