Obesèques de Victor Fotso : le patriarche honoré par la danse du ‘Tso’ (VIDEO)

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    La dépouille de l’homme d’affaires camerounais Victor Fotso est arrivée au Cameroun hier 19 juin 2020 après plusieurs tractations. Conformément à la tradition Bamileke, la danse du « Tso » a eu lieu ce matin à Bandjoun, le village natal de Victor Fotso.

    Pour rappel, chez les bamileké c’est un spectacle interdit aux femmes enceintes. Le Tso ou Zen est une danse guerrière exécutée dans les chefferies Bamiléké par les notables. Elle symbolise la richesse et la puissance. Les danseurs sont habillés en peaux de panthère, en pagne (le souo), en gandoura de grande valeur et coiffés de chéchia. Le Manbang est une danse de la noblesse à la chefferie Mankon.

    La suite du programme des obsèques

    En raison de la crise sanitaire du moment, la cérémonie d’inhumation se déroule dans la stricte intimité familiale. Ceci, pour limiter les risques de contamination.

    Victor Fotso, entame son dernier voyage ce vendredi 19 juin 2020. En provenance de Paris en France, sa dépouille arrive ce vendredi soir à l’aéroport international de Yaoundé Nsimalen. Il va être immédiatement transféré dans son village natal à Bamengoum, dans la région de l’Ouest Cameroun. Une fois sur place, sa dépouille est accueillie par les corps constitués de la région. On parle dans la suite du programme des honneurs militaires qui lui seront rendus.

    Toujours ce vendredi 19 juin 2020, le programme prévoit la messe de bénédiction dite par Mgr Dieudonné Watio, l’évêque de Bafoussam. À partir de 19h, il y aura une grande veillée jusqu’à l’aube à la résidence Fotso. Le samedi 20 juin 2020, est prévue la cérémonie d’inhumation à la résidence Fotso dans la stricte intimité familiale. Ladite cérémonie prend fin à 11 heures.

    Safcam

    Victor Fotso est un milliardaire camerounais mort au mois de mars 2020 à Paris en France des suites de maladie. Celui-ci est classé dans le rang des premiers industriels camerounais. Il débute dans la fabrication des allumettes en 1970, par la suite, il se diversifie rapidement. Son empire s’étend alors à plus d’une vingtaine d’entreprises. Ceci dans plus de dix pays africains. On parle dans la foulée, de la création d’Unalor, sa société de production des allumettes en Côte d’Ivoire, le Liberia et l’Angola.

    La majorité de ces entreprises ont fermé. Notamment, la société des piles électriques (Pilcam), les insecticides Moon Tiger, qui couvre le Sénégal et le Mali. Victor Fotso fait aussi dans la fabrication des cahiers avec Safcam. On le retrouve aussi dans la distillerie des liqueurs, la culture de haricots verts pour la marque Bonduelle et pour finir, l’imprimerie nationale au Tchad.


    SOURCE: https://www.w24news.com

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