‘Période sombre au Cameroun, Voici pourquoi tous nos indicateurs sont inquiétants’

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    Dans son message de fin d’année, prononcé le 31 décembre 2019, Cabral Libii a réitéré son appel aux jeunes à s’engager en politique.
    Le président national du PCRN, Cabral Libii a présenté ses vœux à la Nation le 31 décembre 2019, dans une allocution diffusée sur les réseaux sociaux.

    Pour le candidat arrivé 3è à la dernière élection présidentielle, le Cameroun traverse une période sombre à tous les niveaux.

    «Rendus au mois de décembre 2019, tous nos indicateurs sont inquiétants ou en voie de l’être», a-t-il introduit, avant d’égrener un long chapelet de contreperformances sur le plan économique.

    «Sur le plan socioéconomique, le Cameroun a enregistré cette année une croissance de 4,3%. Positif certes, mais bien trop faible en comparaison aux pays de même catégorie et de même potentiel tel la Côte d’Ivoire dont le taux de croissance culmine à 8%. Et pendant que la croissance piétine, la pauvreté évolue elle, à une vitesse éclair. En effet, depuis 2007, le taux de pauvreté a progressé de plus de 12% et le pays compte aujourd’hui plus de 8,2 millions de pauvres dont 56% résident dans la seule septentrionale…», rappelle le juriste de formation.

    «Sur le plan politique, une crise postélectorale de forte amplitude a secoué le Cameroun sans qu’on en est tiré toutes les leçons. Le retentissement appel à l’assainissement du Code Electoral a été royalement ignoré», a-t-il fustigé.

    Sur le plan social, a-t-il souligné, «l’eau potable, les soins de santé, le logement décent, l’énergie électrique demeurent du luxe» pour de nombreux Camerounais.

    Cabral Libii estime cependant que le plus grand danger qui guette le Cameroun, c’est «la fracture sociale et du vivre ensemble dans laquelle notre pays se dirige comme une voiture sans chauffeur, lancée à vive allure».

    «Endoctrinés par des entrepreneurs de haine et même des intellectuels respectables, les Camerounais ont créé des néologismes tels ‘‘Tontinard’’, ‘‘Sardinard’’ ou perverti des concepts tels que ‘‘autochtone’’, ‘‘allogène’’; consacrant ainsi le schisme entre de multiples communautés qui ont toujours vécu en paix et en harmonie», a-t-il dénoncé.

    S’agissant de la crise dans les régions anglophones, il a appelé ceux qui ont pris les armes à les déposer afin de donner une chance à la paix. «S’il faut repasser par le dialogue sans exclusion, j’en suis personnellement disposé», a affirmé le président du conseil d’administration de RISIUS Holding, une multinationale spécialisée basée en Côte d’Ivoire.

    Mais à côté de ce tableau sombre, l’homme politique s’est félicité de l’engagement des jeunes en politique. Il les a exhortés à poursuivre sur cette voie.

    «Seule la politique, et non la guerre et la violence, doit être le seul moyen d’expression des peuples dans un monde civilisé», a-t-il dit.

    «Chers compatriotes, l’heure a sonné, le temps est venu, c’est maintenant ou jamais. C’est le temps de la victoire de la nouvelle génération sur la classe passéiste qui décline inexorablement», a-t-il lancé.

    Source: Cameroon-info.net

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