Politique: voici comment les artistes ont été sacrifiés

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    Ils sont pour la plupart dans un dilemme bien embarrassant. Pris entre les menaces de la BAS et le cynisme des politiques, ils ne savent plus à quel saint se vouer.

    Comme il en va de soi, les prestations artistiques, à côté des droits d’auteur, est la principale source de revenu des artistes musiciens camerounais. Or il se trouve que le monde du spectacle ; du show-biz est quasiment contrôlé à l’extérieur, notamment dans le vieux continent, par des promoteurs culturels favorables à la BAS, (Brigade Anti-Sardinards), un groupuscule de camerounais de la diaspora, bien déterminé à en découdre avec le pouvoir de Yaoundé.

    Et comme on le sait, ces derniers ont lancé une fatwa, interdisant de séjour, à quiconque manifesterait de la sympathie vis-à-vis de Paul Biya et de son gouvernement. Soit dit en passant, l’occident est un « El Dorado » pour tout artiste ambitieux. C’est ainsi donc qu’une bonne frange d’entre eux, pour avoir battu campagne au côté du RDPC lors de la dernière élection présidentielle, sont tomber sous le coup de ce décret de la BAS.
    Faute de spectacles et des droits d’auteur, les artistes tirent le diable par la queue.

    En tout état de cause, ceux-ci craignant pour leur vie, ne prennent plus le risque de s’y aventurer. Laissant ainsi à l’abandon plusieurs contrats juteux de spectacles en Europe et aux Etats-Unis, qui auraient pu permis de joindre les deux bouts. On comprend dès lors le désarroi des musiciens quelque peu inconsolables. Ils le sont d’autant plus qu’au pays, les spectacles généralement mal payés se font de plus en plus rares. Et quand bien même ils parviennent à décrocher quelques contrats, il n’est pas évident qu’ils perçoivent le cachet dans son entièreté.

    Le droit d’auteur qui aurait pu apporter de temps en temps une bouffée d’oxygène aux artistes, quant à lui, reste un véritable serpent de mer au Cameroun. Pourtant sous d’autres cieux à l’instar de la Cote-Ivoire les anciennes gloires de la musique son gratifiées d’un émolument de 500 euros tous les mois. Les artistes pour leur part tirent le diable par la queue, et meurt précocement tous les jours dans l’indigence totale, délaissés par les hommes politiques cupides et sans scrupule qui les utilisent comme des papier hygiénique après usage.


    SOURCE : https://www.w24news.com/politique-voici-comment-les-artistes-ont-ete-sacrifies/?remotepost=47722

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