Preview Playoffs 2020 | Toronto (2) – Boston (3)

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    Pour la première fois de l’histoire, Toronto et Boston vont s’affronter en playoffs. Cette série promet d’être intense, tant les deux équipes semblent d’un niveau équivalent et dans une bonne forme. Ce ne sont pas leurs résultats au premier tour qui diront le contraire : 4-0 pour les Raptors, face aux Nets, et 4-0 pour les Celtics, face aux Sixers.

    On peut quasiment parier que cet affrontement va s’éterniser pour aller en six ou sept matchs…

    À l’origine, cette affiche devait nous offrir un duel de haute facture entre Kemba Walker et Kyle Lowry. Problème : le dernier nommé s’est blessé au premier tour face à Brooklyn et souffre d’une entorse de la cheville. Sa présence pour cette demi-finale de conférence reste incertaine, même si son dernier entraînement a rassuré.

    Victorieux de sa première série de playoffs en carrière au tour précédent, l’ancienne vedette des Hornets a rassuré contre Philadelphie, tournant à quasiment 24 points, 4 rebonds et 4 passes de moyenne (à 49% aux tirs). Handicapé par son genou gauche depuis plusieurs mois, le meneur semble avoir retrouvé de l’explosivité et des sensations à Orlando. De bon augure pour faire face à l’adversité proposée par les champions en titre.

    Dans le camp opposé, il faudra voir si Kyle Lowry peut effectivement tenir sa place, ou s’il est limité dans son retour au jeu. L’incertitude est tout de même un problème pour les Raptors, qui vont devoir ralentir Kemba Walker et ce sera forcément plus compliqué sans leur « bulldog ».

    Néanmoins, on peut compter sur ce dernier pour apporter sa hargne habituelle, peu importe l’état de sa cheville.

    Si Kyle Lowry est incertain, Fred VanVleet est lui dans la forme de sa vie. Face aux Nets, il a ainsi régalé (21 points, 4 rebonds et 8 passes de moyenne) et sorti plusieurs performances de haut niveau. À 26 ans, il pratique tout simplement le meilleur basket de sa carrière, ne cessant de progresser au fil des mois. Free agent dans quelques semaines, le couteau-suisse des Canadiens doit prouver qu’il a franchi un cap cette saison. Bonne nouvelle : les playoffs sont l’endroit idéal pour ça.

    La blessure de Kyle Lowry pourrait en tout cas rebattre les cartes sur les extérieurs. S’il est absent, Toronto ne devrait plus démarrer avec une paire Fred VanVleet – OG Anunoby mais Norman Powell – OG Anunoby. Point positif : les deux hommes ont l’habitude de jouer ensemble, les nombreux pépins physiques des Raptors ayant contraint Nick Nurse à bricoler avec son effectif tout au long de l’année. Brillants dans l’ombre, les deux joueurs ne seront pas les plus en vue mais leur travail sera néanmoins capital pour leur franchise.

    Mais même si le meneur est bien présent et en forme, et que les Raptors alignent Fred VanVleet et OG Anunoby sur les ailes, Marcus Smart et Jaylen Brown partent ici avec un avantage. D’autant plus que Jayson Tatum sera également amené à beaucoup évoluer sur les extérieurs, avec le jeu sans position prôné par Brad Stevens.

    Titulaire depuis la (nouvelle) blessure de Gordon Hayward, Marcus Smart excelle en défense mais peine toujours à être régulier et dangereux en attaque. Lui aussi doué défensivement, Jaylen Brown est bien plus menaçant de l’autre côté du parquet. Devenu une solide option offensive (20.3 points en saison, 21.5 en playoffs), il forme un tandem de feu avec Jayson Tatum. Offrant un véritable casse-tête aux défenseurs.

    Reste à voir comment les duels vont s’organiser dans ce jeu sans poste des deux côtés. Fred VanVleet s’occupera-t-il en priorité de Kemba Walker, laissant plutôt Kyle Lowry sur Marcus Smart et OG Anunoby sur Jaylen Brown ?

    Pour espérer se défaire de son adversaire, Toronto va devoir appuyer à l’intérieur pour provoquer des fautes et profiter de son avantage physique dans ce secteur. Complémentaire au possible, le duo Pascal Siakam – Marc Gasol risque de faire souffrir la raquette de Boston, composée de Jayson Tatum et Daniel Theis.

    Au poste 4, Pascal Siakam et Jayson Tatum devraient se livrer le duel de All-Stars qu’ils sont désormais. Leaders offensifs de leurs équipes respectives, ils porteront la majorité des espoirs de ces dernières sur leurs épaules.

    Quant à Marc Gasol et Daniel Theis, leurs rôles sont plus ou moins similaires. Ils se concentrent principalement sur la défense tandis qu’en attaque, ils se contentent de poser des écrans, de prendre les tirs ouverts et/ou de faire circuler la balle. Mais, si le pivot espagnol est davantage servi par ses coéquipiers et parvient à hausser son niveau de jeu, le « match-up » pourrait clairement tourner en faveur des Canadiens.

    Avec le retour attendu de Kyle Lowry, la « second unit » des Raptors sera de qualité, avec plusieurs éléments talentueux. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si le banc des champions a battu un record contre Brooklyn : celui du plus gros total de points inscrits (100), en playoffs, par des remplaçants. Norman Powell, Serge Ibaka, Terence Davis, Rondae Hollis-Jefferson, Chris Boucher, Matt Thomas, Stanley Johnson… Les solutions ne manqueront pas dans cette série pour Nick Nurse, qui a responsabilisé son banc toute l’année.

    Brad Stevens ne peut en dire autant car, sans Marcus Smart, sa « second unit » se retrouve lourdement handicapée. Les Celtics doivent s’en remettre à Enes Kanter, Brad Wanamaker, Robert et Grant Williams, Semi Ojeleye ou encore Romeo Langford pour bénéficier d’un apport régulier et important. En clair, le coach de Boston va beaucoup solliciter ses titulaires et le facteur fatigue sera alors à prendre en compte. Surtout si cette affiche s’éternise.

    Fraîchement élu Coach de l’année, Nick Nurse poursuit son parcours de rêve. En seulement deux saisons, il s’est imposé comme l’un des tous meilleurs entraîneurs de la Ligue. Redoutable et redouté, le technicien est épanoui à Toronto, sachant s’adapter à n’importe quelle situation. Proche de ses joueurs, il exploite à merveille les qualités de son groupe, qui le lui rend bien sur le parquet. Il possède, en plus, l’expérience du titre.

    Brad Stevens connaît lui aussi une belle campagne avec la franchise du Massachusetts. En fin stratège qu’il est, il lui faudra contrecarrer les plans de son homologue, en se reposant notamment sur ce qui a fonctionné face aux Raptors en saison régulière (bataille au rebond, contrôle des transitions…). Cette partie d’échecs entre les deux hommes risque en tout cas de valoir le détour et elle devrait grandement influer sur l’issue de cette série.

    L’apport des remplaçants. La blessure de Gordon Hayward et la cheville douloureuse de Kyle Lowry auront des répercussions dans cet affrontement, notamment au niveau de la profondeur de banc des deux équipes. Raptors et Celtics doivent se réorganiser et, par conséquent, les rôles de Marcus Smart et Norman Powell ressortent grandis de ces coups du sort. Serge Ibaka et Enes Kanter sont attendus en sortie de banc, tandis que certains joueurs comme Terence Davis, Matt Thomas, Brad Wanamaker et Romeo Langford doivent élever leur niveau de jeu.

    On le sait : en playoffs, ce sont les facteurs X qui font généralement basculer les rencontres en prenant le relais des stars extrêmement sollicitées et parfois lessivées.

    La franchise qui aura donc la chance de compter sur des rotations productives devrait pouvoir envisager sereinement l’avenir. Sur le papier, Toronto dispose de nombreuses armes et part avec un avantage, mais le banc de Boston a montré de belles choses récemment, rendant le tout moins déséquilibré qu’il n’y paraît.

    25 octobre : Boston – Toronto (112-106)
    25 décembre : Toronto – Boston (102-118)
    28 décembre : Boston – Toronto (97-113)
    7 août : Toronto – Boston (100-122)

    De l’état de la cheville de Kyle Lowry dépendent de nombreuses choses. Sans lui, les Raptors ne sont plus les mêmes puisqu’ils perdent leur leader, l’âme de toute une équipe. Le All-Star devrait finalement pouvoir tenir sa place mais il sera vraisemblablement diminué.

    Dans ce qui ne sera pas une partie de plaisir, les Celtics auraient alors une occasion en or de sortir le champion en titre pour se hisser en finale de conférence. Et, ce, malgré la blessure de Gordon Hayward.

    Portée par Jayson Tatum, la franchise du Massachusetts semble mieux armée sur le plan offensif mais la défense des Raptors est l’une des plus solides de la ligue, et elle sait se focaliser sur les stars adverses pour les couper de leurs coéquipiers. Un avantage face à des Celtics qui s’appuient désormais surtout sur un trio de scoreurs (Jayson Tatum, Jaylen Brown et Kemba Walker). Dans le même temps, en plus de Pascal Siakam et Fred VanVleet, le banc des Canadiens aura un rôle prépondérant à jouer dans cette série de par son apport et son impact, car Toronto pourrait manquer d’un « go-to-guy » dans les moments chauds pour faire la différence en attaque.

    En clair, le choc entre Raptors et Celtics risque de durer tant il semble équilibré. En l’état, il est compliqué de dégager un favori net mais cette affiche sera intéressante à suivre et vaudra son pesant d’or. L’expérience et le vécu des hommes de Nick Nurse peuvent toutefois faire la différence sur la durée.

    Game 1 : dimanche 30 août (19h00)Game 2 : mardi 1er septembre (horaire à déterminer)Game 3 : jeudi 3 septembre (horaire à déterminer)Game 4 : samedi 5 septembre (horaire à déterminer)Game 5 : vendredi 4 septembre (à déterminer si besoin)Game 6 : mercredi 9 septembre (à déterminer si besoin)Game 7 : jeudi 11 septembre (à déterminer si besoin)



    SOURCE: https://www.w24news.com

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