“Quand l’imam est une femme” sur Arte : la flamme de Sherin Khankan, figure féministe de l’islam

    0
    18

    “Big Little Lies” sur TF1, la prestigieuse série avec Nicole Kidman à la conquête d’un nouveau public

    Sur Planète+ Crime Investigation, Gretchen Carlson donne la parole aux femmes victimes d’abus sexuels au travail

    Culture et Covid-19 : Roselyne Bachelot plaide pour moins de distance, le spectacle vivant retient son souffle

    L’imame danoise Sherin Khankan. Fille d’un Syrien musulman et d’une Finlandaise chrétienne, mère de quatre enfants, elle a fondé en 2016 la mosquée Mariam de Copenhague.

    Ce documentaire diffusé mercredi 26 août sur Arte (et en replay sur arte.tv) brosse le portrait captivant de Sherin Khankan, première imame du Danemark. Féministe parfois contestée par sa propre communauté, elle a fondé une mosquée à Copenhague, où elle prêche un islam non patriarcal. Entretien avec Marie Skovgaard, qui l’a filmée durant trois ans au fil d’un tournage délicat.

    Créée en 2016, la mosquée Mariam de Copenhague est le premier lieu de culte musulman dirigé par une femme au Danemark. Entre 2015 et 2018, la réalisatrice Marie Skovgaard a pu suivre au plus près sa fondatrice, l’activiste féministe Sherin Khankan, dans ses tout premiers pas d’imame, entre direction d’une prière du vendredi réservée aux femmes, consultations d’accompagnement spirituel et célébrations de mariages interconfessionnels. Quand l’imam est une femme, diffusé mercredi 26 août sur Arte, est le portrait élégant d’une figure progressiste, en lutte pour un islam ouvert et pluraliste, débarrassé de ses interprétations patriarcales. C’est aussi la chronique passionnante de la construction tumultueuse d’une communauté, à l’épreuve des crises intestines et de l’hostilité de ses détracteurs. La réalisatrice nous raconte son approche immersive et patiente.

    Sherin Khankan dirigeant la prière à la mosquée Mariam de Copenhague, qui compte à ce jour trois imames. “Établir une relation de confiance a pris du temps”, explique Marie Skovgaard, réalisatrice du documentaire Quand l’imam est une femme.

    Comment avez-vous obtenu un tel accès à Sherin Khankan ?Je l’ai rencontrée à Copenhague lors d’une récolte de fonds qu’elle organisait pour la Syrie. Son père y est né, moi j’y ai vécu et travaillé, j’y étais lorsque la guerre a éclaté. Nous avions l’amour de ce pays en commun. Lorsque j’ai entendu parler de son projet de mosquée, je lui ai demandé si elle accepterait que j’en documente la création. Elle m’a généreusement permis de la suivre, bien avant qu’elle ne devienne imame. C’était un privilège de filmer ce processus. Le tournage était délicat, car des membres de la communauté, y compris Sherin Khankan, avaient eu de mauvaises expériences avec les médias. Établir une relation de confiance a pris du temps, il m’a fallu faire mes preuves. J’ai tout de suite expliqué que je n’étais pas journaliste, que je ne réalisais pas un sujet sensationnaliste sur les musulmans, mais que je voulais comprendre ce qu’implique très concrètement d’impulser un changement.

    Quand l’imam est une femme, de Marie Skovgaard, mercredi 26 août, à 22h30, sur Arte. Et en replay sur Arte.tv

    Retrouvez le meilleur de Télérama avec nos quatre newsletters : La Quotidienne, Télérama Sortir Grand Paris, Télérama Soirée (abonné) et Télérama Week-end (abonné)



    SOURCE: https://www.w24news.com

    Donnez votre point de vue et aboonez-vous!

    Laisser un commentaire

    Votre point de vue compte, donnez votre avis

    [maxbutton id= »1″]




    LEAVE A REPLY

    Please enter your comment!
    Please enter your name here