Que sait-on de l’agression d’Augustin à Lyon ?

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    Le soir du 23 août, c’est son frère, Grégoire R., qui relate la scène sur Facebook. Il est 23 heures, place Bellecour, quand «un groupe de 5 racailles colorées ont commencé à agresser des filles à l’arrêt de bus», écrit-il. Selon son frère, Augustin «a pris leur défense en retenant ces individus le temps qu’elles rentrent à l’abri dans le Monoprix. A 5 contre lui, avec tout l’honneur d’un homme, ils l’ont fracassé sans que personne n’intervienne».

    Et Grégoire R. de dresser le «bilan de l’intervention de sauvetage contre ces 5 citoyens modèles détestant notre pays» : «Plusieurs dents cassées, une fracture de la mâchoire et doit se faire opérer des cervicales…» Le message a, à ce jour, suscité des dizaines de milliers de réactions sur le réseau social. Le groupe créé à cette occasion («Justice pour Augustin») rassemble, pour l’heure, près de 7 500 membres.

    L’information est rapidement reprise en l’état, comme par le compte Gossip Room qui obtient plus de 3 000 retweets. Dans la foulée, l’affaire prend un tournant résolument politique. Dès le lundi matin, elle est largement relayée par de nombreuses personnalités de droite et d’extrême droite, à l’image de Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France, ou Julien Odoul, élu RN du conseil régional de Bourgogne Franche-Comté.

    Vendredi soir 5 voyous ont gravement blessé Augustin (17 ans) parce qu’il défendait 2 jeunes filles agressées @DLF_Officiel apporte tout son soutien à ce jeune homme si courageux et exige des peines sévères contre ses lâches agresseurs #JusticePourAugustin pic.twitter.com/eRsR03ccrC

    Augustin, 17 ans, a sauvé deux jeunes filles à #Lyon. Il a gravement été blessé par les sauvages agresseurs. Que cet acte héroïque déclenche le sursaut du peuple français contre l’ensauvagement ! #JusticePourAugustin pic.twitter.com/lQvIDuj6Ss

    Sur le plan juridique, le parquet de Lyon confirme à CheckNews que le jeune homme de 17 ans a effectivement déposé une plainte, le dimanche 23 août, auprès de la brigade de gendarmerie de Fontaines-sur-Saône pour des faits de violences volontaires commises en réunion, place Bellecour à Lyon, le 21 août à 23 heures.

    Une enquête a été confiée par le parquet au commissariat du IIe arrondissement, qui a lancé un appel à témoins. Par ailleurs, Augustin a été opéré de la mâchoire lundi. Il devrait sortir de l’hôpital ce mardi et son ITT est en cours d’évaluation, toujours selon le parquet.

    Contactés par CheckNews, les amis d’Augustin et de sa famille, à l’origine du groupe Facebook de soutien, expliquent que d’après le frère et la sœur du jeune homme, «il y a eu un coup et ensuite un tabassage en règle par plusieurs garçons».

    De son côté, la mère d’Augustin indique ce mardi matin sur CNews que «les jeunes filles sont parties au Monoprix et les autres ont encerclé mon fils pour l’emmener plus loin vers l’office de tourisme. Et là il y en a un qui l’a assommé par-derrière, il est tombé. Il se souvient plus de tout, il a été roué de coups, il a la mâchoire cassée, les dents cassées. Quand il s’est réveillé, ils n’étaient plus là».

    CheckNews a pu rentrer en contact avec deux des quatre adolescentes impliquées dans cette scène. Celles-ci doivent se rendre au commissariat ce mardi après-midi afin d’effectuer des dépositions.

    La première tient à nous préciser que ses amies et elle n’ont pas été agressées par les garçons qui les ont abordées : «Ils étaient lourds et insistants mais ils ne nous ont pas touchées du tout.» Elle se montre particulièrement critique du traitement de l’affaire dans la presse : «Tout ce que les médias ont écrit est faux.»

    Notre seconde interlocutrice détaille davantage les faits. La scène qu’elle décrit correspond, de fait, à une situation de harcèlement de rue. «On était quatre copines en tout, on sortait du Monoprix, on était en train de rentrer chez nous. Là, sept garçons sont arrivés, ils nous suivaient, ils nous demandaient nos snaps [identifiants sur le réseau social Snapchat, ndlr]. Ils étaient lourds et ils insistaient.»

    «Avec une copine (les deux autres sont restées à l’écart), on est allées les voir, on leur a dit qu’on était en couple et qu’on n’était pas intéressées, poursuit l’adolescente. C’est à ce moment-là qu’Augustin et son copain interviennent. Ils parlent avec les garçons, ils leur font remarquer qu’on n’a pas l’air intéressées.»

    Effectivement, dans un extrait vidéo de la scène, que la jeune fille a partagé sur Snapchat, on peut entendre Augustin dire calmement : «Juste, on vous a vus, elles avaient pas l’air très réceptives, on voulait juste s’assurer…» La suite est difficilement audible.

    La version de l’adolescente diffère ensuite de ce qui a été dit ou écrit par les proches et la famille d’Augustin R. Elle évoque un coup de poing et non un lynchage par plusieurs personnes : «Le ton monte, ils commencent à mal se parler et disent qu’ils vont se battre à un contre un. Je me suis interposée, avec ma copine on disait que ça ne servait à rien de se battre. On pensait que ça allait se régler et là un des garçons a mis un coup de poing à Augustin par-derrière, dans la mâchoire. Augustin ne l’a pas vu venir. Il a perdu une dent.»

    Dans l’extrait vidéo, qui ne montre pas le coup, on entend en effet Augustin crier : «Tu m’as enlevé une dent, fils de pute !»

    La jeune fille poursuit : «Après le coup, Augustin est tombé, il s’est relevé directement, il n’a pas perdu connaissance. Je suis allée parler au garçon qui lui avait mis un coup, pour lui faire remarquer qu’Augustin lui parlait calmement et que ça ne se faisait pas de lever la main sur lui. Il s’est énervé contre moi, le ton est encore monté, puis enfin ils sont partis. Augustin a voulu leur courir après pour se venger, des garçons qui s’étaient arrêtés devant la scène le retenaient. Les autres, je ne sais pas où ils sont partis, je ne les ai pas revus. Avec mes copines, nous sommes restées une bonne vingtaine de minutes avec Augustin, son copain et les témoins. On a remercié Augustin, on lui a dit qu’on était désolées et on voulait s’assurer qu’il irait bien à l’hôpital.»

    Les amis d’Augustin, confrontés à cette version des faits : «Il faut qu’on nous explique comment un seul coup peut avoir cassé une dent, la mâchoire et blessé aux cervicales.»

    Depuis ses publications sur Snapchat – où elle remettait en question le récit fait de la scène par certains membres de la famille du jeune homme, et relayé par l’extrême droite –, l’adolescente dit, photos à l’appui, avoir reçu des menaces de mort. «Tout le monde pense que je crache sur Augustin et qu’en plus on est contre les droits des femmes, mais en fait je trouve ça super qu’il soit intervenu comme ça, rétorque-t-elle. Juste, à la base, je tiens à dire qu’on n’a pas été agressées comme ce qui est écrit.»

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    SOURCE: https://www.w24news.com

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