Revirement de Takieddine : Sarkozy et la droite montent au créneau

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Après le retrait du principal accusé dans l’affaire relative au financement de la campagne électorale présidentielle libyenne de 2007, l’ancien chef de l’Etat et ses proches ont commencé l’attaque.
La vérité. »Nicolas Sarkozy a répondu publiquement mercredi soir, suite aux nouvelles déclarations de Ziad Taqi al-Din qui a confirmé à Paris Match qu ‘« il n’y avait pas de financement pour sa campagne présidentielle »pour 2007 par les autorités libyennes. Ce médiateur du soufre libanais a été l’un des principaux témoins de l’accusation dans cette affaire, l’ancien chef de l’Etat ayant été condamné depuis mars 2018 pour « dissimulation de détournements de fonds publics », « corruption généralisée » et « financement illégal de campagnes », et depuis mi-octobre « des associations Criminel.  » « Le principal accusé avoue ses mensonges. Il ne m’a donné aucun argent, ni aucun financement illégal pour ma campagne », poursuit l’ancien président.

Le président de LR, Christian Jacob, l’a appelé au téléphone mercredi soir pour lui montrer son soutien lorsque, au même moment, plusieurs de ses partisans historiques se sont mobilisés pour défendre l’ancien patron de droite. «Après des années de mensonges et de colère politique et judiciaire, les langues se sont fanées et la vérité émerge!», A commenté Eric Ciotti, député des Alpes-Maritimes (LR), alors que plusieurs autres se sont félicités que «l’honneur» de Sarkozy était «rétabli».

Si la transformation de Ziad Taqi al-Din satisfait légitimement les partisans de l’ancien hôte de l’Elysée, alors il ne remet pas en question l’ensemble du processus judiciaire. Car le témoignage du médiateur franco-libanais, s’il a effectivement été une partie significative de l’accusation contre l’ancien chef de l’Etat, n’est pas le seul. Plusieurs anciennes personnalités libyennes ont accusé Nicolas Sarkozy de profiter des gains exceptionnels du régime de Mouammar Kadhafi, témoins dont l’ancien président met sérieusement en doute la crédibilité.

Menez la bataille médiatique et gagnez son innocence
Dans ce dossier de tiroirs, Al-Adl a également mis à jour plusieurs mouvements suspects de ses plus proches collaborateurs – Claude Jean et Brice Hortefeux – en Libye en 2015, en compagnie de Ziad Taqi al-Din. Devant les juges le mois dernier, Nicolas Sarkozy s’était ouvertement démarqué de ses partisans, estimant que chacun avait commis une « erreur ». Contrairement aux autres sarkoïstes, ces deux-là n’ont pas encore interagi avec la nouvelle version franco-libanaise. Leurs rencontres libyennes font partie des arguments que les juges d’instruction ont utilisés pour justifier la récente mise en examen de Nicolas Sarkozy d ‘«affiliation criminelle», qui semble moins dépendante des déclarations changeantes de Ziad Taqi al-Din.

Nicolas Sarkozy compte tout ce qui se passe pour célébrer l’occasion et l’attaque commence: l’invité de BFMTV de vendredi sera à 19 heures pour mener la bataille médiatique, frappant son innocence. Ce discours intervient également dix jours seulement avant le début du procès dit « d’écoute électronique », où il doit comparaître pour « corruption ».

«Symboliquement, le cas libyen est le plus terrible, le plus passionnant», commente Sarkoist, pour la première fois, qui aime à croire que l’effondrement supposé de cette question pourrait avoir un impact sur d’autres. «Cette atmosphère! Il n’est pas rare que Sarkozy écrive qu’elle ne l’était dans le passé (NDLR: aux juges): «La même personne veut croire.
Nicolas Sarkozy reste cependant un incontournable de son camp. Et aussi trop influent pour être soutenu à tout prix. Pour preuve, trois candidats présidentiels de droite – Xavier Bertrand, Valérie Pecress et Bruno Rettaio (pas un sarkoïste) – y sont allés à partir de leur message public pour commenter de manière timide ou dure, selon le mystérieux tournant libanais de Franco dans le dossier libyen. Peu importe la fragilité de ce témoignage.

« Je pense que Ziad Taqi al-Din est un merveilleux manipulateur qui a montré sa grande capacité à jouer avec ses interlocuteurs. C’est ainsi que Nicolas Sarkozy l’a décrit le mois dernier devant les juges d’instruction. On l’appelait aussi le » voyou « ou » le fou « ou » le menteur impudent « .


SOURCE: https://www.w24news.com

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