RMC : Apolline de Malherbe sur les traces de Jean-Jacques Bourdin

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    Une rentrée comme à la maison pour Apolline de Malherbe. C’est pieds nus, et avec trois minutes d’avance, que la journaliste de 40 ans a débuté ce lundi matin la matinale de RMC. Sa matinale désormais, puisqu’elle a la lourde tâche de succéder à Jean-Jacques Bourdin, qui a lâché cet été les manettes du prime time de la radio après 19 saisons, pour se concentrer sur son interview de 8 h 30.

    5h55. Apolline de Malherbe, vêtue d’un haut orange fluo, répète dans le grand studio noir et bleu foncé le lancement qu’elle prononcera deux minutes plus tard en direct face aux caméras, puisque le rendez-vous est également diffusé à la télévision, sur la chaîne RMC Découverte. « Bonjour à tous ! Très, très heureuse de vous retrouver ce matin et désormais chaque jour. Bienvenue dans Apolline Matin. Apolline Matin, vous allez prendre l’habitude, vous verrez ! », lance-t-elle, la voix enjouée.

    Ce sera la seule allusion à son gros défi radiophonique. Tout comme à la polémique de ces derniers jours sur le titre de son émission. Ce dernier a été jugé sexiste car il ne comporte que son prénom, contrairement aux hommes de la station tous appelés par leur nom de famille (« Bourdin Direct », « Moscato Show », etc.).

    Influencée par ses années passées à BFMTV, Apolline de Malherbe répète à plusieurs reprises que ses deux heures trente d’info ne s’organisent ce matin qu’autour de « deux grands titres » : « L’immense déception des Parisiens » après la défaite du PSG contre le Bayern Munich en finale de la Ligue des champions, et « la rentrée au travail sur fond de coronavirus ». Effectivement, il y a aucune place pour les autres actualités du jour, tant les intervenants et les angles d’attaque sont nombreux autour des deux sujets phare.

    Passionnée par la politique, Apolline de Malherbe interviewe par téléphone Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports, qui a assisté au match à Lisbonne, puis Roxana Maracineanu, la ministre déléguée aux Sports. Mais la journaliste doit s’y reprendre à deux fois pour réussir un duplex avec un représentant des CRS, agacé par les débordements observés sur les Champs-Elysées.

    Les contraintes de l’info en direct, elle connaît ! Aucun stress palpable et peu de langue qui fourche. Seule une mouche qui fait des tours dans le studio vient la sortir de sa concentration. A 6h9, on lui apporte un aérosol anti-insectes au cas où l’effrontée tournicote à nouveau. Cette matinale, Apolline de Malherbe est loin de la découvrir : cela fait trois ans qu’elle la présente huit semaines par an, pendant les congés de Bourdin.

    Aucun des auditeurs qui interviennent à l’antenne — la spécialité de la station — ne lui souhaite d’ailleurs bienvenue ou bonne chance. Cela ne vient même pas à l’esprit de Richard, un supporter de l’OL qui vit à Caen, choisi par le standard pour sa vision critique du PSG, « qui n’a pas l’envergure pour emporter la Champions League ». « Vous êtes à Caen, j’espérais que vous alliez me dire Allez Malherbe, quoi ! », plaisante la journaliste, en référence au nom du stade où joue l’équipe normande. Mais Richard ne saisit pas cette blague de footeux. « Oh, bah, Caen, c’est encore pire ! », enchaîne-t-il.

    Les habitués de RMC ne risquent pas d’être déboussolés par le changement de journaliste dans la matinale, l’émission se situant dans la parfaite lignée de celles que livrait Jean-Jacques Bourdin. Pour les rassurer, la radio a renouvelé tous les intervenants habituels : Charles Magnien et Louis Amar, là autant pour leur bonne humeur que leurs chroniques, Céline Kallmann et Anne-Sophie Balbir pour les journaux toutes les demi-heures, le geek Anthony Morel, la chroniqueuse Marie Dupin et Nicolas Poincaré, qui trouvé refuge sur RMC à la rentrée dernière. Même Daniel Riolo et Rolland Courbis, les consultants maison, sont exceptionnellement de la partie pour cette première.

    A l’antenne, les auditeurs ont plaisir à parler Covid-19, un peu, et ballon rond, beaucoup. Un débat a lieu entre un fan de l’OM, forcément perfide, et un supporter du PSG, évidemment déçu. « Mais vous savez ce qui vous rassemble ? », demande la présentatrice en guise de conclusion. « La Heineken », lui répond le Parisien. En plateau, tout le monde rit de l’excellente répartie. C’est ça, l’esprit RMC. Et Apolline de Malherbe entend tout faire pour le garder.



    SOURCE: https://www.w24news.com

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