Schneider mise plus de 4 milliards sur les logiciels industriels

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    Aveva, la filiale de logiciels du leader français de l’équipement électrique, reprend l’américain OSIsoft pour plus de 4 milliards d’euros. Cette opération renforce Schneider dans l’un de ses métiers d’avenir, la collecte et l’analyse de données pour l’industrie.

    Pour Schneider , l’avenir est dans le logiciel. Aveva , détenu à 60 % par le numéro un français de l’équipement électrique, annonce ce mardi l’acquisition de l’américain OSIsoft, pour 5 milliards de dollars (4,2 milliards d’euros). Ce spécialiste des logiciels industriels renforcera l’offre d’Aveva, un leader dans son domaine basé au Royaume-Uni. Le chiffre d’affaires du nouvel ensemble atteindra 1,2 milliard de livres (1,3 milliard d’euros).

    La transaction s’effectue en numéraire et en actions. En conséquence, J. Patrick Kennedy, le propriétaire et fondateur d’OSIsoft, deviendra un actionnaire minoritaire d’Aveva avec un peu plus de 4 % du capital. La participation de Schneider dans Aveva sera légèrement diluée, tombant à 57 %. L’opération devrait être finalisée à la fin de l’année.

    Grâce à l’installation de capteurs dans les usines, OSIsoft est devenu un spécialiste de l’analyse de données pour le secteur industriel permettant d’optimiser la consommation d’énergie, l’efficacité des procédés ou encore la sécurité. Basé en Californie, l’éditeur de logiciels a affiché une croissance de plus de 10 % par an au cours des dix dernières années. Son chiffre d’affaires était de 466 millions de dollars l’an dernier et sa marge d’exploitation était proche de 26 %. «OSIsoft est un vrai joyau», a déclaré le PDG de Schneider, Jean-Pascal Tricoire, lors d’une conférence téléphonique.

    « Schneider Electric estime que ce projet représente une étape majeure dans le développement d’Aveva », a déclaré le groupe français dans un communiqué. « En nous concentrant sur les applications essentielles, nous avons construit un portefeuille complet de capacités avec l’objectif clair de connecter la conception et la construction aux opérations, en collectant une quantité toujours croissante de données », ajoute Jean-Pascal Tricoire.

    Schneider est entré sur le marché des logiciels en 2013 avec l’acquisition d’Invensys, complétée par la pris de contrôle d’Aveva en 2018. Les logiciels et les services représentent aujourd’hui 17% des revenus de l’industriel français spécialiste des équipements électrique de basse et moyenne tension. Ils aident les clients de Schneider à mettre en oeuvre «la numérisation et l’électrification» de leur activité, deux tendances sur lesquelles mise Jean-Pascal Tricoire.

    L’action Schneider s’appréciait de 0,8 % mardi peu après l’ouverture de la Bourse de Paris. Le titre Aveva gagnait près de 3% à Londres. L’acquisition aura un impact positif sur les bénéfices à partir de 2022, notent les analystes d’UBS, car la profitabilité d’OSIsoft est supérieure à celle d’Aveva.

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    SOURCE: https://www.w24news.com

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