S*xe, argent et rivalités: Voici les révélations sur un cocktail explosif à l’Ambassade du Cameroun en France

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    La représentation diplomatique du triangle national, rue d’Auteuil, à Paris, vit une crise sans précédent. En témoigne, le rappel de l’Ambassadeur, Alfred Nguini, à Yaoundé, début mai 2020.

    Que se passe-t-il vraiment derrière les murs sobres du 73 rue d’Auteuil, dans le 16ème arrondissement de Paris, où se dresse le bâtiment de l’ambassade du Cameroun en France ? Ce qui est sûr, c’est que bien des intrigues s’y jouent depuis au moins un an déjà. Chaque jour révèle son script, chaque semaine une nouvelle scène, chaque mois un nouvel acte, chaque année ou presque une pièce inédite… Le cœur de la Représentation diplomatique, dans l’hexagone, du triangle national ne manquant ni d’idées, ni d’acteurs pour les coucher sur du papier et en faire des textes taillés sur mesure. A telle enseigne que, las d’un spectacle au demeurant nauséeux, Yaoundé a fini par taper du poing sur la table. Il était temps !
    Serait-on tenté de dire. Mais est-ce pour signifier l’arrêt de la pièce ? Siffler la fin de la récréation ? Tout porte à le croire même si le président de la République, Paul Biya, qui a nommé, le 29 mars 2019, après un an de vacance de poste, Son Excellence Alfred Nguini dans l’hexagone, en vertu de son pouvoir discrétionnaire, reste ici comme souvent, le seul maître du jeu. Sûrement qu’à ses yeux, le manège n’avait que trop tourner…

    ‘Des chiffres qui parlent’

    A son arrivée, Porte d’Auteuil, Alfred Nguini, qui venait de passer 11 ans à Abidjan comme Ambassadeur du Cameroun en Côte d’Ivoire, doit faire face à une situation extrêmement tendue qu’illustre le vandalisme des locaux, en janvier 2019, par des membres de la Brigade anti sardinards (Bas), mécontents des résultats de la présidentielle 2018. L’Ambassadeur va donc lancer de l’intérieur, une croisade anti BAS en indexant Christophe Ketchankeu, le percepteur de la chancellerie depuis 1984, qu’il ‘soupçonne de collusion avec l’ennemi’. Parallèlement, Alfred Nguini fait venir d’Abidjan, Sylvie Inago Dah, sa secrétaire particulière ivoirienne.

    Une initiative décriée par une bonne partie du personnel de l’ambassade à Paris, d’autant plus que Dame Inago Dah semble prendre le personnel de haut avec son salaire mensuel, ajouté aux avantages de tous ordres, avoisinant 5.000 euros, soit le double du salaire moyen des membres de la chancellerie. La situation bancaire de la secrétaire particulière, qui n’avait pas encore ouvert de compte, va dégrader un peu plus l’ambiance au sein de l’édifice.
    L’Ambassadeur exigeant que tout le monde soit payé en espèces et non plus en chèques comme de tradition dans la maison. Le percepteur suspend le versement des salaires, rejetant l’injonction du maître des lieux. Surtout, le Commissaire divisionnaire et deuxième secrétaire à l’ambassade, Barthélémy Xavier Ongolo, nommé en Rd Congo depuis janvier 2020, ne semble pas presser de retrouver sa nouvelle affectation.

    Alfred Nguini a donc signé une note de service le 7 mai 2020, informant que M. Ongolo ne fait plus partie des services de l’Ambassade du Cameroun en France. Pour Jean-Paul Tchakoté, ancien président Sdf-France, la crise qui secoue la Représentation diplomatique du Cameroun en France est tout sauf un épiphénomène. « Le rappel de l’ambassadeur nous interpelle. De nombreuses rumeurs concernant des pratiques contestables ont cours depuis un moment déjà. Elles viennent s’ajouter aux nombreuses autres questions qui n’ont toujours pas trouvé de réponse, comme la question du logement de l’Ambassadeur. Depuis quelques années déjà, une résidence de fonction a été achetée et aménagée pour un coût de 3 milliards de Fcfa à Saint-Maur-des-Fossés. Elle serait actuellement occupée par des personnes non autorisées pendant que l’Ambassadeur loue un logement meublé à 4 millions de Fcfa par mois». Des chiffres à donner le vertige !

    ‘Les locaux de l’ambassade comme siège du Rdpc’

    « Compte-tenu de la situation d’extrême misère de certaines de nos populations, ce n’est pas une situation acceptable. Nous dénoncions depuis très longtemps, l’usage excessif des espèces dans notre ambassade. Nous apprenons, qu’en plus des visas qui sont exclusivement perçus en espèces et des nombreuses dépenses effectuées en cash, certains salaires aussi sont payés en liquide. C’est étonnant dans un environnement comme la France. Cela nous éloigne de la pertinence du slogan “Rigueur et Moralisation” ». Pour M. Tchakoté, les pratiques qui rythment la vie quotidienne au 73 Rue d’Auteuil, à Paris, sont le résultat de la cacophonie entretenue par le pouvoir de Yaoundé. « Si Monsieur l’Ambassadeur pouvait obtenir de renoncer d’utiliser les locaux de l’ambassade comme siège du Rdpc, ce serait une avancée. Oui c’est un espace qui doit garder son caractère républicain et ne plus servir comme terrain d’affrontements partisans. Très souvent des membres du rdpc s’y refugient et se livrent à des provocations… », affirme-t-il, insistant : « Il est besoin que la communauté camerounaise de France soit organisée et dispose des représentants élus.

    Elle souffre de l’absence d’autorités morales. On retrouve, de plus en plus, des compatriotes qui se disputent devant des tribunaux pour des futilités. Des problèmes qui auraient pu trouver une solution devant un arbitre national… Ce n’est pas le rôle d’un ambassadeur. Il faut des résidents élus. Les personnes nommées par un ancien ambassadeur devenu ministre pour jouer le rôle de représentants des Camerounais n’ont aucune légitimité. Je crois qu’ils devraient démissionner ». Et de conclure : « Il serait aussi juste qu’à l’avenir, les Camerounais de France, en particulier et de l’étranger en général, aient des élus au parlement national. Le Président de la République avait promis, depuis juillet 2009, de clarifier la question de la nationalité. 11 ans déjà… Il n’est jamais trop tard ». La crise au sein de l’ambassade du Cameroun, en France, expliquerait, selon nos confrères de Jeune afrique, le rappel, à Yaoundé, le 7 mai, de l’Ambassadeur Alfred Nguini en compagnie de son ministre conseiller Antoine Ahmadou. L’hebdomadaire indique qu’ils auraient reçu, fin avril, leur notification de rappel.

    Source: 237online.com

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