Weltnachrichten – FR – « Science et Vie » sous le contrôle de Reworld Media

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une analyse

Départ du rédacteur en chef, perte de contrôle du site, motion de censure . . . Les éditeurs de Science et Vie ne croient plus que la qualité de leur titre peut être résolue dans la stratégie de Reworld Media, et demande l’aide des autorités après de nombreux départs au sein des éditeurs et plusieurs grèves..

4 min de lecture.

«Science et Vie propose un journalisme scientifique de haute qualité à un large public depuis 1913. Comment pouvez-vous accepter votre disparition sans une larme et un cri de colère? « Appelle le mathématicien et député Cédric Villani sur Twitter. Le lauréat de la médaille Fields 2010 montre son soutien à l’équipe éditoriale du magazine, en conflit ouvert depuis la rentrée avec son actionnaire Reworld Media, qui a pris le contrôle du site Internet du magazine.

« Il y a des communiqués de presse, du plagiat, parfois même des informations que nous avons démenties. Cela nuit à notre image », prévient un journaliste au cou étroit. « Nous avons essayé le dialogue, les grèves, les menaces . . . mais la direction exécute sa stratégie sans écouter nos avertissements. Nous nous sentons désarmés, livrés à nous-mêmes, ce n’est plus durable », poursuit un autre. En fin de journée, les douze dernières « cartes de presse » sollicitaient les ministères de la culture, de la recherche et de l’Élysée. Et n’exclut pas un départ collectif.

Que se passe-t-il dans le magazine de vulgarisation scientifique, qui a plus de cent ans et qui est très rentable (selon Arrêt sur images, deux millions d’euros de profit) tous les 185 mois. 000 lecteurs en France? Il y a 16 mois, Science et Vie, avec les autres titres de Mondadori France, est devenu la propriété de Reworld Media, un groupe français en forte croissance spécialisé dans la conversion numérique de communiqués de presse (voir ci-dessous). . A l’invitation de La Croix pour expliquer sa stratégie, le groupe n’a pas emboîté le pas.

Sa réputation d’organiser une porosité entre éditorial et publicité vide les titres de certains journalistes. Votre travail est ensuite confié à des agences extérieures ou à des «gestionnaires de contenu», y compris des étudiants formés en interne. .

Les autres journalistes (12 sur 30) de Science en Vie le savaient. Mais ils voulaient croire que ce serait différent. Reworld Media les a assurés de maintenir un haut niveau de qualité et de respect de leur éthique. Le titre était sa « pépite ». «Je parie que Reworld Media pourrait être une bonne chose avec son expertise numérique», se souvient Hervé Poirier, l’ancien rédacteur en chef qui a quitté l’entreprise en octobre après vingt et un ans.. . « J’ai soutenu leur décision de créer un site Web payant sans publicité. Mais je n’ai pas pu remplir ma mission de réorganiser l’équipe éditoriale à cet effet. La demande de perte de contrôle du site Web n’était pas acceptable. « 

→ LIRE À (RE). Les employés de Mondadori mettent en garde contre un rachat par Reworld Media

Depuis son départ, les deux journalistes qui travaillaient pour le web sont en sous-effectif pour rejoindre l’équipe éditoriale du journal. Et les articles du site sont rédigés par des « content managers » d’une autre société boulonnaise avec un objectif d’une cinquantaine d’articles par semaine. «La différence fondamentale est que nous pensons que le temps de réfléchir et de passer en revue les plus petites informations grâce à notre propre filtre alimente la qualité et la confiance avec le lecteur alors qu’il cherche à capter l’attention», résume Hervé Poirier ensemble.

«Dans Science et Vie», poursuit-il au passé, «nous avons fait semblant de mettre ce que nous avions en commun sur la table à partir de laquelle une opinion pourrait se former. . Nous avons essayé d’être un bien commun. Dans cet esprit, nous avons pensé que nous aurions un avantage social et politique en ce moment. Ce contrat tacite avec nos lecteurs va progressivement se dégrader. « 

« Reworld et cette publication sont des univers qui ne peuvent se rencontrer », ajoute le sociologue Jean-Marie Charon. La vulgarisation de la science est un domaine très particulier qui nécessite un savoir-faire, une méthodologie que Science et Vie a accumulée sur une longue période. . Une entreprise comme Reworld, qui développe ses magazines pour le public, la publicité et l’événementiel, ne peut pas intégrer une telle structure. « Le chercheur a même été » surpris « que Reworld Media n’ait pas vendu ce titre. . D’autant que les acheteurs sont intéressés.

C’est le cœur de la stratégie globale des rédacteurs en chef, qui espère que les autorités feront pression sur le groupe pour qu’il vende Science et Vie. Ils sont soutenus par l’économiste Julia Cagé et son association Un bout du monde. Depuis jeudi, il a mis sur pied un collectif sous le hashtag #SauvonsScienceEtVie, qui utilise des vidéos sur les réseaux sociaux pour informer sur la situation et «véhicule le message qu’il existe des alternatives et que l’intervention publique est légitime pour ne pas laisser un actionnaire détruit. « un support d’information essentiel ».

Le magazine scientifique populaire a été lancé le 1. Fondé en avril 1913 par Paul Dupuy, fils du directeur du quotidien Le Petit Parisien, sous le nom de La Science et la Vie et racheté en 2003 par le britannique Emap.

Six ans plus tard, en 2009, il est vendu avec des magazines grand public (Biba, Closer, Grazzia, Auto Moto, Télé Poche, Nous deux …)

à la filiale française du groupe italien Mondadori

Fondée en 2012 par Pascal Chevalier et axée sur la conversion numérique des marques d’impression (Marie Claire, Be . . . ) Le groupe spécialisé Reworld Media a été racheté par Mondadori fin 2018 avec les autres titres. Le groupe est solide financièrement et emploie 970 personnes dans 12 pays. Il a récemment publié le magazine Dr. Bien! (avec Michel Cymes), Mission Patrimoine (avec Stéphane Bern) ou Gueuleton.

Vendredi 4. Décembre, 16h.Emmanuel Macron donnera pour la première fois une interview aux médias en ligne. . .

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Ref: https://www.la-croix.com

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