World news – FR – Démission du numéro 2, rébellion de l’aile gauche… LREM en pleins remous

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Ordre juste, tournant sécuritaire, promotion d’anciens LR dans le gouvernement … l’aile droite de la macronie est servie ces dernières semaines. « Emmanuel Macron a acquis la certitude que le vivier électoral était de ce côté-là, et les récentes études confirment que le pays est clairement à droite. Pourquoi s’en priverait-il? », justifie un soutien du chef de l’Etat, pendant que dans l’aile gauche de la République en marche… on fait grise mine.

Signe de cette tendance, la réorganisation interne du mouvement qui, ces dernières semaines, a vu monter en grade d’anciens cadres issus des Républicains. C’est le cas de Paul Midy, passé chez les jeunes UMP, aujourd’hui directeur général adjoint de LREM. Mais aussi de Deborah Pawlik, cheffe de cabinet auprès du délégué général du parti, Stanislas Guerini… et autrefois membre LR.

Mais c’est surtout une autre nomination qui ne passera pas inaperçue lundi 21 septembre dans la soirée en bureau exécutif de la République en marche : la députée et ex-juppéiste Marie Guévenoux est promue numéro deux du mouvement. Pierre Person, député issu (comme beaucoup d’autres parlementaires macronistes) des rangs socialistes, qui occupait jusque-là ces fonctions a choisi d’annoncer sa démission avec fracas dès ce lundi matin estimant que le parti présidentiel « ne produit plus d’idées nouvelles » et n’est plus « en mesure d’affronter la nouvelle étape du quinquennat ».

« C’est un choix organisationnel, mais aussi politique, qui correspond à la ligne prise par l’Elysée », traduit un marcheur, alors que la blague en vogue ces derniers jours dans les couloirs du mouvement porte sur le passé ultralibéral de Guévenoux. « Ce sont deux JAM : Person était parmi les Jeunes avec Macron… Guévenoux chez les Jeunes avec Madelin ». Ambiance…

Face aux assauts répétés de la droite macroniste, certains élus tentent néanmoins de se structurer. Comme le prouve la réunion qui s’est tenue samedi pour la rentrée politique de l’association Territoires de progrès. Parrainée par les ministres (ex-PS) Jean-Yves Le Drian et Olivier Dussopt, elle revendique clairement son positionnement : « Organiser l’électorat de gauche pour la majorité présidentielle, car cette gauche sociale-démocrate existe encore », plaide Gilles Savary. L’ancien député socialiste est à l’origine du mouvement qui tiendra son congrès constitutif en janvier.

Signe de cette offensive, outre Le Drian et Dussopt, quatre autres membres du gouvernement étaient là samedi : Emmanuelle Wargon, Elisabeth Borne, Florence Parly et Jean-Baptiste Djebbari. « L’hémisphère gauche a besoin de se structurer », confie ce dernier, en voulant défendre des propositions centrées sur « les solidarités à l’épreuve de la mondialisation, le réformisme écologique ou encore la régulation sociale ». Le ministre de la Santé Olivier Véran et le secrétaire d’Etat aux Affaires européennes Clément Beaune devraient également les rejoindre.

Comme quoi, la bipolarité de la vie politique a encore de beaux restes, même en macronie. Il y a deux semaines, en Conseil des ministres, le président de la République invitait pourtant les siens « au dépassement de soi et à sortir de l’habituel clivage droite – gauche ». Ce qui n’est pas totalement gagné.


SOURCE: https://www.w24news.com

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