World News – FR – La République centrafricaine entre-elle dans une nouvelle guerre?

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débat

Au milieu du contexte post-électoral et jusqu’aux résultats de l’élection présidentielle du 1er janvier.. Le 3 décembre, des groupes rebelles ont capturé. Janvier, la ville de Bangassou, à 750 km à l’est de Bangui. La veille, une autre attaque rebelle avait visé Damara, le bastion du président sortant et favori de l’élection, Faustin-Archange Touadéra. La crise en cours semble permanente.

4 min de lecture.

Nicolas Normand, ancien diplomate, ancien ambassadeur à Bamako, Brazzaville et Dakar, auteur du « Gros Livre de l’Afrique » en 2018

En février 2019, quatorze groupes armés en République centrafricaine ont signé l’Accord de Khartoum, un accord de paix avec le gouvernement de l’actuel président Faustin Archange Touadéra. Si certains de ces groupes avaient été partiellement intégrés au gouvernement, après les récentes élections de janvier.. Décembre sera dans un scénario de guerre civile en République centrafricaine aujourd’hui. . Les groupes armés qui ont signé l’accord se sont largement retirés, et nous constatons que le cessez-le-feu relatif est terminé.

Dans tous les cas, ces arrangements avec les groupes armés sont rarement très bons. Les rebelles appartenant à ces groupes ne sont par définition pas des citoyens ordinaires et ils ne recherchent pas la paix. . Ce qui les pousse à agir est un gain personnel. Le gouvernement, ses alliés et les groupes armés utilisent toutes les ressources, toutes les richesses disponibles en République centrafricaine, principalement les minerais, l’or et le bétail. C’est un pays aux multiples richesses, et la maîtrise de son territoire permet évidemment un accès facile à toutes.

L’accord de paix de 2019 était donc forcément relatif et fragile, car il ne reposait sur aucune raison réelle, mais plutôt sur un quelconque fondement politique développé par les parties prenantes dans une volonté de paix et d’apaisement. C’était juste une bonne affaire pour partager le butin.

Les élections présidentielles du 27. Le mois de décembre a cependant mis en évidence la fragilité de l’Accord de Khartoum. Il est encore difficile de dire si la situation continuera de s’aggraver, mais les choses vont mal. La majorité des électeurs n’ont pas pu prendre part au vote, ce qui les rend en fait non inclusifs et inéquitables. Si une élection a lieu dans ces conditions, elle pose nécessairement un problème de légitimation pour celui qui se déclare vainqueur. . Les résultats pourraient alimenter le feu, ce qui, je crois, explique pourquoi tout le processus électoral aurait dû être suspendu.

Il me semble être une erreur d’être trop formaliste et de vouloir maintenir un choix à tout prix. Une démocratie n’est pas seulement un protocole électoral, mais tout un système d’État de droit. Vouloir une élection comme celle-ci dans un pays comme la République centrafricaine ne peut pas résoudre le problème. . Vous devez être capable de préparer le vote dans de bonnes conditions. Il doit être inclusif, fiable, transparent et significatif, même si cela signifie manquer des délais.

Thierry Vircoulon, Coordinateur de l’Observatoire de l’Afrique Centrale et du Sud à l’Institut Français des Relations Internationales (IFRI)

Le président Faustin Archange Touadera a voulu à tout prix que les élections présidentielles et législatives du 27. Le mois de décembre a eu lieu lorsque les groupes rebelles qui contrôlent la majorité du pays ont lancé une attaque une semaine avant cette date. Il a été soutenu dans sa volonté d’organiser les élections par le groupe des cinq, qui comprend les Nations Unies, l’Union européenne, la France, les États-Unis et la Russie..

Nous avons vu l’Europe financer des élections dont tout le monde savait qu’elles seraient une farce. Les Russes et les Rwandais se sont vu confier la sécurité. Le désordre mondial conduit à de telles alliances contre nature entre démocraties et régimes autoritaires.

Depuis la première élection du président Faustin Ange Touadéra en 2015, l’Europe et les Nations Unies ont créé une sorte de récit sur le « retrait de l’administration centrafricaine » et d’autres châteaux construits sur le sable. L’Europe a fourni plusieurs centaines de millions d’euros pour la mise en œuvre des accords de paix signés à Khartoum.

Le 27. Les élections de décembre ont eu lieu dans moins des deux tiers des sous-préfectures. En République centrafricaine, seules les villes choisissent généralement car le pays, qui représente 95% de la population, est difficile d’accès. Cette fois, certains électeurs des villes n’ont pas pu voter car leur sécurité n’était pas garantie. Le gouvernement a également refusé de payer les 600. 000 Centrafricains qui avaient cherché refuge dans les pays voisins. . Cependant, le Haut Commissaire pour les Réfugiés (HCR) avait proposé d’organiser cette élection comme en 2015.

Le président Faustin Archange Touadéra a voulu entrer en vigueur sans négocier avec l’opposition démocratique. Elle demande maintenant l’annulation du vote. Le Président a également voulu mettre fin aux fonctions souvent théoriques confiées aux membres des groupes armés dans les couloirs du pouvoir, comme prévu dans les accords de paix signés à Khartoum. .

Si le gouvernement garde sa ligne dure, le président sera proclamé réélu au premier tour. Ce ne sera pas légitime. De nombreux sièges à l’Assemblée nationale seront vacants en raison d’un manque d’élection dans les circonscriptions. Les groupes armés seront de nouveau en route pour la guerre. Votre stratégie est maintenant de prendre le contrôle des villes. Vous contrôlez Bangassou. Ils ont marché sur Bangui mais ont été tenus en échec par des casques bleus, des soldats rwandais et des paramilitaires russes. .

Il faut être réaliste. Les Russes et les Rwandais ne peuvent que sécuriser le chemin de la capitale. Dans les villes où elle est présente, la Minusca peut chasser les groupes armés. Ils disparaîtront dans la brousse jusqu’à la prochaine attaque.

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Ref: https://www.la-croix.com

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