World news – Recherche sur les secrets de l’art

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Le marché de l’art est attractif, mais en fait extrêmement opaque. Fraude, vol, blanchiment d’argent, commerce de faux ou détournements de fonds – la financiarisation du secteur, qui augmente chaque année, conduit à de nouveaux épisodes et scandales qui ternissent l’image de ce marché. La preuve à trois.

Le 15 novembre 2017, le marteau de Christie’s est tombé une, deux, trois fois à New York. A la clé de ces trois coups? Un bon exemple de l’un des excès du marché de l’art: le tableau le plus cher de l’histoire, vendu par le milliardaire russe Dmitri Rybolovlev, se vend 450 millions de dollars. Acheté pour un peu plus de 1 000 $ dans les années 2000, la valeur d’un bien commercial n’a jamais autant augmenté en si peu de temps. La toile, baptisée Salvator Mundi (le sauveur du monde en latin), a été présentée par Léonard de Vinci; il est acquis par un intermédiaire au nom du prince héritier d’Arabie saoudite Mohammed ben Salman. Depuis cette acquisition, l’authenticité de l’œuvre a été continuellement remise en question par de nombreux experts internationaux et le portrait n’a jamais été revu. Ni au Louvre à Abu Dhabi, où il devait être exposé, ni au Louvre à Paris, qui devait le présenter lors de la grande rétrospective consacrée à Da Vinci pour les cinq cents ans de sa mort, qui a été clôturée en février 2020 . Pourquoi disparaître si soudainement, en dehors des nombreux doutes sur son authentification, ses origines floues et ses restaurations délirantes?

L’émission Le Monde en face, qui sera diffusée le 13 avril sur France 5, dévoile un documentaire inédit dédié à cela question controversée. Il tente de lever le voile sur l’un des plus grands mystères du marché de l’art. Dans Salvator Mundi: The Amazing Matter of the Last Vinci, le réalisateur et journaliste Antoine Vitkine s’adresse à diverses sources, dont certaines sont anonymes et proches du ministère de la Culture, et, à l’instar des spécialistes du Louvre, affirme que Léonard de Vinci ne s’est pas contenté de faire une bagatelle a une contribution à la peinture. Après que le Louvre ait refusé d’attribuer sans ambiguïté le tableau au maître de la Renaissance, comme spécifiquement demandé par MBS, afin de préserver la crédibilité de la France, le projet aurait échoué et provoqué une pression intense et une crise géopolitique entre les deux nations. Il ne s’agissait évidemment plus d’art, mais de gros sous et de guerres de pouvoir, comme le montre le film.

Salvator Mundi: L’incroyable affaire du dernier Vinci, diffusé le 13 avril à 20h50 en France 5.

Aix-en-Provence, mars 2016. Les autorités françaises s’emparent de Vénus au voile, un tableau de Lucas Cranach de 1531. Le tableau, qui fait partie de la collection du prince de Liechtenstein, est soupçonné d’être un faux . Suivront des œuvres a priori attribuées à Bronzino, Frans Hals, Brueghel ou Parmigianino. Ils sont tous confisqués à la demande d’Aude Buresi, juge d’instruction au Tribunal de Grande Instance de Paris. Ce dernier a été informé par l’Office Central de Lutte contre le Commerce des Biens Culturels (OCBC), qui en enquêtant sur des cas similaires a reçu plusieurs lettres anonymes conduisant toutes au même homme.

Son nom est Giuliano Ruffini, c’est un art italien marchand (qui clame toujours son innocence), par lequel tous les chefs-d’œuvre sont passés. On pense qu’ils sont tous sortis de nulle part pour répondre à la demande de peintures de maîtres anciens. Vincent Noce, un ancien journaliste d’investigation des Colonnes de la Libération, a enquêté sur «l’affaire Ruffini» – le titre de son livre – et a passé près de cinq ans à enquêter sur le prétendu scandale d’un réseau de contrefacteurs. Tel un thriller, l’auteur, qui sait comment fonctionne le marché de l’art, retrace l’origine de ces peintures et nous permet de faire le point sur les réseaux impliqués. Marchands, experts, conservateurs, historiens de l’art ou commissaires-priseurs ont tous échoué – par cupidité ou par crédulité? – leur devoir de diligence. Ils ont donc encouragé des pratiques déviantes et sans scrupules sur le marché de l’art. Des pages pleines d’enthousiasme et de leçons qui donnent faim au lecteur et attendent la prochaine tournure.

Après le passionnant documentaire « History of Counterfeiters: A Masterpiece of Frauds », qui a mis en évidence comment la galerie new-yorkaise Knödler dans If the trap of un faussaire chinois qui imitait Rothko, Pollock ou De Kooning est tombé, Netflix enquête actuellement sur la fameuse pâte du musée Isabella Stewart Gardner à Boston. Avec le documentaire en quatre parties Theft from the Museum, la plus grande effraction de l’histoire de l’art, la série emmène le spectateur au cœur du musée dans le style vénitien, qui offre le cadre idéal pour un film noir. En mars 1990, alors que Boston célébrait la Saint-Patrick, deux hommes déguisés en flics de la ville sont entrés un peu trop facilement dans le bâtiment et ont ligoté les gardes. Au total, treize chefs-d’œuvre fuient de leurs murs.

Parmi eux, Rembrandts, Vermeers, Degas et Manets. Le butin s’élève à 500 millions de dollars en œuvres d’art – le vol le plus spectaculaire de l’histoire de l’art et le plus cher des États-Unis. Malgré une offre alléchante de plusieurs millions de dollars pour obtenir des informations pour faire avancer l’enquête, aucun des travaux n’a été retrouvé et aucune arrestation n’a été effectuée. Est-ce un coup de la mafia italienne? D’un gang de bandits irlandais? De simples voleurs amateurs? Ou est-ce un accord interne? Les questions restent sans réponse. Sans entrer dans les faits, le projet Netflix enquête de manière approfondie sur l’affaire complexe vieille de 30 ans en recherchant des photos de scènes de crime, de journaux et de preuves, et en interviewant des personnages clés de l’intrigue. Un thriller plein de suspens qui innove pour séparer le vrai du faux.

Vol au musée, le plus grand braquage de l’histoire de l’art, disponible sur Netflix depuis le 7 avril.

En effet, l’affaire du siècle pour MBS!

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