BTP : la voie de contournement de Yaoundé identifiée comme projet régional éligible aux financements « blending »

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(Investir au Cameroun) – La mission d’assistance technique auprès de la Cemac et de la Ceeac, chargée d’identifier des projets d’infrastructures régionales et nationales, en vue de leur financement en mode blending (financements combinant dons et prêts des bailleurs de fonds), rendu en copie le 20 janvier 2021 à Douala, la capitale économique du Cameroun. Les travaux ont couvert les secteurs du transport, l’énergie et des TIC dans les neuf pays de l’Afrique centrale.

Parmi les projets identifiés par cette mission, on retrouve le projet de construction de la voie de contournement de Yaoundé, la capitale camerounaise. Selon la mission d’assistance technique financée par l’Union européenne (UE) et nommée au consortium Cowi/Ecorys, ce projet consiste en la construction d’une infrastructure routière d’un peu plus de 44 Km, qui devrait davantage fluidifier les échanges entre le Cameroun, le Tchad et la RCA. À en croire la mission, les études de ce projet sont réalisées et les financements (495 milliards de FCFA) et le fashion blending sont actuellement recherchés.

Mais, une recherche plus approfondie sur le projet permet de constater que seule la phase 1 a été identifiée pour ce mode de financement. Cette phase couvre les tronçons Nkong Biyem (RN3)-Nkoabang (RN10) d’environ 32 km, et Minkoameyos (autoroute Yaoundé-Douala)-Nkong Biyem (RN3) d’environ 10,3 km. Les études techniques complètes de cette phase sont réalisées, selon la plateforme TED, le supplément du journal officiel de l’UE.

Cette phase ne prend pas en compte les tronçons Nkoabang (RN10)-Nkozoa (RN1) d’environ 19,5 km, et Nkozoa (RN1)-Minkoameyos (autoroute Yaoundé-Douala) d’environ 24,6 km. Ces deux sections de la phase 2 portent le linéaire total de la voie de contournement de Yaoundé à un peu plus de 86 Km. Selon l’UE, ce projet fait partie des «projets prioritaires relativement au plan de développement du transport dans la région de l’Afrique centrale».

Pour rappel, l’Afrique Centrale est à la traîne au plan infrastructurel, selon les données du Programme d’appui à la gouvernance des infrastructures régionales et nationales et Afrique Centrale. Avec seulement 15 % du réseau routier bitumé (contre une moyenne de 30 % en Afrique), environ 58 % du puissant énergétique (hydroélectricité, biomasse, hydrocarbures, gaz) de l’Afrique encore faiblement exploité, des TIC qui sont encore l’apanage de la minorité urbaine. Afin de pouvoir rattraper ce retard, des projets ont été identifiés dans les pays de la Cemac et de la Ceeac, pour être financés selon le mode blending, qui permet de capter des financements supplémentaires.

GRE

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Source: Investir au pays

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