Cameroun – Programme fiscal 2023-2025 : Priorités du gouvernement

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Dans un contexte économique marqué par la crise russo-ukrainienne, le Cameroun compte sur la réconciliation pour accélérer ses investissements dans huit secteurs clés, dont : l’achèvement et la mise en service des grands projets de première génération et la poursuite de la politique de substitution aux importations.

Le secrétaire au Trésor, Louis Paul Motaze, était à l’Assemblée nationale le 5 juillet 2022. Le membre du cabinet allait remettre le document de programmation économique et budgétaire à moyen terme (DPEB) à la représentation nationale. Il présente « le contexte macroéconomique et les orientations de la politique budgétaire de l’État pour la période triennale 2023-2025 », faisant apparaître le profil du compte financier pour l’exercice 2023. cadre du débat d’orientation budgétaire (Dob).

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L’économie camerounaise a été durement touchée par la pandémie de coronavirus et plus récemment par la guerre russo-ukrainienne. Les prix des produits de première nécessité ont flambé sur le marché. Le Fonds monétaire international (FMI) estime que la croissance mondiale devrait passer de 6,1% en 2021 à 3,6% en 2023. Cette situation a poussé le gouvernement camerounais à baisser son taux de croissance. Il est passé à 4 % en 2022, contre 4,2 % initialement attendu, porté par le ralentissement de l’activité non pétrolière. Malgré le mauvais contexte, le gouvernement entrevoit un avenir meilleur. Elle prévoit une croissance économique de 4,6% en 2023 et une moyenne de 5,3% en 2024 et 2025. Selon le ministre Louis Paul Motaze, l’inflation sur cette période devrait être limitée à 3%, seuil de convergence de la zone Cemac.

Durant cette période (2023-2025), le gouvernement veut concentrer ses actions sur huit fers de lance. La priorité sera donnée à l’achèvement et à la mise en service des grands projets de première génération ; la poursuite de la mise en œuvre de la politique de substitution des importations et la promotion du patriotisme économique ; l’accélération du processus de décentralisation par la poursuite de la mise en place des régions et de la fonction publique locale. Il s’agira aussi de poursuivre la mise en place de la Couverture Universelle et la politique du livre… Ce tableau en rose ne pourra être atteint que si la guerre russo-ukrainienne se termine bien. « Toute impasse dans cette crise pourrait remettre en cause les prévisions de croissance et de reprise de l’activité économique attendues entre 2023 et 2025. »

De même, si les fluctuations du prix du baril étaient inférieures aux projections de 89,1 USD en 2023 et 66,5 USD en 2024 et 2025, l’évolution du prix mondial du baril de pétrole présenterait également un risque. ; D’autant plus que l’activité de ce secteur est actuellement confrontée au vieillissement des gisements pétroliers, selon le ministre. Le risque sécuritaire continue de peser sur le budget de l’Etat, notamment à travers les interventions directes dont le niveau est encore très élevé. Avec l’augmentation des produits pétroliers sur le marché international, le Cameroun opte pour le soutien pour maintenir le climat social déjà sous pression de la hausse des prix. Le coût des subventions au prix des hydrocarbures à la pompe, estimé à 300 milliards d’euros en 2023, fait également peser un risque majeur sur la soutenabilité budgétaire sur la période 2023-2025, si la crise russo-ukrainienne ne s’atténue pas cette année et que le monde continue de faire pression sur les prix du pétrole.

Solière Champlain Paka / 237online.com

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