Cameroun : Quatre mois avant l’interdiction d’exporter du bois sous forme de grumes vers la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC) à compter du 1er janvier 2023, seulement 1% des 227 unités opérationnelles du Cameroun peuvent convertir le bois effectuer au 3ème niveau

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Selon les projections du Ministère chargé des forêts et de la conservation de la nature, les pertes annuelles résultant de l’application de ce décret pourraient s’élever à environ 13 milliards de FCFA pour les droits d’exportation sur les grumes ; 18 milliards de FCFA de taxe d’abattage sur les grumes destinées à l’exportation et 500 millions de FCFA de taxe d’inspection sur les grumes.

À partir de 1est En janvier 2023, les six États membres de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), à savoir le Cameroun, le Congo, le Gabon, le Tchad, la République centrafricaine et la Guinée équatoriale, ne seront pas autorisés à exporter du bois de grume. Selon les experts, cette décision entraînera inévitablement une baisse importante des recettes fiscales forestières dans ces pays.

Au Cameroun, le gouvernement dit avoir déjà anticipé la question. Selon le ministre Jules Doret Ndongo, chargé des Forêts et de la Nature (Minfof), un comité interministériel a déjà été mis en place pour identifier et proposer les mesures gouvernementales à prendre avant le 31 décembre 2022.

Dans un entretien accordé au quotidien gouvernemental Cameroon Tribune le vendredi 23 septembre, le membre du gouvernement explique que les propositions dudit comité ont déjà été transmises à Joseph Dion Ngute, premier ministre du gouvernement. Il appartient au Cameroun d’anticiper les éventuels effets négatifs de ladite décision sur la gestion durable des ressources forestières, les entreprises de la filière bois et l’économie nationale.

Le rapport transmis au Premier ministre propose des mesures d’accompagnement des opérateurs de la filière bois et des incitations fiscales visant à renforcer le tissu industriel local par l’achat d’équipements à haute valeur technologique dans le domaine de la 2e et 3e transformation.

Les propositions adressées au chef du gouvernement concernent également le renforcement des capacités du personnel et l’accès aux financements ont été validées par les membres dudit comité puis transmises aux services du Premier ministre pour approbation et mise en œuvre par les ministères compétents.

Le membre du cabinet explique que les pertes annuelles au départ pourraient totaliser environ 13 milliards de FCFA pour les droits d’exportation sur les malles ; 18 milliards de FCFA de taxe d’abattage sur les grumes destinées à l’exportation et 500 millions de FCFA de taxe d’inspection sur les grumes. Progressivement, ces charges devraient augmenter la taxe sur les grumes et toutes les autres taxes liées à la transformation.

Selon le Minfof, les statistiques disponibles révèlent actuellement l’existence d’environ 227 unités de transformation du bois opérationnelles à travers le pays. Parmi eux, 205 (soit 90%) sont limités au 1temps usinage (découpe et placage) 19 (soit 9%) au 2èmee transformation (constitué de bois massif, lambris, parquet) et 3 (soit 1%) à 3e transformation (panneaux, portes, fenêtres, stratifiés collés et tous autres produits finis et prêts à l’emploi).

Jean-Daniel Obama

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