Certification des produits alimentaires et d’hygiène : un conflit de compétence défavorise les entreprises camerounaises

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(Investir au Cameroun) – Lequel de l’Agence des normes et de la qualité (ANOR) et du ministère de la Santé (Minsanté) doit certifier les produits d’hygiène et les denrées alimentaires au Cameroun ? La question se pose depuis le 12 août. Ce jour-là, le ministre de la Santé, Malachie Manaouda, a saisi le directeur général de l’Anor pour lui rappeler qu’en application de la loi, il reviendra dans son administration »première rangée» effectuer des visites de sites pour évaluer les conditions générales d’hygiène de l’environnement ; visites du procédé et prélèvement d’échantillons pour analyse complète dans les différents laboratoires.

Pour justifier son importance, le ministre cite les articles 71, 72 et 74 du décret du 3 avril 2013 portant organisation du ministère de la santé ; Article 1 alinéa 4 de la loi du 14 novembre 1964 relative à la protection de la santé publique et de la loi du 11 décembre 2018 portant loi-cadre sur la sécurité sanitaire des aliments. « Aussi, de nombreuses pathologies enregistrées dans les établissements de santé résultent de la consommation de produits d’hygiène et alimentaires de mauvaise qualité. Par conséquent, demandez à vos employés de ne pas délivrer de documents attestant de la qualité des produits destinés à la consommation humaine.», recommande Malachie Manaouda à Charles Booto à Ngon.

Produits lumineux

L’origine de cette correspondance est la certification de certains produits cosmétiques qui couvaient depuis plusieurs semaines. Les entreprises du secteur commercialisant des compléments alimentaires, des gélules et des tisanes pour la dépigmentation cutanée et la perte de poids se plaignent de l’interdiction de leurs produits et des saisies effectuées par le ministère de la Santé. Ils affirment que les produits interdits et saisis par le service Minsanté ont été certifiés par l’Anor.

Dans un communiqué publié le 1est en septembre dernier, les laboratoires Carine Mongoué (Carimo) affirmaient que ses produits d’une valeur de 15 millions de FCFA, qui contiennent des substances considérées comme interdites par l’administration sanitaire, avaient été saisis alors qu’ils « certifié sous le numéro de référence 000076/2022/Anor/DG en date du 24 avril 2022 par AnorDe ce fait, estime-t-elle, la commercialisation de ses produits ne pose aucun problème de légalité.

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Il n’y a pas eu de réponse publique à la réponse d’Anor pour le moment. Mais sur son site internet, on découvre que Carimo a obtenu la certification d’une vingtaine de produits, dont certains compléments alimentaires interdits par le ministère de la Santé. Comme en situation de concurrence, le Minsanté a publié sa propre liste des aliments autorisés à la consommation humaine au Cameroun. De son côté, l’Anor affiche également sa propre liste de produits propres à la consommation humaine.

Pour l’Association des Consommateurs, afin de se conformer à la réglementation applicable, les entreprises doivent se rapprocher de l’Anor pour formuler le besoin d’élaboration d’une norme camerounaise en matière de compléments alimentaires ; puis demander un permis de commerce auprès du ministère de la santé. Pour cette association, les rôles sont clairement séparés et aucun conflit de compétence ne devrait survenir entre les deux administrations.

SA

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Source: Investir au pays

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