Eau potable : les problèmes d’approvisionnement de Yaoundé persistent malgré un investissement de 4 milliards de FCFA

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(Investir au Cameroun) – Selon la Camwater, société cotée en bourse chargée de la production et de la distribution d’eau potable au Cameroun, le «défauts épisodiques » observées à Yaoundé sont essentiellement interconnectées »,aux nombreuses perturbations de la station d’Akomnyada qui alimente la ville de Yaoundé ».

Cependant, près de 4 milliards de FCFA ont été investis pour restaurer et étendre cette infrastructure de production. Mais l’entreprise avoue dans un rapport qu’elle vient de rendre public « depuis la fin des travaux en 2017, cette station n’a jamais produit le volume attendu (300 000 m3 par jour) ». La production oscille entre 120 000 et 150 000 m3 par jour. « Mais la démographie galopante et les besoins ou la demande sont devenus très forts avec les nouveaux quartiersCamwater révèle. Aujourd’hui, à Yaoundé et Mbalmayo, deux villes alimentées par le bassin fluvial d’Akomnyada, la demande est d’environ 300 000 m3 eau par jour.

Cette faiblesse de la production s’explique en partie par le fonctionnement anormal des groupes électropompes ; la panne du fonctionnement automatique des pompes de puisard électriques ; difficulté à gérer les problèmes électriques; déviation de la vanne en cas de panne de courant ; la profondeur insuffisante de pose des tuyaux d’aspiration; la non immobilisation des canalisations d’aspiration au fond de la rivière ; petit maillage des crépines d’aspiration, etc.

Une eau de qualité douteuse

Le rapport révèle également des faits troublants quant à la qualité de l’eau produite à cette station. A titre d’illustration, concernant les points d’injection de chlorure ferrique (produit utilisé pour purifier l’eau), Camwater indique qu’il y a perte du produit ; mauvaise coagulation; impact sur les membranes; ne pas maîtriser le volume d’eau brute à coaguler ; non contrôle du volume de produit à injecter ; faible capacité des pompes doseuses ; caractéristique inconnue des pompes doseuses, etc.

Dans les réservoirs d’eau brute, l’entreprise signale un défaut des capteurs de niveau ; débordements fréquents des réservoirs d’eau brute; l’absence de canalisations d’évacuation des eaux usées et de trop-plein vers le réseau d’égouts ; rejet d’eaux usées et d’eaux de trop-plein dans l’environnement; inondation de la zone de traitement avec érosion du sol ; la perte d’eau brute et la baisse du rendement de la production.

Aie « Station de dosage de boissons gazeuses 50 %», autre station d’épuration, Camwater note le manque de contrôle sur la quantité d’eau à traiter ; ne pas contrôler le volume de soude à 50 % à injecter ; le fonctionnement de pompes doseuses non régulées par le débit d’eau à traiter, etc.

Au poste de préparation des produits de transformation, l’entreprise a observé des pompes de transfert de produits non adaptées à un usage industriel ; le faible taux de transfert des produits usagés des cuves de préparation vers les cuves de consommation, etc.

La station d’Alomnyada a été construite en 1985 et lorsque la rénovation a commencé en 2009, elle fournissait un volume estimé à 100 000 m3 d’eau/jour. Les travaux de réhabilitation, confiés aux sociétés américaines General Electric et Environmental and Chemical Corporation, auraient dû être achevés en 2013, comme l’a assuré l’ancien PDG de Camwater, William Sollo, au moment des faits. Mais pour des raisons non divulguées, les travaux ont été achevés quatre ans plus tard avec des résultats « presque nuls », avoue l’entreprise.

Sylvain Andzongo

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Source: Investir au pays

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