Programmes avec le FMI : des retardataires obligent Paul Biya à convoquer un sommet extraordinaire de la Cemac

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(Investir au Cameroun) – Dans le dernier communiqué du Sommet extraordinaire des chefs d’État de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), tenu à Yaoundé le 18 août 2021 par visioconférence, trois paragraphes, à la fin de le document, étaient dédiés à encourager  » les États membres concernés à finaliser et conclure des programmes avec le FMI (le Fonds monétaire international) Selon des sources confirmatives, la conclusion de nouveaux programmes avec le FMI serait aussi la principale raison qui a poussé le président camerounais Paul Biya, actuel président de la Cemac, à convoquer ce sommet, à la demande de l’institution bretonne Woods.

L’urgence est telle que les chefs d’État de la Cemac (Cameroun, Congo, Gabon, Tchad, RCA et Guinée équatoriale), qui peinent à se réunir en session ordinaire depuis mars 2020, ont trouvé le temps de participer à cette conférence.  » L’ambition est d’avoir tous les pays du sous-programme Cemac avant la fin de l’année (2021, ndlr). Ce que nous n’avons pas réalisé en 2017, après le sommet extraordinaire de Yaoundé en décembre 2016 », murmure-t-on au FMI.

A ce jour, seuls le Cameroun et le Gabon ont déjà conclu un programme dit de deuxième génération avec l’institution de Bretton Woods. Le Tchad a un accord de niveau de service depuis le 28 juillet 2021. Au même niveau, les discussions avec la République centrafricaine « Très avancé ». « Des contacts ont été pris avec le Congo et la Guinée équatoriale. Mais aucune conclusion en vue à très court terme. Les missions d’août et septembre 2021 donneront plus de visibilité », sait-on au sein du Fonds.

mauvais élèves

Lors de la première phase, le Congo et la Guinée équatoriale étaient déjà à la traîne et leurs programmes n’ont pris fin respectivement qu’en juillet et décembre 2019, plus de deux ans après les autres pays de la Cemac. Après les critiques des ONG qui ont suivi la conclusion de ce programme avec la Guinée équatoriale, le ministre des Mines et des Hydrocarbures, Obiang Lima, laisse également entendre que son pays, qui est en perpétuelle récession depuis 2013, n’a pas besoin d’argent du FMI et a agi uniquement par solidarité pour le reste de la sous-région, selon l’agence Ecofin.

Cet état d’esprit n’aurait pas changé à ce jour.  » Nous ne les comprenons pas. Ils ont toujours le nez dans le rétroviseur. Les bons moments du boom pétrolier ont laissé de mauvaises habitudes et les coûts récurrents des investissements réalisés empoisonnent toute nouvelle infrastructure. Mais ils sont têtus », a répondu à une source proche du dossier.

En admettant l’actuel président de la CEMAC, la récession économique qui a frappé la sous-région en 2020 (-1,7% de croissance du PIB), outre l’impact négatif de la crise sanitaire actuelle, est également due aux résultats mitigés des réformes structurelles engagées. depuis le Sommet extraordinaire de Yaoundé de 2016.

Pour de nombreux experts, cette contre-performance est en partie due à la mise en œuvre des réformes à des rythmes différents.  » La rapidité et la portée de leur mise en œuvre devraient être revues. Je pense que ce sont les problèmes qui nous interpellent à nouveau Paul Biya a déclaré dans son discours d’ouverture : Comme en 2016, ces réformes visent à réduire les déficits budgétaire et extérieur, ainsi qu’à diversifier les économies encore fortement tributaires des matières premières.

Financement

Pour la conférence des chefs d’Etat de la CEMAC, cette question est d’autant plus importante que les programmes dits de deuxième génération devraient donner  » une nouvelle et forte dynamique pour la stratégie régionale de relance économique et financière Après une récession en 2020, la sous-région table sur une croissance de 1,3% en 2021, selon les derniers chiffres communiqués par la commission Cemac. Mais selon des sources à la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC), cette reprise de la croissance déterminée par la signature de nouveaux accords avec le FMI.

La Cemac s’appuie sur des financiers pour financer son plan de relance, avec des estimations initiales de 7 284,9 milliards de FCFA (dont 2 563,4 milliards de FCFA pour financer douze projets d’insertion). Banque de développement, France, etc.). Mais ces conditions sont leur engagement à conclure de nouveaux programmes avec le FMI.

Abudi Ottouc

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08-11-2021- La situation économique de la CEMAC au cœur d’un sommet des chefs d’Etat annoncé à Yaoundé

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