Taxe sur les transferts d’argent au Cameroun : la pilule est difficile à passer

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• Le gouvernement veut introduire une taxe sur les transferts d’argent

• Il est de 0,2% du montant et couvre à la fois les retraits d’espèces et les dépôts d’espèces.

• La mesure est difficile à passer

L’une des innovations de la proposition de financement sur la table des députations est l’introduction d’une taxe sur les transferts d’argent. Face à l’essor du mobile money, le gouvernement a décidé de mettre en place une taxe. Celui-ci s’élève à 0,2% du montant et concerne à la fois le retrait et le dépôt d’argent.

Par exemple, l’article 228 de la loi de finances prévoit l’exercice suivant : « Être redevable de la taxe sur les transferts d’argent. Les virements de fonds effectués par tout moyen ou support technique laissant une trace, notamment par voie électronique, téléphonie mobile, télégraphe ou télex ou fax, à l’exception des virements bancaires et virements pour le règlement des impôts, taxes et impôts. Retraits d’espèces après un transfert d’argent vers des institutions financières ou des compagnies de téléphone ».

Mais la pilule est très amère pour le contribuable. Dans cet esprit, l’Association camerounaise pour la défense des droits des contribuables (ACDC) a publié le 28 novembre un communiqué pour « dire non à la double imposition introduite dans le projet de loi de finances de 2022, qui prévoit l’introduction de la taxe . transfert « .

« Le fait est que cette taxe est prélevée lors du transfert, mais aussi lors du retrait. Si vous avez transféré 10 000 francs à quelqu’un, vous porterez les 0,2%. Pendant l’enregistrement, vous devez également porter le 0,2%. C’est une manière de tuer la monnaie électronique et de décourager les transactions par voie électronique », souligne Mazou Mouliom, président de l’ACDC.

Il ajoute : « Je prends un exemple : vous avez reçu un virement de 20 000 francs. Vous recevrez alors un virement de 40 000 francs. Puis un virement de 50 000 francs. Si vous devez retirer 30 000 francs, de quelle opération s’agit-il ? Le principe fiscal serait qu’une fois qu’une transaction est déjà assujettie à la taxe, on ne peut plus ajouter de taxe. Vous savez déjà que ces transferts supportent déjà la TVA, maintenant nous venons d’ajouter une taxe sur le transfert. Nous demandons au Parlement de rejeter ce projet de loi. Dans cet article, nous ne disons pas quand nous facturons la transaction, car le « ou » dans l’article n’est pas exclusif ».

On grogne en coulisses dans l’opinion publique. Certains espèrent que l’État pourra renverser la mesure.

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