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Accusation contre la France: Michel Thierry Atangana.

Dix ans après sa libération de la prison au Cameroun ou il a été détenu arbitrairement pendant 17 ans, l’ingénieur français Michel Thierry Atangana continue de porter un lourd combat pour obtenir justice et réparation. Si une loi portant son nom a été adoptée en France pour protéger les Français emprisonnés à l’étranger, M. Atangana estime que les autorités françaises ne l’ont pas suffisamment soutenu et qu’elles l’ont en quelque sorte abandonné à son sort.

Dans une interview accordée à Jeune Afrique, M. Atangana déclare : « Je dois admettre que la France s’est toujours mobilisée pour d’autres Français, mais pas pour moi. » Il souligne que sous la présidence de François Hollande, le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius s’était rendu au Cameroun pour obtenir la libération de la famille Moulin-Fournier enlevée par Boko Haram, mais qu’aucun geste similaire n’a été fait en sa faveur.

M. Atangana dénonce une « rupture d’égalité » de traitement de la part des autorités françaises, estimant que s’il n’avait pas été d’origine camerounaise, les autorités de ce pays n’auraient pas agi « avec la même rigueur et cruauté » à son encontre. Les militaires l’auraient même tourné en dérision en prison en insinuant que s’il avait été « un vrai Français », le président l’aurait fait libérer.

Malgré l’avis du Groupe de travail de l’ONU jugeant sa détention arbitraire, la France qui en est pourtant à l’origine « n’a pas davantage appliqué ces recommandations ni exigé de Yaoundé qu’il le fasse », regrette l’ingénieur. « Le silence et l’indifférence font des autorités françaises des complices », lance-t-il.

Après avoir obtenu l’adoption en France de la loi visant à protéger les Français détenus injustement à l’étranger, M. Atangana souhaite désormais porter ce combat au niveau européen. Il espère l’adoption d’une directive européenne sur ce sujet, car selon lui « c’est une première révolution » permettant enfin aux États d’assumer leurs responsabilités envers leurs citoyens.

La situation de Michel Thierry Atangana met en lumière les défis auxquels sont confrontés les ressortissants français détenus dans des pays étrangers. Alors que la France a adopté une loi pour protéger ses citoyens dans de telles situations, M. Atangana estime que les autorités françaises n’ont pas agi avec la diligence requise pour le soutenir tout au long de son calvaire.

L’ingénieur souligne également une inégalité de traitement, suggérant que son origine camerounaise aurait joué un rôle dans la façon dont il a été traité par les autorités françaises et camerounaises. Cette perception d’injustice est renforcée par le fait que d’autres ressortissants français ont bénéficié d’une attention et d’une action diplomatique plus soutenues lorsqu’ils ont été confrontés à des situations similaires.

L’avis du Groupe de travail de l’ONU, qui a déclaré la détention de M. Atangana arbitraire, souligne le manquement des autorités françaises à appliquer les recommandations émises. Cette inaction est perçue par l’ingénieur comme une complicité dans son injustice, renforçant ainsi son sentiment d’abandon par son pays d’origine.

Afin de poursuivre son combat pour la justice et la protection des droits des citoyens français détenus injustement à l’étranger, M. Atangana vise maintenant le niveau européen. Il appelle à l’adoption d’une directive européenne qui obligerait les États membres à assumer leurs responsabilités envers leurs ressortissants détenus arbitrairement.

En conclusion, le cas de Michel Thierry Atangana met en évidence les difficultés auxquelles sont confrontés les Français détenus à l’étranger de manière arbitraire et soulève des questions sur l’efficacité des mesures de protection mise en place par les autorités françaises. M. Atangana accuse la France d’avoir failli à son devoir de protection en ne lui accordant pas le soutien adéquat tout au long de sa détention injuste. Il souligne également une inégalité de traitement et estime que son origine camerounaise a joué un rôle dans le manque de diligence des autorités françaises.

Alors que la France a adopté une loi pour protéger ses ressortissants détenus à l’étranger, M. Atangana déplore le fait que les recommandations du Groupe de travail de l’ONU n’ont pas été appliquées et que les autorités françaises n’ont pas exercé suffisamment de pression sur le Cameroun pour obtenir justice.

Dans sa quête de justice, M. Atangana souhaite désormais porter son combat au niveau européen en appelant à l’adoption d’une directive européenne sur la protection des citoyens détenus arbitrairement à l’étranger. Selon lui, cela constituerait une révolution et permettrait aux États de prendre leurs responsabilités envers leurs citoyens.

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