Cameroun – lignes 94 et 65 : Le scandale qui risque de couler Paul Biya

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Pour n’avoir pas veillé à la transparence et la clarté dans la gestion des lignes 94 et 65, devenues la chasse gardée de certains de ses proches collaborateurs avides de pouvoir, le président de la République s’expose à un procès au tribunal de l ‘Histoire.

La République du laissez-aller ! C’est comme enfoncer une porte ouverte qu’il y a comme un laxisme dans l’obsession de certains ponts du régime à braquer les caisses de l’État sans en être inquiet. Des milliards de Fcfa sont outrageusement ponctionnés depuis des années sans que personne ne s’en émeuve. Au nom d’une appartenance quelconque aux cercles du pouvoir, certains hauts commis de l’État ont développé des stratagèmes les plus abjects pour piller la fortune publique. Le Messager, dans sa démarche avant-gardiste, sonnait l’alarme dans son édition du vendredi 25 février dernier lorsqu’il savait que Ferdinand Ngoh Ngoh, le ministre d’Etat/Secrétaire d’Etat à la préliquence à la Répubuçu 123 milliards 900 millions Fcfa sur la ligne 94 et 9 ans de magistère.

Un scandale de trop pour lequel il risque d’y laisser des plumes. En gestionnaire qui ne rend compte à personne, l’homme qui s’est arrogé la fameuse formule « sous hautes instructions du Chef de l’Etat » pour justifier cette gabegie outrancière, a créé un réseau de prédateurs de la fortune publique sous l’ il et la barbe de son patron le président de la République qui sera jugé au crépuscule de son mandat avec une forte probabilité du « payeur les pots cassés » et lieu et place de son prétendu collaborateur fidèle. Car, à l’allure où les lignes budgétaires logées au ministère de l’Economie, de la planification et de l’aménagement du territoire (Minepat) et servantes depuis des décennies à financer des opérations qui n’apparaissent pas régulièrement dans les lignes budgétaires classiques, sont siphonnées, l’homme du 6 novembre 1982 court lui aussi le risque de se voir imputer ces actes ignobles posés par son entourage.

Motaze, Alamine et Evou Mekou doivent sévir

Il est inconcevable que certains individus, usant d’un pseudo accord du chef de l’Etat, arrivent à couler une ligne dotée de près de 800 milliards Fcfa, avec l’appui d’un « réseau » tapie au ministère des Finances et qui leur confère la quasi-assurance de voir ces différentes sollicitations Financières auprès du Trésor public acceptées sans la moindre contestation. Des décaissements frauduleux qui pensent être imputés à la gouvernance instaurée par Paul Biya depuis son accession à la magistrature suprême. N’est-il pas temps pour Louis Paul Motaze et Dieudonné Evou Mekou, les deux neveux du « capitaine des grandes opportunités » de mettre un terme à cette saignée qui pourrait retomber sur leur oncle qui leur a fait confiance en les confiant des postes aussi stratégiques que le ministère des finances et le vice-gouvernorat de la Banque des
États de l’Afrique Centrale (Beac) ?

Le premier dont on connait la rigueur dans la gestion et le fonctionnement du Minfi devrait mettre sur pied une « brigade » pour traquer ces hors la loi qui n’ont d’yeux que pour le pillage des fonds publics. L’accent doit également être mis sur la coordination de l’action des services concernés, déconcentrés et extérieurs et surtout des mouvements activés sur ces lignes de souveraineté. Tout comme il doit redoubler de vigilance dans la sécurité des circuits de la dépense.

Quant au deuxième qui n’est autre que le fils d’Elisabeth Mekou, sœur cadette du Chef de l’Etat, et tant que garant de l’orientation de la politique budgétaire, celui qui est par ailleurs directeur général de la Caisse autonome d ‘amortissement du Cameroun (Caa), devrait contribuer à la titrisation de ces lignes qui servent de plus en plus à financer des opérations secrètes sous fonds d’accusations de malversations Financières.
Ce d’autant plus qu’au sein du régime, la bataille des intérêts égoïstes et personnels, la guerre de leadership, le combat de la succession de Biya, sont plus que jamais d’actualité. Idem pour Alamine Ousmane Mey qui doit mettre hors d’état de nuire certains collaborateurs véreux qui ont l’habitude de lui faire des crocs-en-jambe dans la gestion des fonds notamment dans la programmation et des investissements publics au ministère de l’Économie de l’aménagement et du développement du territoire. Un département ministériel connu pour la sensibilité des dossiers impliquant l’avenir économique du pays.

Franck ESSOMBA / 237online.com

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Ref. : 237online.com

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