Cameroun- Affaire Ngoh Ngoh : Découvre là où tout a commencé!

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Le militant du Social Democratic Front (SDF) Parfait Mbvoum s’est penché sur la situation du Secrétaire général de la présidence de la République (SGPR) et ministre d’Etat Ferdinand Ngoh Ngoh contre qui un mandat d’amener a été délivré. Pour lui, l’homme à la punk a été laissé pour compte.

Affaire Ngoh Ngoh ou la gestion de l’Etat par la rumeur fondée

Avant tout sur cette affaire, il faut rendre hommage au journaliste et cyber influenceur, Boris Bertolt, dont certains lisent, dorment sur sa page, font sa revue matin et soir, sont scotchés sur ses Breaking News. Mais qui, en public, l’insultent de tous les noms d’oiseaux. C’est un peu, comme se nourrir de la viande du porc et insulter le porc.

On se fait mal intérieurement. On se ronge en détestant quelqu’un qu’on consomme en cachette et dont on attend un peu plus comme on attend Jésus.

C’est typiquement camerounais. Détester son bienfaiteur. Bravo Boris Bertolt. En effet, c’est lui qui, depuis quelques jours, a levé ce lièvre.

D’abord avec la convocation à être entendu dans les bureaux du ministre Ferdinand Ngoh Ngoh, ensuite d’être convoqué au TCS et enfin d’un mandat d’amener.

La sortie groupée des journaux pro Ferdinand Ngoh Ngoh et celle d’un journal international ne peuvent que donner raison à Boris Bertolt, qui, comme plusieurs autres affaires, a au moins deux semaines de longueur d’avance sur les autres.

Cette situation, autant qu’elle est vraie ou pas, nous conforte dans le fait que nous sommes dans une insécurité juridique et politique.

Comment dans un pays dit normal, peut-on subir les affres d’une bureaucratie autant muette, nous laissant à la merci uniquement d’un journaliste qui n’est pas au Cameroun ?

Comment et pourquoi la justice ne communique-t-elle pas sur une opération engageant un vice-président ? Patron de la police, patron de la gendarmerie, le patron du BIR, celui qui détient au moins 15 ministres dans le gouvernement actuel, une cinquantaine de Directeurs généraux ?

Où est le fameux Mincom, prompte à réagir, lorsqu’un simple président de cellule d’un parti politique d’opposition veut organiser une marche ? Où sont les partis politiques pour exiger le devoir d’information sur une telle actualité ? Société civile où es-tu ?

Oui ! Les Camerounais ont décidément choisi d’attendre la mort en silence après la bataille des faucons. Ils se sont résignés. Ils ne cherchent plus. Ils ne demandent plus. Ils ne creusent plus. Ils attendent stoïquement le vainqueur de la bataille entre les différents courtisans.

Même dans le camp du parti au pouvoir, qui s’apprête à célébrer les 40 ans de son champion au pouvoir, on n’a aucune réponse. Comme des moutons, on va gesticuler, danser, boire, sans poser des véritables questions. On va chuchoter, murmurer, faire un peu de kongossa.

Source:camerounweb

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