Cameroun – Débrayage : Les enseignants de la maternelle et du primaire ont rejoint ceux du secondaire dans la grève

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Le Collectif « Trop c’est Trop » a réactivé son mot d’ordre car outré par les déclarations du ministre de l’éducation de base qui saluait leur « patriotisme » au cours d’une conférence de presse vendredi dernier à Yaoundé.

Les enseignants de la maternelle et du primaire n’ont pas aimé la dernière sortie de leur ministre de tutelle les concernant. Lors d’une conférence de presse avec d’autres membres du gouvernement le 11 mars 2022, avait souligné l’attitude des maîtres et maîtresses restées actives alors que leurs collègues du secondaire étaient en débrayage depuis déjà 3 . Pour les enseignants de mon ordre éducatif qui n’ont pas suivi ce mouvement. Le chef de l’État me charge de leur dire qu’ils sont des patriotes responsables. Parce que le Président de la République pense que les jeunes enfants, quand ils prennent du retard à l’école, il faut un maître pour leur faire rattraper ce retard. Un étudiant peut s’organiser à prendre les cours chez le voisin. Un élève de lycée et collège peut s’organiser à prendre les cours chez le voisin qui lui, allait à l’école. Mais, des petits enfants quand ils sont à la maternelle, c’est très difficile de le faire sauf si tous les parents sur les moyens de prendre des répétiteurs à la maison. Donc, le Chef de l’État félicite nos compatriotes de l’éducation de base qui n’ont pas suivi ce mouvement. Pour leur patriotisme, pour leur sens de responsabilité », avait-il déclaré. Seulement ces mots ont eu le don de courroucer les enseignants. Ils ont provoqué un mouvement d’humeur depuis le 14 Mars 2022 sous la bannière d’un collectif baptisé « Trop c’est Trop ».

« Nous sommes en poste comme d’habitude. Sauf que nous avons cette « craie morte ». Parce que nous avons trop supporté. Parce que trop c’est trop », a déclaré Solange Abomo Amougui, une représentante des grévistes ce 15 Mars sur Radio Equinoxe. Elle a déclaré que leur action avait été introduite une semaine avant celle du secondaire, mais que ce sont les propos du ministre Laurent Serge Etoundi Ngoa qui les ont amenés à monter en puissance. Ces personnels qui réclameraient 150 milliards à l’État disent attendre parfois des mois, des années après leur sortie d’école avant de toucher leurs premiers salaires.

Leur situation s’est quelque peu améliorée après une rencontre avec le ministre de la fonction publique et de la réforme administrative. Les dossiers sont traités dans des délais plus tribunaux. Reste que les rappels des salaires traînent. Et sans eux, pas moyens de bénéficier d’avancements. Les avancements groupés ont été adoptés mais sont sans effets financiers pour l’instant.

Voici ce que réclament les enseignants de la maternelle et du primaire

-Le recensement, l’immatriculation et la prise en charge des nouvelles recrues

-L’apurement des arriérés d’avancement, les vacances au CEP

-Le paiement des effets financiers de tous les arrêtés des décrets d’intégration

-L’engagement du gouvernement à procéder à l’autonomisation des avancements

-Le paiement des primes de sujetion dans un délai proche

-La prorogation de l’âge des recrutements à 45 ans

-Le retour au recrutement sur étude de dossier en tenant compte de l’ancienneté du diplôme.

-La publication des résultats du dernier concours de recrutements des titulaires du CAPIEM qui « calmerait certains esprits »

-Le lancement du processus d’intégration des 25 000 instituteurs contractuels recrutés qui aurait dû débuter en décembre 2021

-Le lancement du recrutement des titulaires du CAPIET avec augmentation de leur nombre

-La mise en place d’une plateforme interministérielle de dialogue avec les syndicats des enseignants qui se tiendra tous les mois à des dates précises où seront traités les problèmes (affectations, primes de risques, primes de fidélisation, etc.)

-La prise en compte des années précaires des ex instituteurs vacataires à travers un décret

-La revalorisation du salaire de base de tous les enseignants , des primes de non logement, de documentation, de recherche, de technicité, de risque , des allocations familiales, de fidélisation

-Le Subventionnement des séminaires pédagogiques

-La création d’une prime d’eau de 10 000 FCFA et d’électricité de 30 000 FCFA

-La suppression de la prime de retour « souvent détournée par certains responsables »

-La Création d’une prime de tenue de classe de 25 000 F pour les enseignants qui s’exercent dans les classes

-Retraite Le Paiement des pensions

-Le Paiement effectif du capital décès

Les grévistes prévoient la fermeture des ENIET et ENIET et leur remplacement par une seule école normale comportant une direction de l’enseignement maternel, l’enseignement primaire et de l’enseignement secondaire dans chaque région.

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