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Distribution du droit d’auteur : la pomme du désaccord

La collecte des fonds, les artistes bénéficiaires, les sommes versées sont autant d’aspects qui défavorisent l’organisme de gestion collective et ses adhérents sans qu’une solution définitive ne soit trouvée.

Je vais démarrer un projet avec ce montant », s’exclame le chanteur Ko-C, indigné par la somme (50 000 F Cfa) qui lui a été attribuée dans le cadre de la répartition d’avril 2022 par la Sonacam. Bien avant lui, il y a eu d’autres sorties d’artistes tout aussi indignés. C’est Annie Anzouer. En juin 2021, la diva a touché 45 000 francs CFA de droits d’auteur. Un montant que la chanteuse avait comparé à une insulte à sa carrière. « Mieux je vends mes escargots !l’autre maman de la musique camerounaise s’était déclarée déçue mais pas découragée.

Soi-disant, les interprètes des arts musicaux ne sont pas encore prêts à voir le bout du tunnel. D’une société de gestion collective à l’autre, le problème de la répartition reste entier. L’une des causes de cette situation, fâcheuse depuis des décennies, est la difficulté de récupérer les droits d’auteur. Cette action est complexe selon DJ Bilick, Joël Francis Atangana à l’état civil, président de la Commission de contrôle des programmes, des musiques en ligne et des diffusions, dans un contexte où il n’existe aucun moyen coercitif pour contraindre les utilisateurs à payer les redevances des œuvres qu’ils exploitent. « Par exemple, les compagnies de téléphonie mobile ne paient pas beaucoup à Sonacam. En conséquence, le montant alloué à la distribution est généralement faible », déplore l’artiste. En 2021, Sonacam a collecté 112 millions de francs CFA. Mais seuls 76% de cette somme ont été effectivement distribués à 1.497 artistes à travers des enveloppes allant de 50.000 à 150.000 FCFA, précise Henri Fotso, chargé de communication à la Sonacam. 20% ont été facturés pour travail sans papiers. Les 4% restants ont servi à alimenter le fonds social et culturel de Sonacam.

Les querelles au sein de l’organisation de la gestion collective ne sont pas propices à un climat de travail serein. Plusieurs fois, les acteurs des arts musicaux ont défrayé la chronique à cause de scandales de gestion ou de querelles personnelles. « Depuis 30 ans à cause d’une mafia du droit d’auteur qui règne, peu importe l’équipe qui vient, il y a toujours des dissidents. Ils contestent tout. Vous savez, le droit d’auteur est une affaire de gros chiffres qui ne se retrouvent malheureusement pas dans les poches des ayants droit. s’insurge le président de la Commission de contrôle des programmes, de la musique en ligne et des diffusions.

Les solutions sont appliquées. Même si leur impact n’est pas mesurable pour l’instant. Un fichier a été constitué des artistes de la catégorie B de l’art musical. « Sonacam compte 7 000 membres et plus de la moitié d’entre eux ont des dossiers complets. Ces artistes sont actifs et productifs selon les catégories et leur capacité à diffuser », explique DJ Bilick. il ajoute : « Nous collectons également des données des programmes des entreprises qui utilisent nos œuvres, nous faisons des enquêtes. Bientôt nous prendrons également en compte les données numériques des artistes »dit Joël Francis Atangana.

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