Epervier: voici ce qui se cache derrière la divulgation des documents confidentiels du dossier Atanga Kouna

0

Les fichiers sensibles sont heureusement et régulièrement décomposés sur les réseaux sociaux. Le plus récent a été la fin des poursuites contre Basile Atangana Kouna. Cible, sabote l’action de la justice et porte préjudice à l’ancien PDG de Camwater après une décision du chef de l’Etat, président du Haut Conseil de la magistrature.

Le document avec le cachet « Confidentiel » est daté du 2 décembre 2020. Partant du Ministre d’Etat, Secrétaire Général de la Présidence de la République (Sg / Pr), Ferdinand Ngoh Ngoh, elle est adressée au Ministre d’Etat, Ministre, de la Justice (Minjustice), Gardien des Sceaux, Laurent Esso. Et se réfère à «l’affaire du Procureur et de Camwater (Cameroon Water Utilities Corporation) contre Basile Atangana Kouna et autres».

L’expéditeur reflète les directives très élevées du chef de l’Etat et indique que Paul Biya a décidé d’arrêter les poursuites contre l’accusé. En tant qu’autorité de contrôle administratif, l’autorité judiciaire est donc invitée à transmettre la mesure au Président et au Procureur de la République du Tribunal Pénal Spécial (Tcs), mais également au Ministre des Finances (Minfi). Celles-ci sont, en ce qui les concerne, chargées de jouer leur rôle dans la mise en œuvre des modalités pratiques de remboursement de l’infraction au Trésor public limité aux comptes bancaires de l’intéressé au montant convenu par l’intéressé. par le juge d’instruction. Ferdinand Ngoh Ngoh demande à son correspondant de lui faire un rapport sur sa diligence afin de recevoir les informations très élevées du Président de la République.

Ce qui est choquant, ce n’est pas tant que ce dossier est évidemment proche de l’épilogue. Il s’agit davantage de la rapidité avec laquelle les documents sensibles, provenant des grandes sociétés de l’État et adressés au pouvoir judiciaire, sont généralement dans la place publique. Tout, en fait, contribue à croire en un travail de sabotage mené par des esprits maléfiques qui se cachent dans la haute administration publique, déterminés à torpiller les initiatives visant une justice calme et républicaine. Dans le cas de M. Atangana Kouna, les réseaux sociaux ont repris l’affaire ces derniers jours, parfois avec des allusions perfides sur fond de tribalisme. Ils ont manifestement l’intention de nuire à Atangana Kouna et de torpiller la sérénité de la justice.

Récurrence des fuites. Si la dernière correspondance du Sg / Pr, datée du 2 décembre 2020, n’est révélée que depuis deux mois, à peu près plus d’autres documents du même type ont été ventilés bien avant d’arriver à Laurent Esso. Qui a profité du crime? Peut-on créer du hasard lorsque la répétition des faits laisse un arrière-goût conspirateur?

Dans « l’affaire des poursuites et de Camwater contre Basile Atangana Kouna et d’autres », on pourrait encore croire que les normes élevées de Paul Biya seront suivies de près et que l’ancien patron sera rendu public. L’eau potable ne serait qu’une affaire de jours. Nous voulons la preuve du soin avec lequel l’affaire a été traitée au niveau de Tes au cours des derniers mois. Dès l’audience du 26 janvier, l’avocat général a demandé aux juges du TES une requête en déblocage des comptes bancaires du coffre-fort de la personne qui était également ministre de l’Eau et de l’Énergie (Minee). poursuivi pour détournement présumé de fonds publics d’un montant de 1 265 327 640 CHF. La deuxième demande concernait la consolidation de la procédure. L’affaire a été reportée au 9 février, deux semaines plus tard, où certains transferts prennent des mois.

C’est le lieu pour apprécier la discrétion de Laurent Esso, partisan de la confidentialité partout où il a servi l’Etat, et l’efficacité de ses services. Et il insiste pour que ces derniers, loin de flanquer les oiseaux de mauvais augure ou de succomber aux sirènes de ceux qui veulent les distraire des objectifs fixés par le chef de l’Etat, vaquent sereinement à leur travail. Ils l’ont de nouveau démontré lors de la dernière session du Conseil suprême de la justice en bloquant les réseaux de fuites de documents destinés à la très forte sanction du président de la République, chef en chef du magistrat.

REF:https://www.camerounweb.com/

Donnez votre avis et abonnez-vous pour plus d’infos

Vidéo du jour:



Laisser un commentaire