Le HCR appelle le Cameroun à réduire les tensions

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Conflits entre communautés du Grand Nord. L’Agence des Nations Unies pour les réfugiés exhorte le gouvernement à faire tout son possible pour apaiser les tensions derrière la relocalisation de 11 000 Arabes Choa et Mousgoum au Tchad.if(typeof __ez_fad_position!=’undefined’){__ez_fad_position(‘div-gpt-ad-237online_com-medrectangle-3-0’)};

La poursuite des affrontements entre les Arabes Choa et Mousgoum dans la région de l’Extrême-Nord s’est traduite par un déplacement massif de vagues entières de populations contraintes de fuir vers le Tchad. Les points de départ sont séparés des villages d’arrivée de Houndouma et Ngamal au Tchad par le fleuve Logone, qui a environ 350 mètres de large dans cette zone. L’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (Hcr) compte 11 000 personnes des deux communautés qui ont déjà traversé la frontière. « Selon les autorités tchadiennes », selon un communiqué du HCR envoyé hier à nos rédacteurs, « ces violences ont contraint 11 000 personnes des deux groupes de l’autre côté de la frontière, situées à proximité de leurs villages d’origine, à se réfugier au Tchad. 85 % d’entre eux sont des femmes et des enfants, et la plupart des hommes sont des personnes âgées. « 

Millicent Mutuli, directrice du Bureau régional du HCR pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre s’inquiète de la situation et interpelle directement les gouvernements du Cameroun et du Tchad : « Le HRC, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés appelle les gouvernements concernés à faire tout leur possible pour réduire les tensions intercommunautaires qui sous-tendent ces migrations et d’assurer la sécurité des personnes contraintes de fuir.

Au Cameroun, note le HCR, les autorités de l’Extrême-Nord s’emploient à rétablir la paix et à porter secours aux victimes. Au Tchad, les nouveaux arrivants ont un besoin urgent d’abris, surtout en cette période de saison des pluies. Beaucoup dorment sous les arbres, certains ont trouvé refuge dans des écoles ou dans des familles d’accueil. Le HRC et ses partenaires locaux et internationaux, apprend-on, ont travaillé en étroite collaboration avec les autorités tchadiennes pour leur venir en aide. « Un abri temporaire est nécessaire de toute urgence, car la plupart des nouveaux arrivants sont des femmes et des enfants exposés à un large éventail de risques de protection », a déclaré Iris Blom, représentante adjointe du Hcr au Tchad. « Nos équipes construisent des granges pour leur offrir un endroit sûr pour dormir et pour organiser des activités communautaires pour les enfants. « 

32 morts

Selon le Hcr, des articles de première nécessité et des repas chauds ont été distribués, mais les besoins en nourriture et en eau restent urgents. Les procédures d’enregistrement préliminaire des demandeurs d’asile ont commencé. L’accès aux villages d’accueil, situés dans des zones reculées sans couverture téléphonique, est rendu encore plus difficile par les pluies qui détériorent l’état des routes.
Le 10 août, à Missiska, dans le district de Logone Birni, dans l’Extrême-Nord, des affrontements intercommunautaires ont éclaté entre les éleveurs arabes Choa et les pêcheurs et agriculteurs de Mousgoum. Ils ont tué 32 personnes et blessé 74. Certaines personnes déplacées de force du Cameroun ont déclaré aux équipes du HCR au Tchad qu’elles avaient été victimes d’attaques ciblées. Ils disent que leurs maisons ont brûlé et leurs propriétés ont été détruites. Au total, 19 villages ont été incendiés.

if(typeof __ez_fad_position!=’undefined’){__ez_fad_position(‘div-gpt-ad-237online_com-medrectangle-4-0’)};Ces affrontements ont été provoqués par des tensions sur les ressources agricoles, halieutiques et pastorales. L’événement le plus grave de ce type précédemment enregistré remonte à 2019 et a causé la mort d’une personne.

« Au 1er août, les opérations du Hcr au Tchad et au Cameroun restaient gravement sous-financées, avec seulement 43 % et 44 % respectivement de leurs besoins financiers en 2021. Le Tchad accueille déjà 510 000 réfugiés et le Cameroun 450 000. Des fonds supplémentaires sont nécessaires de toute urgence pour répondre aux besoins des personnes déplacées de force dans ces deux pays », plaide le Hcr dans un communiqué que nous avons reçu.

Outre les 11 000 Camerounais qui ont fui au Tchad, 7 300 personnes se sont déplacées à l’intérieur des frontières camerounaises, dans le département du Logone et du Chari, région de l’Extrême-Nord.

Claude Tajon

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Ref. : 237online.com

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