Opération faucon – Amadou Vamoulké : « Je suis victime de harcèlement judiciaire »

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Cri de Cœur lancé par l’ancien directeur général de la CRTV lors d’un long interrogatoire. Il est derrière les barreaux depuis cinq ans.

La deuxième procédure du ministère public et de l’État du Cameroun (Minfi-Crtv) contre Amadou Vamoulké et consorts est pendante devant le collège des juges du Tribunal pénal spécial (TCS) depuis le 25 novembre 2019, date de la première audience. Les audiences se succèdent, mais ne sont pas « similaires ». Cette dernière concernait le contre-interrogatoire de l’ancien directeur général par sa coaccusée Bianda Jean-Pierre, expert-comptable. Cet exercice, souvent embarrassant, voire compliqué, a permis à l’accusé Bianda de poser une dizaine de questions à l’ancien patron de l’audiovisuel public.

Au début de son questionnaire, Bianda a fait état de sa première rencontre à la CRTV avec la DG Vamoulké. Il a travaillé pendant trois ans au service comptabilité et fiscalité de DAF dont Saly Mahamat était le directeur. Après un séjour au Canada, de retour au Cameroun, il s’inscrit au TCS. Rebelote, il a été immédiatement placé en détention provisoire à la prison de Yaoundé/Kondengui où il demeure près de quatre ans. Selon le Procureur de la République (le Procureur de la République), Bianda Jean-Pierre et Belinga Gabriel, ensemble et de concert avec Amadou Vamoulké, sont inculpés de détournement de biens publics (DBP) d’un montant de 2 143 273 000 FCFA à l’issue de la clôture de l’exercice 2013 exercice sans l’approbation du Conseil d’administration (CA).

Parallèlement, sur avis de la Commission des Finances, de la Commission des Marchés, le Conseil d’Administration de la Crtv prépare un dossier d’appel d’offres pour vérifier les comptes de la Crtv. Le cabinet d’expertise comptable Pierre Wansi remporte le marché. Bref, ce cabinet va vomir beaucoup de dettes compromises. Vient ensuite l’experte Bella Belinga qui, selon les déclarations de l’ancien DG de la Crtv, aura tout tordu. Bref, pour le suspect, le compte Amadou Vamoulké (AV) 2 143 273 000 FCFA depuis le 31 décembre 2010 n’existe nulle part. D’où le cri pitoyable du cœur qu’il a lancé : « Je suis en prison pour harcèlement judiciaire ». Avant d’ajouter tout aussi pathétique et agacé : « Fais-en, fais-en, il obtient justice au Cameroun »

Amadou Vamoulké a été placé sous mandat d’arrêt provisoire à la prison centrale de Yaoundé le 29 juillet 2016 pour collaboration présumée du DBP avec Dame Essomba née Menyeng Meyoa et le ministre Abah Abah Polycarpe. La base de cette première procédure est la licence audiovisuelle (RAV). Cette taxe parafiscale a été instituée par décret du 22 décembre 1999 pour le développement et la promotion des ressources audiovisuelles (publiques). Au final, les deux procédures (parallèles) suivent leur cours devant le jury du TCS. Le fils de Gobo, pupille du Mayo Danai, dans l’Extrême Nord Cameroun, vient de passer sa cinquième année à ce jour à la prison de Kondengui à Yaoundé ce jeudi 29 juillet 2021. Les prévenus dans les deux procédures bénéficient de la présomption d’innocence (voir article 8 du code de procédure pénale)

Charles-Olivier Mbami

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Ref. : 237online.com

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