Successeur à la tête de l’Etat : Ferdinand Ngoh Ngoh est-il victime des réseaux ?

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Le Ministre du Secrétaire Général de la République a été cité à comparaître devant le Tribunal Pénal Spécial du TCS, une juridiction spéciale créée par le Président de la République Paul Biya pour lutter contre les fonctionnaires corrompus. Et des voix s’élèvent : pour ou contre ce procès hors norme pour un haut fonctionnaire de l’Etat. La presse explore les pistes.

A commencer par le journal La Nouvelle, paru à Yaoundé, on se demande : « Pourquoi cet acharnement contre le Sgpr ? « . Le moins que l’on puisse dire, c’est que samedi dernier la cabale est montée d’un cran contre le ministre d’État, secrétaire général de la présidence de la République.

En effet, Boris Bertold, reconnu comme le bras séculier des fossoyeurs qui veulent le renversement de Ferdinand Ngoh Ngoh, alimente sur les réseaux sociaux, en violation du secret judiciaire, une histoire selon laquelle un mandat d’arrêt a été lancé contre lui contre un proche collaborateur du chef de l’État par le Tribunal Pénal Spécial (Tcs).

Pour certains analystes avisés, il ne s’agit ni plus ni moins que d’un acte de défi au Président de la République personnellement. Car avec cette attaque contre Ferdinand Ngoh Ngoh, le chef de l’Etat est en fait la cible que l’on veut faire juger…

C’est une cassure au sommet de l’Etat, dont « la fente devient de plus en plus grande ». Pour le journal Repères, la justice est déterminée à engloutir l’exécutif dans des manœuvres bien huilées. Le chef de ce ministère n’est plus subordonné au chef de l’Etat, à qui il dénie désormais tous les privilèges.

En témoigne l’arrêté d’action des Tcs contre le Sgpr, dont le président de la République, garant de la politique judiciaire d’orientation, n’a pris connaissance que par le biais des réseaux sociaux. Ces processus récurrents frôlent donc la méfiance, mais surtout révèlent publiquement l’existence d’une crise institutionnelle au Cameroun.

L’affaire Ngoh Ngoh ou la justice embarassée. Le journal Essingan écrit que les faucons des Mystères du pouvoir ont lancé une bataille acharnée contre le ministre d’État et secrétaire général de la présidence de la République (Sgpr), dont ils veulent ridiculiser le patron. Afin de mettre fin à sa longévité au poste que le natif de Ninta occupe dans la Haute Sanaga en raison de sa loyauté et de son allégeance, le chef de l’État subit des pressions judiciaires pour le laisser partir.

Pour le journal L’Indépendant, le Tribunal correctionnel spécial : « Ne plaisantez pas ». Blaise Pascal est formel : « La justice sans violence est impuissante, la violence sans justice est tyrannique ». Il est bon pour l’équité républicaine que le fort soit juste et que la droite soit forte. Nul n’est au-dessus des lois, n’en déplaise à cette presse alimentaire qui pose des couronnes et des pompes à cirer. L’ancien Bapès est encore très présent dans les mémoires. La Roche Tarpéienne se trouve à proximité du Capitole.

Enfin, et pour le journal L’Avenir, il est écrit « La nouvelle république se prépare ». En ordonnant la conclusion urgente de l’enquête sur la gestion des fonds Covid-19, le président de la République prouve que c’est bien lui qui gouverne le Cameroun. Par ailleurs, une transition pacifique se prépare progressivement au niveau du chef de l’Etat. De même pour la libération des prisonniers politiques du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (Mrc). Bientôt le début des arrestations spectaculaires de subterfuges de fonds publics.

Rf:Camer.be/

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