Voeux de nouvel an: pour l’UPC-MANIDEM, ‘le pire est peut-être devant nous’

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Dans le discours qu’il a adressé à la nation le 31 décembre dernier, son président, Albert Moutoudou, rejette tout recours à la violence pour écarter le régime Biya du pouvoir.

L’UPC-MANIDEM encore appelée «UPC DES FIDELES», un parti qui revendique l’héritage authentique des pères fondateurs de la formation nationaliste, a sacrifié à la mode des messages de fin d’année au peuple camerounais. Comme nombre de leaders politiques, son dirigeant, Albert Moutoudou, s’est exprimé. Il a publié sur Internet un texte dans lequel il est longuement revenu sur la situation socio-politique dans le pays. Il a ainsi attribué au régime Biya la corruption rampante dans le pays, non sans l’accuser de dictature.

Evoquant la corruption, il est revenu sur les distractions de fonds constatées dans la préparation de la prochaine édition de la Coupe d’Afrique des Nations de football senior. «Le scandale de la CAN renvoye?e on ne sait a? quelle date, a re?sonne? comme un verdict prononc?ant sans appel la faillite de Paul Biya, rendue ainsi e?vidente a? tous», écrit Albert Moutoudou. Il dénonce un syste?me Biya qui, selon lui, consacre son énergie à «l’invention de formules infinies pour appliquer la maxime qui dit que «la che?vre broute la? ou? elle est attache?e».

Pour ce qui concerne la crise au Nord-Ouest et au Sud-Ouest, l’UPC-MANIDEM relève que «le pouvoir RDPC» s’ente?te dans l’option militaire qui selon son leader «n’a rien donne? apre?s quatre longues anne?es de guerre». Il juge les attitudes des belligérant «insupportables». «Depuis le de?but de cette guerre, l’UPC-MANIDEM pre?conise la solution politique. C’est a? travers le processus politique que nai?tra progressivement le climat de de?tente ne?cessaire au dialogue et a? la paix», rappelle Albert Moutoudou, qui adresse une pique à ceux qui peignent le président camerounais en «nationaliste».

Voici ce qu’il leur rétorque: «Paul Biya nationaliste ? On aura tout entendu ! Sans vouloir remonter a? l’e?poque de sa «formation nationaliste» par Louis-Paul Aujoulat, pouvons-nous au moins rappeler que c’est le me?me Biya qui revendiquait fie?rement d’e?tre le meilleur e?le?ve d’un Pre?sident franc?ais…».

Sur la question de l’alternance, l’UPC-MANIDEM veut un changement pacifique. «Nous disons cependant que la protestation, la contestation et par suite le changement qui en sera l’aboutissement doivent e?tre pacifiques. Nous refusons que notre pays connaisse d’autre violence», écrit son patron.

Il pense qu’il faut cesser de penser qu’il y aura un homme providentiel qui, en prenant la place de Biya, apportera le changement dont le pays a besoin. «Non ! Nous devons pre?parer nous-me?mes ce changement, avant de laisser le pays entre les mains d’un nouveau dirigeant qui sera alors verrouille? par des dispositifs garants de la de?mocratie, du respect des droits de l’homme, de l’unite? et de la souverainete? nationales, de la compe?tence et de la probite? au poste occupe?, etc. En en mot, des dispositifs garants du de?veloppement et du mieux-e?tre du peuple kamerunais», suggère le responsable upéciste.

Voici le texte intégral du message de fin d’année de l’UPC-MANIDEM

COMITE DIRECTEUR / STEERING COMMITTEE

MESSAGE DE FIN D’ANNEE 2020 DE L’UPC-MANIDEM

En décembre 1982, beaucoup de Kamerunais se réjouissaient : 1982 s’en va, 1983 arrive et avec le nouveau Président tout s’éclaircira pour notre pays. Trente-et-huit interminables anne?es plus tard, combien sont-ils a? pouvoir dire en ce moment : 2020 s’en va, 2021 arrive, et ça ira mieux avec Paul Biya au pouvoir ?

Le Kamerun va mal !

Or le pire est peut-e?tre devant nous, si la majorite? des Kamerunais, aspirant au changement, n’en finit pas avec ce pouvoir dont le triptyque est : corruption, vol et dictature. Le vol et la corruption sont les occupations centrales et intenses d’une classe dirigeante qui s’abrite sous un re?gime de dictature pour se rendre intouchable. Il en re?sulte qu’a? cause des ruses et des dispositifs a? mettre en place pour cacher le vol et la corruption, ces forfaits deviennent une occupation a? temps plein, en tel point qu’il ne reste qu’une mise?rable portion de temps a? consacrer aux affaires d’inte?re?t ge?ne?ral. Le scandale de la CAN renvoye?e on ne sait a? quelle date, a re?sonne? comme un verdict prononc?ant sans appel la faillite de Paul Biya, rendue ainsi e?vidente a? tous.

Le Kamerun va mal !

Nos services publics sont gangrene?s jusqu’a? l’os ! A peine vous a-t-on explique? la proce?dure a? suivre pour constituer un dossier et obtenir un service qu’un rabatteur des lieux vous frappe discre?tement sur l’e?paule pour vous proposer une autre de?marche, officieuse celle-ci, plus rapide et qui s’impose comme la seule par laquelle votre demande pourra aboutir. Mais il faudra payer. Parfois beaucoup plus. Vous devenez l’otage de ceux-la? me?mes qui sont a? ces postes pour rendre des services. Alors vous payez, en grinc?ant des dents.

Au suivant !

Cette montagne d’argent supple?mentaire verse?e pour d’innombrables dossiers ne connaitra jamais le chemin de la Tre?sorerie Ge?ne?rale : elle sera partage?e entre certains employe?s appartenant au re?seau et le patron des lieux, ce dernier prenant soin de remonter la part qui revient a? sa hie?rarchie ; il est indique? que ce soit jusqu’au ministre de tutelle qui garantit ainsi l’impunite? a? tout ce beau monde dans nos services publics. Le syste?me Biya est l’invention de formules infinies pour appliquer la maxime qui dit que « la che?vre broute la? ou? elle est attache?e ».

Le Kamerun va mal !

Les entrepreneurs sont au chantage quand vient l’heure de toucher le che?que d’une affaire gagne?e aupre?s des services de l’Etat : ministres, gouverneurs, autorite?s municipales exigent souvent que l’entrepreneur leur abandonne jusqu’a? la moitie? du montant du che?que. A cause de quoi la plupart des travaux pour les services de l’Etat sont re?alise?s n’importe comment, car ce qui reste d’argent entre les mains des entrepreneurs apre?s le racket sauvage ne permet pas de faire mieux. Cela est particulie?rement visible sur nos routes ou? les me?mes trous se reforment a? peine un semestre apre?s le chantier : l’entrepreneur a touche? son che?que, il a remercie? le gourmand ponte du RDPC qui lui aura permis de gagner le marche?, et avec ce qu’il lui reste d’argent entre les mains, il effectue sa prestation comme il peut, grossie?rement.

Les talents sont la?, les entrepreneurs sont la?. les chantiers semblent avancer, mais le re?sultat global c’est qu’avec le syste?me Biya les re?alisations sont sous le sceau de l’a?-peu-pre?s.

Le Kamerun va mal !

A pre?sent nous avons la guerre en prime dans le NOSO. Les de?ga?ts sont e?normes : des milliers de blesse?s et de morts du co?te? de nos forces de de?fense et du co?te? des se?paratistes, et nombre de victimes subissent des traitements atroces. Les populations civiles prises entre le marteau et l’enclume abandonnent les villages, e?migrent par vagues vers d’autres re?gions du pays ou encore cherchent refuge en direction du Nige?ria voisin. Des activite?s e?conomiques sont de?truites, suspendues et en pe?ril. C’est incommensurable ! Combien de temps prendrons-nous pour nous en remettre ?

Or au NOSO, le pouvoir RDPC s’ente?te dans l’option militaire qui n’a rien donne? apre?s quatre longues anne?es de guerre. Les rodomontades tant du co?te? des se?paratistes que du co?te? du gouvernement sont insupportables lorsque nous parviennent certaines images. Depuis le de?but de cette guerre, l’UPC-MANIDEM pre?conise la solution politique. C’est a? travers le processus politique que nai?tra progressivement le climat de de?tente ne?cessaire au dialogue et a? la paix :

1) Cessez-le-feu !

2) Me?me des cessez-le-feu localise?s autour d’une unite? e?conomique, autour d’un e?tablissement scolaire, autour d’un e?tablissement de sante?, etc., sont bons a? prendre, et tout particulie?rement pour les populations civiles qui ne savent plus a? quel saint se vouer.

3) Libe?ration des prisonniers politiques qui n’ont ni appele? a? la violence ni a? fortiori e?te? pris eux-me?mes en train de commettre des violences.

4) Instauration du dialogue pour la paix.

Le Kamerun va mal !

Or, comme si la violence des guerres dans l’Extre?me Nord et dans le NOSO ne suffisait

pas, le pouvoir RDPC installe la violence partout dans le pays. C’est l’ente?tement de la mouche

qui fonce contre la vitre et se cogne la te?te, et qui recommence encore et encore, en croyant pouvoir traverser la vitre de cette manie?re.

Aux demandes croissantes des Kamerunais pour la de?mocratie et les droits de l’homme, l’e?quipe installe?e a? Yaounde? s’imagine pouvoir leur opposer la violence durablement. Cette anne?e 2020 qui s’ache?ve a connu une aggravation contre laquelle les de?mocrates de ce pays doivent e?tre unanimes. L’option toujours aventureuse de ba?illonner les consciences par des interpellations abusives, des arrestations, des de?tentions, des assignations a? re?sidence au me?pris de la loi, expose le pays a? l’instabilite? et aux guerres.

Depuis le 18 septembre 2020, quatre jeunes de SUFC sont en de?tention. D’abord a? la garnison de Bonanjo a? Douala, puis moins d’une semaine apre?s a? New-Bell ou? ils sont encore a? l’heure ou? nous parlons. Ils e?taient en train de marcher tranquillement dans la rue, en rentrant chez eux apre?s un vendredi apre?s-midi au Sie?ge du CPP, ou? ils n’avaient fait que retrouver d’autres jeunes pour e?changer entre eux. Manifestement, ceux qui les ont arre?te?s les suivaient depuis leur sortie du Sie?ge du CPP, le but de ce kidnapping e?tant de de?courager des jeunes d’aller au CPP.

Depuis le 22 septembre 2020 des dizaines et des dizaines de militants du MRC sont en de?tention. Quant a? leur Pre?sident Maurice Kamto, ce n’est que tout re?cemment qu’il a recouvre? sa liberte?, apre?s de longs jours de se?questration. Si l’on pre?tend qu’en agissant ainsi les droits de l’homme sont saufs, alors de tels droits de l’homme sont bien de la me?me e?toffe que l’e?lection de?mocratique qui a porte? Paul Biya a? la pre?sidence.

Les Kamerunais ne pensaient plus avoir a? subir de tels outrages, 60 ans apre?s les colons, 40 ans apre?s Ahidjo ! Et pendant que le pouvoir en est a? faire du n’importe quoi, en frappant a? gauche, en frappant a? droite, comme quelqu’un qui se noie, il use des moyens modernes de communication et de manipulation des consciences, en faisant re?citer a? ses ze?lateurs et sycophantes que le « nationaliste Paul Biya » irriterait des puissances e?trange?res, a? tel point que celles-ci passeraient leur temps a? ourdir des complots contre le Kamerun.

Paul Biya nationaliste ? On aura tout entendu ! Sans vouloir remonter a? l’e?poque de sa « formation nationaliste » par Louis-Paul Aujoulat, pouvons-nous au moins rappeler que c’est le me?me Biya qui revendiquait fie?rement d’e?tre le meilleur e?le?ve d’un Pre?sident franc?ais…

Est-ce un complot de la France, des Etats-Unis, de l’Allemagne, de la Grande Bretagne, de la Chine, etc., qui, a? ce point contrarie?s dans leurs vues sur la Kamerun par le « nationaliste Biya », s’acharnent a? noircir l’image du Pre?sident, en faisant arre?ter des jeunes dont l’a?ge est celui de nos enfants et dont le seul tort est d’avoir marche? dans la rue ?

Est-ce un complot de la France, des Etats-Unis, de l’Allemagne, de la Grande Bretagne, de la Chine, etc., qui, a? ce point contrarie?s dans leurs vues sur la Kamerun par le « nationaliste Biya » s’acharnent a? noircir l’image du Pre?sident, en faisant se?questrer l’un de ses concurrents a? la dernie?re e?lection pre?sidentielle, concurrent dont le tort est d’avoir appele? a? manifester pacifiquement ?

Est-ce un complot de la France, des Etats-Unis, de l’Allemagne, de la Grande Bretagne, de la Chine, etc., les de?tournements continus, par centaines de milliards – excusez du peu –, ope?re?s par des barons du parti de Paul Biya, de?tournements qui repre?sentent un colossal manque a? la cre?ation d’emplois, la construction des routes, des e?coles, des e?tablissements de sante? de sante?, la disponibilite? de l’e?lectricite? et de l’eau courante ?

Les pays e?trangers ont toujours bon dos lorsque par peur, un peuple se tait sur les turpitudes de ses propres dirigeants, pour verser dans la facilite? de chercher ailleurs les causes de ses malheurs ! Balayons donc notre propre cour et nous nous en porterons mieux !

Interpelle?s a? propos des nombreux cas d’arrestations ope?re?s au moins depuis le mois de septembre 2020, les autorite?s brandissent des menaces. L’on entend dire : « Oh ! ces marcheurs remettaient en cause l’e?lection de 2018 » Et alors ? Tant qu’ils ne protestaient que par une marche pacifique ils en avaient le droit ! Re?gulie?rement, dans les pays de?mocratiques, les gens manifestent pacifiquement, parfois en bru?lant les effigies de leur Pre?sident

– ce qui est quand me?me un geste symbolique bien plus violent

–, ce n’est pas pour autant qu’ils se retrouvent enferme?s pendant trois mois, ni que l’ex-challenger du Pre?sident en exercice est se?questre?.

Quand me?me, on va ou? la? !

Tous ces jeunes interpele?s depuis le 18 septembre, depuis le 22 septembre, n’ont agresse? personne, n’ont casse? aucune vitre, ils ne doivent pas e?tre derrie?re les barreaux ! Voila? des vies broye?es comme pour rire. Se permettrait-on de garder ainsi en de?tention des enfants des ministres, gouverneurs et autres pontes du re?gime ? Mais comme ce sont des fils et des filles du peuple, ils peuvent perdre leur emploi, perdre leur sante?, pendant des mois dormir a? tour de ro?le dans un espace exigu et sans normes d’hygie?ne !

Tous ces jeunes en de?tention depuis plus de trois mois maintenant doivent e?tre libe?re?s ! Leur de?tention est une violation flagrante de la liberte? d’expression et des droits de l’homme. Leur de?tention est une injustice qui ne pre?pare rien de bon pour le Kamerun. Le pouvoir de Paul Biya ne peut impune?ment malmener ainsi ses propres enfants et petits- enfants, qui sont pourtant l’avenir de ce pays, et attendre qu’ils disent merci ni que le pays s’en porte mieux !

Il faut sortir du syste?me Biya !

Les Kamerunais le doivent et ils le peuvent !

Un seul mot d’ordre pour chaque adulte : grossir le camp de ceux qui veulent la fin du syste?me Biya ! Tous les adultes qui ne s’y mettront pas, participeront d’une fac?on ou d’une autre a? prolonger la vie de ce syste?me. Tous, nous sommes comptables devant les ge?ne?rations futures qui ne manqueront pas de demander a? chacun de nous : que faisiez-vous pendant que des gouvernants de?tournaient et jouaient avec les vies des millions de Kamerunais ?

Nous disons cependant que la protestation, la contestation et par suite le changement qui en sera l’aboutissement doivent e?tre pacifiques. Nous refusons que notre pays connaisse d’autre violence.

Nous disons aussi qu’il faut cesser de penser qu’il y aura un homme providentiel qui, en prenant la place de Biya, nous apportera le changement dont le pays a besoin. Non ! Nous devons pre?parer nous-me?mes ce changement, avant de laisser le pays entre les mains d’un nouveau dirigeant qui sera alors verrouille? par des dispositifs garants de la de?mocratie, du respect des droits de l’homme, de l’unite? et de la souverainete? nationales, de la compe?tence et de la probite? au poste occupe?, etc. En en mot, des dispositifs garants du de?veloppement et du mieux-e?tre du peuple kamerunais.

Cette pre?paration exige du temps : c’est l’intervalle de temps qui se?pare d’une part la fin du syste?me Biya (qui surviendra gra?ce a? la mobilisation politique du peuple pour le changement) et d’autre part les premie?res e?lections libres, transparentes et justes qui lanceront la Nouvelle Re?publique de?pouille?e des scories et des pesanteurs de la re?publique actuelle. C’est cet intervalle de temps et les ta?ches qui y seront exe?cute?es sous la direction des forces politiques du changement, notamment d’e?laboration de nouveaux textes, que nous appelons la Transition Politique. Un gouvernement de transition ge?rera les affaires courantes, pendant que des politiques et des experts e?laboreront les re?gles qui installeront le pays sur de nouveaux rails. Il n’y aura pas de changement si nous refusons de prendre le temps pour la Transition Politique, et l’UPC-MANIDEM est disponible pour poursuivre la discussion sur ce chantier avec tous les partisans du changement ve?ritable.

Chers compatriotes, peuple de Ruben Um Nyobe?, Fe?lix Moumie?, Ernest Ouandie?, Osende? Afana, et tant d’autres qui ont donne? leur vie pour que ce pays vive libre et prospe?re, avant de terminer l’anne?e 2020, que chacun de nous, seul ou en compagnie d’autres compatriotes, observe un moment de recueillement et s’engage pour le changement au Kamerun, au niveau ou? il le peut.

A l’e?poque ou? nous e?tions des jeunes militants d’une vingtaine d’anne?es, c’est le probe Minja Njolle? Hilaire qui nous enseignait par images. Un vaste mouvement pour le changement, disait-il, se de?ploie comme sur un champ de bataille ou? l’on peut compter l’avant-garde, le corps d’arme?e avec des cavaliers et des fantassins, l’arrie?re-garde ; il y a me?me ceux qui ne sont la? que pour battre le tambour et cadencer la marche des soldats ; il y a me?me des porteurs d’eau et jusqu’aux brancardiers qui ramassent blesse?s et morts. Il y a il y a… C’est ainsi que doit e?tre le mouvement initie? par SUFC pour la Transition Politique.

De l’engagement et non de l’indiffe?rence. En face de nos drames, Ngarbuh, Kumba, et tant d’autres, que re?sonne en chacun de nous le mot du poe?te Aime? Ce?saire : «… un homme qui crie n’est pas un ours qui danse ».

Que chacun prenne sa place dans la lutte !

En avant avec la Transition Politique !

En avant avec l’UPC-MANIDEM !

Vive le Kamerun !

Vive l’Afrique !

MOUTOUDOU ALBERT Pre?sident de l’UPC-MANIDEM

Cell:697471491/ 695596535/675960492/690940067/Email:[email protected]

REF: Cameroon Info

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