Voici comment L’ex-président Sarkozy rattrapé par le fantôme de Kadhafi

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Le fantôme de Kadhafi a fini par rattraper l’ancien président français Nicolas Sarkozy. Au terme d’une instruction…

Le fantôme de Kadhafi a fini par rattraper l’ancien président français Nicolas Sarkozy. Au terme d’une instruction qui a duré plusieurs mois, ce dernier a été mis en examen pour « association de malfaiteurs» a annoncé le parquet national financier (PNF) le 16 vendredi octobre. L’ancien chef d’État a été interrogé pendant quatre jours par les juges Aude Buresi et Marc Sommerer dans le cadre de l’affaire du financement libyen supposé de sa campagne présidentielle de 2007.

Bien que « Sarko » ait été accusé en 2018 de corruption et de détournement de fonds en provenance de Libye, la nouvelle inculpation signifie sa descente aux enfers et la fin de sa carrière politique. Cette accusation, la plus grave à laquelle un ancien chef d’État est confronté dans l’histoire de la cinquième République française, tombe en plus au plus mauvais moment, à savoir dans un contexte politique où la droite classique en pleine déliquescence est incapable de trouver un candidat de poids à même d’affronter l’actuel président Emmanuel Macron au printemps 2021. Évidemment Sarkozy a nié tout acte répréhensible. « J’ai appris cette nouvelle accusation avec la plus grande stupéfaction », a-t-il déclaré vendredi dans un communiqué. « Les Français doivent savoir que je suis innocent de ce dont on m’accuse… Je sais que la vérité finira par triompher. » Le spectre de prétendus liens libyens a assombri le mandat de Sarkozy au palais de l’Élysée et le hante depuis qu’il a quitté la présidence après le 15 mai 2012.

Pire : non seulement l’accusation d’« association de malfaiteurs » fait passer Sarkozy aux yeux du public français comme un vulgaire voleur de bétail mais apporte de l’eau dans le moulin de ses adversaires qui ne doutent pas un instant qu’il  aurait illégalement obtenu du régime Kadhafi des millions de dollars en espèces pour financer sa candidature à la présidence en 2007. Pire encore : Ces nouvelles charges soulèvent également de nouvelles questions sur les motivations de Sarkozy pour « orchestrer » l’opération de l’OTAN contre le gouvernement Kadhafi en 2011. Le régime de Kadhafi a été renversé cette année-là et il a été capturé et tué par des combattants de l’opposition. D’aucuns voient dans cette opération musclée une méthode expéditive pour faire à jamais un témoin gênant.

A rappeler que l’enquête sur les dépenses occultes de la campagne 2012 de Nicolas Sarkozy a été lancée le 19 avril 2013, suite d’une investigation menée dès juillet 2011 par le Mediapart. Lequel site d’infos français est pour Sarkozy « une officine au service de la gauche ». Fin avril 2013, le Canard Enchaîné révèle qu’une perquisition chez Claude Guéant a permis de découvrir un versement de 500 000 euros depuis l’étranger effectué sur un compte de l’ex-homme de confiance de Nicolas Sarkozy. Claude Guéant justifie cette somme par la vente de tableaux de maître à un avocat malaisien. Le 15 novembre 2016, l’homme d’affaires franco-libanais, Ziad Takieddine, affirme avoir personnellement remis 5 millions d’euros en liquide, provenant de Libye, en 2006 et 2007 à Nicolas Sarkozy et Claude Guéant…Le feuilleton, Sarkozy risque de durer encore longtemps ne serait-ce que parce que la justice n’est pas encore parvenue à trouver trace de tous les versements, totalisant 50 millions d’euros, dont Mediapart accuse Sarkozy de les avoir reçus de Kadhafi. !

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