Voici pourquoi il y a tant de morts sur les routes camerounaises

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Les tragédies de rue ne sont pas rares au Cameroun.

Hier matin [27/01/21] il y a eu un grave accident à Dschang Cliff dans lequel environ 50 personnes sont mortes.

Seulement trois survivants
« Voici une situation à Dschang Cliff. Un camion a brûlé avec un bus de transport et tous ses passagers. Un bus de 70 places a brûlé et il n’y a que trois survivants. »

Par ce message, un chauffeur de bus a fait part du drame qu’il venait de vivre sur la route montagneuse qui mène de Douala à la ville de Dschang tôt ce mercredi 27 janvier.

Le camion impliqué dans l’accident transportait illégalement des barils de carburant. D’où la gravité de l’incendie lorsqu’il a heurté un bus d’agence de voyages.
Il fait encore noir dans l’ouest du Cameroun lorsque ce témoin oculaire entre en scène.

Il s’agit du deuxième accident de la circulation grave en un mois après l’accident impliquant deux autres bus de transports en commun et un camion sur la route nationale qui relie Yaoundé dans le centre à Bafoussam dans l’ouest du Cameroun.

>>> Lire aussi: La catastrophe des infrastructures de transport en République démocratique du Congo

Mauvaises conditions routières, pas d’éclairage …

Gratien Ouethy, représentant médical, est un habitué des rues du Cameroun. Il demande que « des précautions soient prises pour rendre les routes plus sûres. Elles doivent être matérialisées. Elles doivent être éduquées. Nous devons payer ce que le contribuable paie pour que la route soit définitivement utilisée pour cela. et en disant que nous devons interdire cela, nous devons le faire. Mais lorsque ces ministres, ces personnalités de haut rang doivent voyager, ils voyagent dans le dernier modèle 4 x 4 « .

Selon les statistiques officielles du ministère des Transports, le Cameroun compte chaque année 5 000 accidents, dont 6 000 sont blessés et 1 200 tués. Cela fait des accidents de la circulation un autre fléau dont souffre le Cameroun.

Des causes humaines telles que l’incivisme, la fatigue et les voyages de nuit sont souvent évoquées pour expliquer ces tragédies.

Mais les causes matérielles telles que les mauvaises routes et les véhicules sont également une explication souvent associée à la corruption.
La récurrence d’accidents majeurs entre Yaoundé, Bafoussam et Douala conduit les Camerounais à dire que les trois routes nationales reliant ces villes forment un «triangle de la mort».

REF: dw.com

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