Attentats à NOSO : état d’urgence nécessaire

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Avec plus de 1 200 soldats tués, 3 500 civils tués et 700 000 déplacés, les bandes armées établies dans les régions du nord-ouest et du sud-ouest multiplient les exactions meurtrières contre les forces de défense et de sécurité et la population. Une situation qui appelle le gouvernement à prendre des mesures plus fortes pour éradiquer cette menace qui sème la terreur et la destruction au quotidien.

TOUJOURS mort ! Dans une rare barbarie, une dizaine de soldats camerounais ont été tués dans une autre attaque terroriste jeudi dernier. Des hommes armés ont pris d’assaut un convoi militaire sur la route entre Bamessing et Sabga, dans le district de Ndop, dans la région du nord-ouest. La patrouille de l’armée à deux blindés a été ciblée par des engins explosifs improvisés (EEI) et des lance-roquettes.

Le résultat est dix éléments du Bataillon de réaction rapide (BIR) tués par les séparatistes et deux véhicules blindés de l’armée détruits. Une semaine avant cette autre extorsion, des terroristes ont attaqué simultanément trois postes militaires dans la même région. Ce sont ceux des localités Nkambe, Noni et Ndu. Onze militaires ont été tués dans ces attaques, revendiquées par les séparatistes. Depuis le début du conflit fin 2016, les chiffres officiels montrent que plus de 1 200 soldats ont été abattus dans le NOSO, 3 500 civils sont morts et 700 000 personnes ont fui leur domicile. Face à ces récentes attaques lourdes contre les militaires, le silence assourdissant des ONG et autres puissances internationales nous amène à nous interroger sur la nature de leur sincérité avec le Cameroun.

Le combat sur le terrain se complexifie et la guerre prend un visage de plus en plus asymétrique. En réalité, il est difficile pour les militaires de savoir contre qui ils se battent. Des combattants terroristes se cachent parmi les populations, dont certaines sont devenues complices des exactions malgré elles. Des données importantes qui compliquent encore les missions de l’armée dans sa quête de paix et de protection des personnes et de leurs biens.

Compte tenu de la stagnation de la situation sur le terrain et de l’accumulation quotidienne de morts civils et militaires, il est raisonnable de penser que la politique de la main tendue du chef de l’Etat envers les leaders du mouvement sécessionniste en vue d’un retour pacifique à la paix dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest rencontre une opposition locale. Outre les résolutions du grand dialogue national qui s’est instauré, la médiation suisse activée par le chef de l’Etat, qui a conduit à un changement de position de certains dirigeants et autres financeurs de cette guerre en zone anglophone, semble limitée à un effet de discours pompeux.

A ce jour, les attaques contre les bâtiments publics se multiplient, de nombreuses écoles restent fermées, des « villes mortes » plus respectées que jamais, des enlèvements contre rançon toujours d’actualité, des massacres de population, des meurtres d’éléments des forces armées. . Tout indique que la violence est le seul moyen d’expression de ces bandes armées. En tout cas, la qualité des armes de plus en plus sophistiquées dont ils disposent et leurs capacités de combat, qui s’améliorent de jour en jour, suffisent à démontrer la volonté à long terme de ces groupes terroristes de rester et de faire de NOSO un à part entière capable de faire.

Face à cette méfiance à l’égard de l’autorité de l’État et au jeu agité de certaines puissances étrangères qui semblent soutenir ces groupes armés, la violence doit pouvoir revenir au droit. De nombreux experts en géostratégie estiment qu’il faut changer de paradigme en déclarant l’état d’urgence à certains endroits des régions anglophones en dernier recours. Une opération qui va progressivement lever toute résistance et maintenir le pays dans une stabilité durable.

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