Cacophonie au sommet de l’Etat: Découvrez comment Alice Sadio fait pression sur le gouvernement

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    Pour l’ancienne présidente de l’Alliance des Forces Progressistes, l’assouplissement des mesures barrières n’a pas été dicté par une réelle stratégie d’ordre sanitaire.

    Les mesures d’assouplissement des restrictions contre la pandémie de Covid-19 prises par le gouvernement camerounais, le 30 avril 2020, continuent de susciter la controverse au sein de la classe politique.

    «Je ne pense pas que l’assouplissement des mesures barrières ait été dicté par une réelle stratégie d’ordre sanitaire. Car à l’observation, le gouvernement n’a pas de réelle stratégie de riposte cohérente contre cette pandémie eu égard à la cacophonie ambiante», soutient l’ancienne présidente de l’Alliance des Forces Progressistes (AFP), Alice Sadio, qui estime que ces assouplissements seraient davantage la conséquence des pressions des lobbyings économiques «lorsqu’on sait par ailleurs, qu’aucune mesure d’accompagnement sérieuse n’a été prise pour accompagner ces dernières à amortir le manque à gagner».

    «Entre l’option de l’immunité collective et celle du protectionnisme, on ne sait pas exactement de quel côté nous nous situons. Il en est de même du protocole de prise en charge curatif. Certains pays à l’instar de Madagascar, ont officiellement choisi l’approche phyto-thérapeutique tandis que d’autres sont arc-boutés dans la thérapie conventionnelle avec les molécules synthétiques chimiques. Sans être médecins, j’ai la ferme conviction que cette approche conventionnelle a montré ses limites. Mais j’ignore pourquoi les décideurs africains refusent de prendre le risque d’accompagner véritablement nos chercheurs et naturopathes locaux pour qu’ils montrent de quoi ils sont capables», soutient-elle dans une réaction publiée dans les colonnes du quotidien Le Jour édition du lundi 4 mai 2020.

    Cependant, la femme politique et membre du Directoire du Mouvement Africain pour la Nouvelle Indépendance et la Démocratie (MANIDEM) pense que «nous ne pouvons pas nous permettre de bâillonner notre économie qui reste à quatre-vingt pour cent informelle. Les gens doivent travailler et l’État a besoin de taxes pour assurer les tâches régaliennes qui sont les siennes. Par exemple autour d’un débit de boisson, il y a la braiseuse de poissons, le vendeur de chaussures etc…La vie s’éteignait et l’État a ravivé la flamme. Maintenant, il faut expliquer que l’État n’a pas dit que le Covid-19 est vaincu. Et toutes les mesures sanitaires prescrites avant le 30 restent d’actualité. Il est temps de ramener à la surface la question de l’assurance maladie universelle. Car nous découvrons en ce moment à quel point une grande partie de la population camerounaise est exposée».


    SOURCE: https://bit.ly/2VFi7Qj

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